‹ La première rideChapitre 15 sur 22 · ANTON IN F · texte numérisé non relu

ANTON IN F

Beaucoup.

niDAt'LT.

Et la promenade ?

ANTONINF..

Passionnément.

lUDAULT.

Même lorsqu'elle se prolonge un peu loin?..

A^iTONlNE.

Certes.

BIDAULT

C'est comme M. Léon. Il ne voudrait jamais s'an-étei', et si on l'écoutait... malheureusement on ne l'écoute pas... cl il est toujours contraint de renoncer...

LÉON

Madame Savigny n'est pas visible?

ANTONINE, bas à Hidault.

Il ne parle que de ma tante.

BIDAULT, de même à Anlonine.

C'est affecté. (A Léon.) Vous êtes venu à cheval?

LÉON

Oui.

BIDAULT

Sur votre petite jument? Une jolie bote.

ANTONINE

Que je vois là-bas, à la grille? En effet, cI\g me paraît charmante. Ah ! que ma taiite est heureuse ! elle moiUo h cheval , elle ! *

Ah! c'est-à-dire...

ANTOMNE.

Elle y monte , et très bien.

• Hi(hiull, ,Vi.lnl.ini;, Le ni.

HIDAl'I/r.

C'csl-à-tliio...

AKTONINE.

Très bien : je le sais... et j'en appelle...

LKON , un peu confidenliellement à Antonine. Oui... niailieureiisement, madame Savigiij est comme la plupart des dames. . . assez peureuse. . .

ANTONINE, feignant la surprise.

Ah!

LÉON

Et je crois qu'on ne lui fait pas grand plaisir lorsqu'on lui propose... (Bidault va sonner vivement.) lilDAUl-T, à Léon qui se tourne de son côté. Ne faites pas attention.

(Il parle bas à un domestique qui vient d'entrer.) ANTONINE.

C'est là ce que je ne comprends pas. Il me semble pourtant que c'est donner à la promenade un attrait de plus.

LÉON

N'est-ce pas ? Oh ! je voudrais que vous pussiez le lui faire entendre.

ANTONINE

Et puis on s'aventure au loin : ce sont tous les jours des courses nouvelles.

LÉON

Sans doute.

ANTONINE

Presque de petits voyages.

LÉON

Qui ont quckpiefois aussi leurs impressions, leurs souvenirs.

lîIDAULT, au domestique.

Dites que c'est pour moi : allez. (Le domestique sort.)

ANTONINE

Et les voyages !

LÉON

Vous les aimeriez?

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