‹ La première invasion prussienne:Chapitre 1 sur 26 · LIBRAIRIE LÉOPOLD CERF 13, HUB DB UBDICIS · texte numérisé non relu

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à Naples, à La Haye et à Vienne, successeur d*Amelot (8 octobre 4783), chef du conseil des finances (44 juillet 4789)^ avait émigré en Suisse après la prise de la Bastille et le rappel de. Necker. Mais il n'avait cessé de correspondre avec la cour ; il conseillait à Louis XYI, avant les journées d^octobre, de se rendre à Metz au milieu des troupes commandées par Bouille. Le 26 novembre 4790, par une lettre autographe, le roi lui c confia les intérêts de sa couronne » et lui donna plein pouvoir pour traiter avec les puissances étrangères ; Breteuil ferait de cette autorisation Tusage qui lui plairait ; Louis XVI approuvait à l'avance tous ses actes. Breteuil ménagea, de concert avec Fersen, la fuite de la famille royale, qu*il attendait sur les frontières du Luxembourg. Le coup manqué, il s'établit à Bruxelles, près de Fersen et de Mercy-Argenteau, rancien mentor de Marie-Antoinette ; il négociait de tous côtés ; il avait sa diplomatie ; il envoyait le marquis de Bombelles à Saint-Pétersbourg, le vicomte de Garaman à Berlin; en octobre 4794, il faisait dire à la reine, par le chevalier de Coigny, que l'Espagne et la Russie a étaient très bien* ».

La reine et le roi ne voulaient pas d'abord appeler en France les armées étrangères. C'est par la voie des négociations seule, disait Marie-Antoinette, que le secours des puissances pourrait être utile, et dès le mois de juillet 4794, avant que Louis XYI eût accepté la Constitution, elle demandait à son frère Léopold la convocation d'un congrès armé qui pût ce eu imposer aux factieux et fournir les moyens de parler et d'agir * ». Ce plan était celui de Fersen et de Breteuil. Les puissances auraient rappelé leurs ambassadeurs qui se seraient réunis soit à Cologne, soit à Aix-la-Chapelle, pendant que des forces considérables, venues de tous les côtés, auraient été rassemblées sur les frontières de France. Ce congrès engagerait l'empereur d'Allemagne toujours hésitant et le mènerait plus loin qu'il ne le voulait; il contiendrait la folle ardeur des émigrés qui menaçaient

1 Le comte de Fersen et la cour de France^ p. p. ElinckowstrOoi, 1878, 1, 195.

> Fenen, 1, 147 et 240.

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