CHAPITRE VIII LE (;knéi{ai. théobald dillox et les upéhations
VKHS TOUHNAL — L'AFFAIRE DE BAISIEUX
Le 2'i- au soir, le duc (FAumont, lieutenant général, gouverneur de Lille, avait reçu du ministre de la Guerre — directement comme il a été dit — Tordre de faire marcher sur Tournai, le 29, un corps de 2 à 3. Cou cavaliers, et de menacer simplement la place, ou de s'en emparer si Ton n'y trouvait aucune résistance. Le général Tliéol)ald Dillon, maréchal de camp, fut chargé de diriger l'opération, et il envoya le lendemain 25, à Valenciennes, le colonel de Berthois, directeur du génie, avec mission de prendre les ordres verbaux du général en chef. M. de Berthois, outre certains éclaircissements de détail, devait demander au maréchal l'autorisation de joindre, aux régiments de cavalerie désii^nés seuls pour l'expédition, fpielques bataillons d'infanterie et 6 pièces de canon. Dillon jugeait un contingent de troupes à pied indispensable pour le cas «très vraisemblable où l'ennemi aurait préparé des embuscades ou envoyé des détachements qui, tournant par la route de Bouvines et le pays très couvert du côté de Blandain, auraient très facilement coupé la retraite' de notre cavalerie ».
\. Rappiirt (lu caiiitaine Pierre ' Dupoiit-Chauniont sur Inft'aiie île Hoisienx. Bibliotlièqne nationale, vol. Lb^'w 10. hhl. — Ce capitaine Dujiont, à cette époque attaché h l'état-major de Dillon en mènie temps (lue son frère, li> cohniel adjudant général Antoine Dnpdiit-Chaiiniont, est le fiilnr comte Uupiinl qui capitula à Baylen, en I80S. 1. empereur, qui ra|)piéciait
13S I.A PREMIERE INVASION l>E LA RELrxIQT-E
Le 27, le culoiiel de IJerLliois i-eiilru ii Lillo avec clos instructions écrites, complémentaires, do ilocliambean. Ce document entrait dans des détails précis, trop })récis peut-être, et inditpiait « les disj)ositions ([ui devaient èti^e faites sur le terrain, suivant les circonstances ' ». Le maréchal insistait, en particulier, sur « la nécessité de ne point engager une affaire avec l'ennemi et de ne pas se compromettre vis-ii-vis de forces supérieures dans le cas où la garnison de Tournai, qui avait été considérablement renforcée, viendrait à sa rencontre'^.
C'était donc une démonstration, et seulement une démonstration qu'il s'agissait de faire-'.
Munis des dernières instructions de \'alenciennes, Dillon mit tout en œuvre pour partir à l'heure. Les troupes placées sous sou commandement comprenaient 8 escadrons de cavalerie, 3 compagnies d'infanterie, 1 compagnie de volontaires nationaux et 6 pièces de campagne : au total 3.8U0 baïonnettes, 1 .200 chevaux, 6 canons. Elles entrèrent à Lille le 27 et le 28, et furent passées en revue, à la citadelle, le samedi 28, à huit heures du matin''. A trois heures de ra})rèsmidi. Tordre du départ portant (lu'oii romprait à neuf
ccmiiiio iiii (ifticier lims lifiiio. Invail envoyé en Espa^jne nvec la pensée de le iinniniei' iiiaiéchal. Ministre de la Cineiie en iSlV il ii<' ileinema ipie (pielcpies ni'iis en fonctions.