Ilolalion dAlcxandro <1p Bcaiihnrnais
'2. •■ I, iidiiiiiii ;i rélat-m.ijor l'uiil-Avicc (sic), capitaine d'iiifanti'rio plein de zèle et lie valeur. «■ (Uelatioii île Foissac-Latour.)
LES OPERATIONS DE BIRON SUR MoNS 161
autiv moyeu, toutes précautious, étaient inutiles ou ignorées. Un des adjudants généraux en fit l'ohsorvation, il courut réveiller Tatteution du général sur ces objets importants. La matière lui parut presque neuve, tant l'art militaire est éloigné de celui du courtisan et importe peu à étudier ceux-mèmes qui paraissent vouloir en tirer leur fortune ou leur gloire. 11 s'en remit du soin de dicter ses ordres aux officiers de son état-major. Les oublis furent rectifiés et les ordres donnés pour la marche du lendemain*. » Le 29 était un dimanche. Le temps était beau et un soleil de printemps, qui déjà, la veille, avait fatigué des troupes mal entraînées, présageait une journée non moins pénible. Les préparatifs du départ prirent un certain temps, aussi l'atmosphère était lourde déjà quand les colonnes se mirent en mouvement, dans le même fractionnement et guidées de la même façon que la veille. A sept heures il ne restait au cani}) que 1 bataillon de volontaires de Seine-et-Oise qui avait reçu l'ordre d'y demeurer pour garder le pont et assurer, en arrière, les communications de l'armée"-'.
La colonne de droite, celle qui partait de Quiévrechain même, passa par Baiseux, Elouges, Saint- Charles, Wasmes, et se dirigea sur Hornu ; elle ne rencontra nulle part de résistance et atteignit, entre Wasmes et Hormi, un point où elle fit sa jonction avec la colonne du centre. La c(donne de gauche se dirigea sur Saint-Ghislain par La Chapelle, également sans se heurter à rennemi. Mais la colonne du centre eut à déloger les Autrichiens successivement des villages de Thulin. do llainiu et de Boussii. ([ui se trou-
t. Relfiliidis de Ki)i.ssac-Laluiir.
■J. Archives liistoriques du Miiiistéie de la GueiTt'. Aiméi; du Nuid, 1792, ■;! mai. Biiou à de Grave.
102 j.A ri;i-:.MikRi-: invaskix de la uELriiQUE
vent sur la chaussée ou ;i (|uelques centaines de mètres au nord de la chaussée. Lennenii, en faible effectif, n'opposa partout qu'un semblant de résistance. Cependant quand l'armée, à peu près concentrée, se présenta, vers neuf heures et demie du matin, devant Saint-Ghislain, IJiron eut le sentiment qu'il allait avoir à fournir un effort plus vigoureux'. Effectivement, le 2'' bataillon de Paris, lancé à l'attaque de Saint-Ghislain, mit deux heures à s'emparer de cette position, et le 89* eut de la peine à progresser vers Wasmuel, Quaregnon et Jemappes. « Comme le général n'avait point pris de position, à mesure que les colonnes arrivaient elles se plaçaient sur la grand'route et dans les champs contigus, les différentes armes pêle-mêle de manière qu'il en résulta un grand embarras et une grande coid'usion. Celles du centre et de gauche étaient dans cet état lorsque celle de droite arriva; sa marche avait été plus lente parce qu'elle avait eu à passer des défilés, des bois et des villages qu'elle avait fait fouiller avec soin avant de s'y engager. Elle fut obligée de s'arrêter en attendant que les autres eussent pris leur ordre de bataille, à quoi les adjudants généraux parvinrent dès qu'ils eurent réuni leurs soins'. »
Une fois établie en ligne, l'armée française apparut rangée suivant un dispositif qui ap})uyait sa divtite au village de Wasmes <( oii l'on ne trouvait ([u'uno plaine avec un petit bois-^ » ; la gauche « sans point d'appui* » à la chaussée, entre Saint-Ghislain et la
1. « Aujunrd'hiii 29, vpi'-s los iiPiif liPiiro.* ot (tcniif iln matin, ronncmi veiiniit (le Oiiii'vraiii cl île (Jniévrcchaiii se préseiila en iiliisieiirs colonnes... » Uapixirt iln géni'ral Heanlieii au {,'énéi-al de Hemler. ilali- de Mons, -.'Il avril. .Vichives liisloiiques du Ministère de la Gueire. -Vinii'e du Nord. 179;!, '.'9 avril.