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le colonel Keim. La porte de Douai avait pu être enfoncée à coups (le canon et les Autrichiens s'étaient précipités dans la ville par cette ouverture, tandis «pruii troisième détachement l'escaladait sur l'enceinte Nord, sous la conduite du capitaine de Krailsheim'.
Nos 6U(J com})atriotes sétaieiit conduits bravement ; I compaiïuie du bataillon de la Somme, commandée ])ar le capitaine Thorv, — probablement le frère du lieutenant-colonel, — avait soutenu la retraite avec une rare énergie-; finalement, quand on avait reconnu (|ue la sni)ériorité de l'attaque n'admettait aucun espoir de succès, quand le nombre sans cesse grandissant des assaillants avait fait redouter au capitaine Dumarais d'être tourné et coupé de sa ligne de retraite, la garnison s'était repliée en bon ordre, toujours combattant, et avait pris la route du camp de Maulde.
Mis au courant de ces détails, Dumouriez avait encore à rechercher si le détachement qui venait de s'emparer d'Orchies était un corps isolé ou s'il formait l'avant-garde d'une colonne plus considérable, celle, ])ar exemple, du maréchal Bender se dirigeant sur A'alenciennes ou Douai. Il ne tarda pas k savoir positivement qu'aucune autre troupe n'avait paru dans les environs de la frontière ni sur la route de T(.)urnai, ([u"on avait affaire, par conséquent, à un détachement opérant isolément, sans doute dans le but de faire quelques réquisitions de vivres ou de fourrages. Après un instant de réflexion, Dumouriez conçut le dessein de cerner les Autrichiens dans leur conquête. Il envoya donc sur-le-champ, aux troupes de Famars, de Maulde et de Douai, l'ordre de marcher sur Orchies directement, chacune pour son conq)te, sans
I. Uiijiiiiirls ilii [îéaéral do l.a Tour et «le Dilloii. ','. Ua|>i)yrU Uillon, Duiiiarais, Thoiy.