‹ La première rideChapitre 5 sur 22 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes , ANTONINE.

ANTONINE , courant à sa tanle.

Bonjour, ma tante... que je vous embrasse.

Bonjour, ma chère amie.

ANTONINE , posant son chapeau.

Enfin, me voici arrivée!., ce n'est pas sans peine... Dieu! que ces voitures vont mal!., quatre mortelles heures!., quel supplice pour moi qui comptais les minutes !.. car le cœur me battait d'impatience de vous voir... et puis j'ai tant de choses à vous demander... d'abord,.. (Apercevant Lton.) Ah!

M"" SAVIG.NY.

Oii\ a-t-il ?

LÉON

Mademoiselle ne m'avait pas aperçu , et je crois que c'est à ma présence qu'il faut attribuer... Daignerez-vous me pardonner la frayeur que je vous ai causée?

M"' SAVIGNY

Eh bien ! tu ne réponds pas ?.. Tu me paraissais cependant assez en train de parler quand tu es arrivée... Je ne te croyais pas disposée à céder sitôt la parole.

LÉON, à part.

Comme elle est embellie. (Haut.) Permettez-moi, mesdames, de prendre congé de vous.

M""' SAVIGNY

Déjà?

LÉON

Oui... Mademoiselle doit avoir dans ce premier moment beaucoup de choses à vous dire , et je craindrais d'être indiscret en demeiuant.

M°" SAVIGNY

J'achèverai aujourd'hui mon paysage et je comptais sm* vos excellens avis... Mais nous aurons le|plaisir de vous revoir, sans doute ?

LÉON

Cette offre est tiop aimable pour que je ne m'empresse pas d'en profiter, (a part avec joie.) Je suis aimé ! (il salue et sort.)

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