I.F.S OPEPATKiNS DK lURON ST'R MONS \(V
barrière on avant d'Hornu', un de ces harragos qu'on tronvail ;i chaqno instant snr les rontos do Flandres et qni in(li([nait dos péages. Vis-à-vis do Wasnies, k notre extrême droite, se trouvaient le 3" de cavalerie et le ~f hussards, le 49* et le 1'" d'iidan- (orio: an centre, le 74'', le 18" et un hataillDii do volontaires de l'Onio ; à gaucli(\ le 5" et le (i'' dragons, le 89'' et le bataillon de volontaires do Paris. Il était vraisoniblabl;> qu'on n'allait })as deiuouror longtemps dans cotte j)osit ion d'attente, car on voyait du coté de Mous, sin- les hauteurs de Bertaumont qui touchent h la place, des masses ennemies descendre d'un côté vers Quaregnon et Jemappes, de l'autre vers Pâturages et Wasinos. En réalité, Beauliou disposait soulenionl do <( 1.8()l> bouiuios d'infantorie, do 1. .")()(> chevaux et de 10 pièces de canon, la plupart de ;i livres de balles" ». C'étaient donc des forces très inférieures numéri(iuement aux nôtres, et avec un jjon d'audace, quelque savoir-faire, Biron oùt pu vraisend)lablement prendre l;i, du premier coup, la supériorité tactiipio. Malheureusement, le commandant des troupes françaises, très brave et très audacieux personnellement, ne montra, en cette circonstance, aucune des qualités de coup d'œil et de d(''cision qui sont indispensables à un chef d'armée. Nul ordre ne fut donné, aucune disposition cond)inée ne fut prescrite : le généi'al se contenta do laisser les troiqies engager quelques tirailleurs au fur et à mesure qu'elles se trouvaient en présence do l'ennonn, et il n'était guère possible ({u'im succès d(''cisif sortit d'un système d'action aussi décousu, aussi incertain.
1. Relation de Foissac. — De Qiiiéviniii à .Iemap])es, la carte île Feri'aris indi(|ii<- (|iiatre bai-rièi'es.' La bai-riére ilniit il est parlé ici est la i)lus à lest, celle qui se trouvait à SOI» mètres envinm au noiil-est iinorini.
'■i. Rapport de Beaulieu.
164 LA PREMIKRE INVASION DE LA HELGK^JUE
L'événement devait confirmer ces prévisions.
A notre gauche, les volontaires de l'Orne cl le 89* avaient envcjyé t|nel(|nes éclairenrs (jni tiraillaient sans résultat devant le villai^e de (^)iia!-egnon défendu par les chasseurs de Le Lonp : mais \i*y\v attacpie, molle et indécise, n'était pas de celles rpii réussissent. Au contraire, les Tyroliens montraient du savoir-faire et de la vigueur. Emlnisqués dans un ravin bordé de constructions et de broussailles ', armés decarabines à longue portée dont ils se servaient avec haltileté, ils parvinrent à arrêter l'élan de nos troupes, malgré ([ue notre artillerie fit sur eux un fou des plus violents -. Les tirailleurs se harcelèrent sans se faire de mal et nos canonniers, avant plus de zèle et d'ardeur que d'expérience, faisaient grand bruit en tirant sur tous les chasseurs tyroliens qui se présentaient isolément dans la plaine entre les deux armées : nulle représentation, nul ordre ne put arrêter cette inutile canonnade -^ A notre droite, c'est-à-dire vers la gauche ennemie, en un point où cette gauche s'appuyait à un petit bois formant équerre sur la ligne autrichienne, le c(jmbat se bornait de même à un inutile échange de coups de fusil tirés hors de portée. Rien de décisif ne s'y produisait. Dans le cimetière de Wasmes, le capitaine Gigault, du 4i)'\ repoussa ])rillamnient avec sa compagnie de grenadiers une petite colonne autrichienne qui cherchait à tourner le village, mais ce succès ne pouvait avoir que la valeur d'un épisode heureux, sans résultat sur l'issue finale de la lutte.
En résumé, l'action deuieurait réduite ;i l'une do