DIMOURIEZ A L ARMEE DU N'OUD
concrntratioii préalable, do façon à attaquer le détaelieuMMit (le La Tour, siimiltanéiiieut par trois rotes à la lois'.
Ces instructions furent expédiées vers midi aux généraux Beuruonville et Marassë et aux troupes de Faniars; mais, un peu avant trois heures de rajjrésmidi, Dumouriez apprit que la colonne du trénéral de La Tour reprenait en cet instant la direction de Tournai, Irainantavec elle un lonji^ convoi de voitures charifées de [)rovisions, d'objets de toute sorte : vivres, fourrages, vins, mobilier, ne laissant aux lial)itaiils d'Orcliies (pi(>ce qu'il était matériellement impossible de leur enlever-.
Il n'v avait donc pour le moment plus rien ;i faire.
En sonune, on avait tout d'abord attribué au général en chef autrichien une initiative, une intelligence de la situation qu'il ne songeait j)oint à manifester, heureusement pour nous. On avait craint — nous l'avons dit — que, mis au courant, comme il eût dû l'être, du départ de l'armée de Luckner, il n'en profitât pour franchir la frontière et tourner la gauche des tléfenses françaises. Mais, soit que le vieux renom de Vauban et la multitude de petites places accumulées sur le front flamand intinndassent le maréchal Bender, soit (pi'il fût mal informé, soit qu'il eût des ordres du Conseil auiiqiie lui prescrivant de demeurer sur la défensive, il est certain qu'il ne devait tenter réellenuMit aucune entreprise sérieuse. Son ambition se bornait pour le moment à nous harceler par des pointes au fond fort bénignes, dont le seul mérite militaire était de nous aguerrir et de nous tenir en éveil, mais ([ui n'en étaient pas moins in([uiétantes à l'heure où elles se i)rodui-