‹ La première rédaction des Confessions (livres I-IV);Chapitre 1 sur 125 · JEAN-JACQUES ROUSSEAU · texte numérisé non relu

JEAN-JACQUES ROUSSEAU

(LIVRES I-IV) publiée d'après le manuscrit autographe

Imprimerie Pache-Varidel & Bron

Lausanne, Escalier-du-Marché, 5.

(AVANT-PROPOS

iGNALÉ 1 85 0 par Félix Bovet^^ le manuscrit de la Bibliothèque deNeuchâtel^ qui contient une première rédaction des livres I-IIl et de la moitié du livre IV des Confessions,

na pas encore été mis au jour. Bovet n'en a donné que l'introduction^ (ci-après p. 1-12), plus trois passages formant ensemble une quarantaine de lignes (p. 42, 1 23, ig2). Deux de ces fragments se retrouvent, ainsi que r introduction, dans un mémoire de M. Albert Schin^ ^, qui a transcrit en outre le morceau sur les suites de la punition corporelle infligée par M"^ Lambercier (p. 22- 26)^ et aussi 35 à 40 lignes de variantes, dont l'exactitude laisse parfois à désirer.

On sait que la rédaction définitive est représentée par deux manuscrits, celui de Paris, imprimé à diverses reprises de ijgS à 18 1 y ^, et celui de Genève, — le dernier en date, — qui, depuis i'j82 et ijgo, a été si souvent reproduit. Comparé au ms. de Genève (ou ms. Moul-

1 Fragments inédits des Confessions de J.-J. Rousseau, tirés des manuscrits de la Bibliothèque de Neuchâtel (Revue suisse, i85o, p. 63y- 649')

^ Cf. Annales, t. I, p. igô, lettre B.

3 Le manuscrit de la première ébauche des «Confessions» de J.-J. Rousseau (Revue d'histoire littéraire de la France, igo6, p. 246-291.) * Voy. plus loin p. 25 1, n. 3, et Annales, t. I, p. ig8.

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tou), le ms. de Paris offre des variantes. Mais celles quon remarque dans le ms. de Neuchâtel sont beaucoup plus abondantes et plus notables, en sorte qu'on ne saurait entreprendre une édition critique de V autobiographie de Rousseau sans utiliser ce premier essai.

Pour le faire connaître intégralement^ j'aurais pu., en réimprimant le ms. Moultou., indiquer les leçons du ms. de Neuchâtel en regard, en note, ou dans le texte même au mojen d'autres caractères . Il m'a par^u plus simple de publier le ms. tel quel : un éditeur futur des dou^e livres disposera ces pariantes à son gré, et il aura à y joindre, après les avoir vérifiées, celles du ms. de Paris, Le présent volume a pour but de lui faciliter la tâche et d'accomplir une partie des travaux préliminaires qui s'imposent.

Lorsque Rousseau renonça à ce premier ms. pour en commencer un deuxième, il maintint son ancien texte., mais il lui fit des retranchements., des additions, des changements, et des retouches de style. C'est ainsi qu'il a supprimé r introduction., en la remplaçant par un préambule beaucoup plus court., — qu'il a ajouté dans le livre I plusieurs paragraphes sur son éducation, sur son frère., sur sa tante Goncerut, — qu'il a remanié ceux qui concernent M^'^^ Lambercier, Goton., de Vulson, Portai, etc. Quant aux modifications portant sur des mots ou des phrases, elles sont extrêmement fréquentes. Cinq alinéas'^ très courts restent seuls absolument intacts; tous les autres vont recevoir des corrections multiples, inégalement réparties : quelquefois on n'en rencontrera aucune en dix

» p. 6i, l. 25-2-/; 86, l. 14-17; g4, l. i-5; 144, h 6-14; ig8, l. 12-22 .

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OU quinze lignes^ ailleurs le nouveau texte en sera criblé. Notre écrivain est à l'œuvre : tantôt il allonge ses périodes pour rendre sa pensée plus claire, tantôt il les émonde, en les débain^assant des termes qui les alourdissent ; toujours il lime, il polit, il évite les répétitions, il poursuit et atteint le mot propre, avec un goût sûr et une patience que rien ne saurait lasser. Il semble pressentir que les Confessions demeureront son chef d'œuvre littéraire aux yeux de la postérité.

Ces différences entre les deux rédactions constituent l'intérêt du ms., et le lecteur ne devra pas y chercher des faits inédits, sauf quelques détails très secondaires.

Le ms. de Neuchâtel, coté y 841 dans le catalogue de 186 1, auparavant n"" 23, est un cahier in-4^, de 245 yc. 188 millim., qui comprend i feuillet préliminaire non chiffré, 182 pages ^ numérotées par Rousseau, et, à la suite, 48 feuillets blancs. Il a encore sa demireliure primitive en parchemin. Au début les pages ont 25 à 28 lignes, rarement 24, 2g ou 3o; à partir de la p. j8j elles en ont davantage^ 84 à 40 ^ une ou deux fois 41, et vers la fin (p. 166 et suiv.) un peu moins., 3i à 34. C'est une mise au net très soignée, exécutée d'après des brouillons que l'auteur a ensuite détruits. Les expressions biffées ne sont pas nombreuses ; je les ai indiquées en note, lorsqu'elles ne sont pas dues à de simples erreurs, et Von observera que souvent^ les mots

* Plus de cinquante fois. Voy. p. 14, n. 2 ; 1 5, n. 3 ; 16, n. 2 ; 26, n. 2 ; 2'],n. 2 ; Jo, n. 3 ; 32, n. 4; 33, n. i, 3 ;34, n, i-3 ; 40, n. 2 ; 42, n. 2 ; 43, n. I ; 48, n. i ; 5i, 52, etc.

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ainsi supprimés ont passé plus tard dans la seconde rédaction : Jean-Jacques les a donc successivement adoptés, re jetés et repris. Jusqu'à la fin il a consulté son cahier^.

Tout en reproduisant ce ms. avec une scrupuleuse fidélité, je n'en ai pourtant conservé ni l'orthographe, ni les accents irréguliers, ni la ponctuation quand elle est défectueuse.^ et je dois m' expliquer à ce sujet.

Depuis quelques années, ne voulant plus rajeunir l'orthographe des textes littéraires et des correspondances du XVIIP siècle, certains éditeurs ont cru devoir la respecter jusque dans ses fantaisies. On a imprimé, par exemple, de Diderot: (c a langres il fallait écrire a bourbonne et a paris — de Bernardin de Saint-Pierre: (( corne cette home vénérable», « l'autome», (son regard) «perçant», «en même ten», «la ceuilete des fleurs^», «je menfonce en esprit dans les verges», «pour les y apporté», «laissons faires», «les papies cy joints*»; ■ — de sa fiancée, Félicité Didot : «je nai pu l'Efectuer», «aussi aige sézie», «je mettois flatée», (vous qui) «me taxée D'indiférence», « sont défaut n'est pas de ce perde», «ou les ataques de nerf l'est jamais mise», « l'horeur dunne pareille seine ^» ; — etc. Ce sont là des soins puérils, et les lettres de M^^ d'Épinaj, de la comtesse d'Houdetot ou de la marquise de Verdelin de-

1 Ainsi les mots «dans nos transports» (p. g5}, qui n'existent plus dans le ms. de Paris, reparaissent (cf. p. 254) dans le ms. Moultou.

2 Revue d'histoire littéraire de la France, igo6, p. 3o6 .

3 La vie et les ouvrages de Jean-Jacques Rousseau, édition Maurice Souriau, igoy, p. 25, 48, 53, 66, 128.

* Jean Ruinât de Gournier, Les fiançailles de Bernardin de Saint- Pierre, dans la Revue des Deux-Mondes, i5 mai igo4, p. Syi, 3'] 2, 374, 37g.

5 Ibid., p. 367, 38o, 384, 385.

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VU

viennent illisibles ^ si on garde leurs graphies étranges qui détournent l'attention du lecteur et n'offrent aucun intérêt: «je serai bien pressé de Vous pardonés», ((VOUS sérés receu mieux que Vos soupçon L'exigerois >>, (( ce qui est arrivés au deux persones qui Me sont aussi chers qu'a Vous», ((je ne dirés donc», (( des gens qui Lui soit indifferens », «il auroit éviter de Vous Conoitre^» ; — ((quelques papiers que vous fussiés en peine qui demeurasse chés vous », (( vous deveriés aller mardy diner a épinay», ((jaurésdu plaisir», ((ne moutragés plus^»; — ((Vous avés dûb imaginer», (de scret de vos bons procédé», ((je vous vairay demain», ((trante lieux dissy a pontarlier», ((sy tous les magistrats estoint ossy sensible Et ossy honneste ily oroit moins de décrets*.»

Cette pratique est si choquante que plusieurs de ses partisans se voient obligés d'y apporter des tempéraments : ils ajoutent la ponctuation^ ordinairement absente ou rudimentaire, ils complètent ou changent les accents, ils mettent des majuscules aux noms propres et aux mots qui commencent une phrase, ils laissent de côté les ccnégligences de plume^ » ils avouent des rectifications discrètes. La multiplicité même de ces correctifs, nécessaires mais illogiques, atteste l'imperfection du système. D'ailleurs celui-ci serait inapplicable pour des Œuvres complètes, dont les mss. manquent le plus souvent : si, à leur défaut, c'est l'orthographe des éditions originales qui est choisie,

1 Mss. de Neuchâtel.

2 G. Streckeisen, J.-J. Rousseau, ses amis et ses ennemis, i865, t. 1, p. 343, 345, 346, 34^, {avec V orthographe moderne.)

3 Même ouvrage, p. 356, 358, 363, (id.)

* Lettres inédites de JVf™« de Verdelin à J.-J. Rousseau.

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on n'aura plus celle de l'écrivain^ mais les graphies dissemblables de tous ses imprimeurs'^, et il en résultera une disparate bigarre.

L'orthographe de l'auteur des Confessions est, en général, plus correcte que celle de ses contemporains^. Mais, dans ses mss. et ses lettres, elle varie, selon qu'il s'agit d'une minute rapidement jetée sur le papier ou d'une copie exécutée à loisir. Elle diffère aussi d'une page à l'autre, soit que Rousseau emploie des formes archaïques, apprises dans sa jeunesse, soit qu'il se range aux habitudes plus récentes. Souvent ses fautes ne sont que des distractions. Pour n'en citer qu'un seul exemple, il arrive à Rousseau d'écrire conter^ pour compter, et, inversé- 7nent, compter au lieu de conter. S'il s'aperçoit de son erreur, il la corrige^. Conserver, malgré cela, les leçons inexactes là où il ne les a pas rectifiées, ce serait leur donner une importance qu'elles n'ont point et faire preuve d'un fétichisme outré.

Je comprendrais mieux les éditeurs qui ramènent l'orthographe du XVIII^ siècle aux formes actuelles. Il f a bien quelque chose d'anormal à imprimer ce les sentiments tendres en faisaient le fond» (p. 21), alors que Rousseau, n'ayant jamais adopté ce qu'il appelle (d'orthographe de M. de Voltaire ^, » écrivait, selon l'usage établi, sentimens et faisoient. On pourrait passer outre, mais il faut aussi songer à l'avenir et à /'ortografe

1 Voy., pour Emile, l'édition de 1762 et le ms. envoyé à l'impression (Bibl. de Genève, ms. fr. 2o5.) — Cf. aussi deux notes, ci-après p. 38 (et p. i35, 182), p. 116.

2 Comme che^ eux, beaucoup d'accents manquent ou sont distribués contrairement aux usages reçus.

3 Mon Portrait, n" J2.

* Ms. Moultou, vol. I, p. II.

^ Œuvres, édit. Hachette, t. IX, p. gg.

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racionèle, annoncée depuis longtemps. Si elle doit un jour devenir la règle, si nos descendants sont condamnés à écrire, comme on nous le propose ^, e qe ce mite et celtiqe, — qi sanble an éfet du tout antier, — èle ut lieu réçamant, — qelqes objeccions antre les qèles, — la léjande et mancionée^ — deus guères du tans, — cète revue mansuèle, — // est infiniment probable qu alors, à côté des éditions populaires qui défigureront ainsi les écrivains anciens, on voudra faire revivre leur physionomie primitive dans d'autres réimpressions.

Sans que nous touchions à une époque aussi lointaine, on peut, dès maintenant, employer une méthode qui, en répondant à ce désir, paraît être à la fois naturelle et scientifique. Puisqu'il s'agit d'un ouvrage composé en I J64-1 y66 et que a l'orthographe du temps y) varie selon les auteurs et les typographes, fai suivi celle du Dictionnaire de l'Académie française^, édition de 1^62^, de la même manière que, dans les livrées d'aujourd'hui, nous nous conformons à l'édition de i8y8. Pour les noms propres, l'autorité de l'Académie faisait défaut, et j'ai maintenu les graphies de Rousseau^ : elles ont été parfois ramenées à une seule, lorsque le même nom se présente de deux manières ^. Quant à la ponctuation, souvent in-

1 Antoine Thomas, Gargantua en Limousin avant Rabelais (Revue des études rabelaisiennes, Tgo6,p. 2iy-223.)

2 Je l'ai déjà fait (Annales, t. I, II) dans les Pages inédites (n"^ I-IX, XI-XV= Dict., édit. de 1740 ; n»^ X, XVI-XX= édit. de 1762).

^Rousseau la possédait : le 6 février ij63 (Œuvres, t. XI, p. 36), il l'avait demandée à son libraire, qui la lui fournit pour le prix de 56 livres (lettre du 12 mars ; mss. de Neuchâtel.)

* En remplaçant cependant affriquain, Baile, le Maitre, etc., par Africain, Bayle, Le Maître ; quelques corrections analogues sont signalées dans les notes.

^ Chamberi et Ghambéri, d'Aubonne et D'Aubonne, Seissel et Seyssel, Bellay et Belley, etc.

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suffisante, j'y ai suppléé, en la conservant lorsqu'il n'était ni nécessaire ni utile de la modifier.

Précisons, autant que possible, la date ou plutôt les dates du ms. de Neuchâtel.

Rousseau a très probablement commencé à écrire l'introduction en décembre 1^64: les dernières lignes (p. 1 2) de ce morceau semblent être antérieures au i3 janvier ijôS. Avant de quitter Métiers, le 8 septembre suivant, il avait transcrit ses minutes jusqu'à la 44^ page de son cahier (ci-après p. 42). A Wootton, oii il arriva le 22 mars iy66, il reprit sa tâche, interrompue depuis six ou sept mois. Un passage sur Hume, vers la fin du livre II (p. 122), se place au printemps ou en été. Supposons qu'il soit du mois de juin : Rousseau avait encore à ce moment à copier ou à rédiger le livre III et la première moitié du livre IV. Mais bientôt, arrivé à l'époque de son départ pour Neuchâtel (automne ij3o), il change brusquement d'idée. Abandonnant son cahier, il entreprend une nouvelle rédaction, à laquelle il travaille avec une grande célérité : au début du livre V, il parle en effet d'un vojage effectué a quelques jours ^ » auparavant, à Davenport^, che\ son hôte, et un document inédit prouve que ce voyage est de la fin d'août i'j66. Ce serait donc dans ce mois, ou au commencement de septembre, qu'il aurait pris sa décision, à moins que, pendant quelque

ï Œuvres, t. VIII, p. 12-] .

2 Davenport {comté de Chester) est éloigné de Wootton (comté de Stafford) d'environ vingt-cinq milles (40 kilomètres), à vol d'oiseau.

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temps, il n'ait mené de front V achèvement des livres II-IV de son cahier et la composition du livre V.

Pourquoi Rousseau na-t-il pas poursuivi son premier travail ? Celui-ci représente-t-il vraiment « la conception psychologique, » tandis que le nouveau texte procéderait d'une <{ conception apologétique? y) J'en doute, et j'ai quelque peine à admettre les raisonnements sur lesquels cette théorie a été échafaudée par Jansen d'abord, puis par M. Albert Schin:{, sans d'ailleurs que celui-ci par^ tage entièrement l'opinion de celui-là. Que Jean- Jacques ait profité de l'occasion pour accentuer tel ou tel passage, selon la disposition d'esprit où il se trouvait en le recopiant, cela est possible, et même vraisemblable ; mais, à mon avis, les motifs déterminants qui l'ont entraîné à refaire son ouvrage ont dû être d'un tout autre ordre et beaucoup plus simples qu'on ne l'a pensé.

D'une part, en relisant à Wootton son introduction, il Vaiira trouvée trop longue, dépourvue de la concision élégante qu'il aimait. De l'autre, il a désiré ajouter quelques morceaux au livre I. Pour procéder à cette double opération en laissant subsister le manuscrit, il pouvait aisément supprimer les dou^e premières pages et intercaler, ici et là, des feuillets nouveaux avec des signes de renvoi. Mais ceux qui connaissent la minutie avec laquelle Rousseau établissait.^ après une série de brouillons, son texte définitif, en le copiant une dernière fois, l'aspect correct et achevé de ses manuscrits, leur calligraphie irréprochable^ ceux-là comprendront que le philosophe n'a pas pu se résoudre à laisser après lui, pour la oi grande entreprise ^ » qui lui tenait à cœur, un cahier débutant par

1 Lettre à Rey, i8 mars lyôS (Bosscha, p. 25 1)

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une lacune, avec des pages biffées et d'autres fixées au mojen de pains à cacheter. Il aura préféré transcrire de nouveau ses premiers livres, en j faisant, en même temps, de très nombreuses retouches.

Quoi qu'il en soit de mon opinion personnelle sur ce point, on aura désormais les deux textes sous les yeux, ce qui permettra de les comparer d'une manière plus serrée et moins confuse qu'auparavant.

Mon dessein était de réunir, dans un Appendice IV, sur plusieurs personnages mentionnés par Jean-Jacques; des renseignemejîts que ne donnent pas les monographies publiées depuis un demi-siècle. Comme ce travail aurait dépassé les limites qui me sont assignées, je me suis borné à mettre au bas des pages quelques notes, surtout chronologiques.

LES CONFESSIONS

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