‹ La première visite; comédie en un acteChapitre 6 sur 8 · L. BILLAUDOT, Éditeur, 103, Faubourg Saint-Denis — PARIS · texte numérisé non relu

L. BILLAUDOT, Éditeur, 103, Faubourg Saint-Denis — PARIS

LE CLIENT DE PROVINCE, comédie ('i hommes), par G. Timmory. — En l'absence du docteur Plaiiturel, un cambrioleur s'introduit chez lui avec la complicité de son domestique ; mais arrive un naît client de province et le cambrioleur est obligé de lui donner une consultation... au cours de laquelle il le dévalise. A peine a-t-il terminé que le docteur revient et, cette fois, le cambrinle'ir se lait passer pour un malade. Quand le docteur découvre enfin que son appartement à été mis au pillage, c'est l'infortuné client, le volé, qu'il fait arrêter comme voleur. Dans cette comédie, remplie de situations désopilantes, se retrouvent toutes les qualités qui ont valu à l'auteur de la « Course au.x dollar:; », du « Cultitvateurde Chicago », de 1' « Usurier», etc., etc., tant de succès au théâtre. — Pri.\ : 1 franc.

MONSIEUR POIVRE, saynète comique, par P. GiNiSTY (4 hommes et figuration à volonté). — Poivre, personnage épique de cette scène impayable de la vie judiciaire. L'inconscience joyeuse du héros de cette aventure qui, pour être gaie, n'en est pas moins d'une observation rigoureuse, ses surprises, son inaltérable bonne humeur, assurent au public un quart d'heure de fou rire. Très facile à monter, cette pièce, des plus amusantes, obtiendra un très gros succès. — Prix :

1 franc.

UNE PLAIDOIRIE IMPROMPTUE, saynète rès comique, par P. Gi.nistv, avocat (7 hommes, dont 3 jouant en travesti, et fig. ou 4 hommes et 3 femmes). — A une audience de la 13' Chambre, dans un procès comique de diffamation, l'accusée, affolée de ne point voir derrière elle son défenseur, supplie le président de ne pas clore l'afTaire avant son arrivée. Il survient à temps, ne connaissant pas un mot de l'atfaire ; il patauge avec emphase, assurant des faits absolument faux, et de cette situation résulte l'impression la plus comique que l'on puisse imaginer. Le type du jeune avocat amateur, suffisant, boursouflé de lui-même, y est peint avec une verve endiablée . - Prix : 1 franc .

LE DOUZIÈME JURÉ, saynète comique, par P. Gi.nistv (.3 personnages : 1 homme,

2 femmes ou 3 hommes, dont 2 travestis). — Particulièrement gai et finement observé, ce petit acte nous montre un honnête épicier de Montrouge grisé par ses fonctions éphémères de juré aux assises de la Seine.

La vanité boursouflée du bonhomme, son impaj'able contentement de lui, opposé à l'ironie et à l'esprit caustique de sa femme, le désaccord des deux époux, leur acharnement à vouloir se convaincre mutuellement, donnent prétexte à un dialogue alerte et à des scènes si amusantes qu'elles justifient amplement le succès habituel. — Prix 1 franc.

DIDIER COMPTABLE, pièce dramatique (3 hommes), par P. Ginistv. — Scène vécue d'un pauvre diable qu une série de circonstances ont amené à voler. Le remords, la douleur, la crainte éperdue que sa fille, sa petite, n'apprenne son déshonneur et son emprisonnement l'ont, peu à peu, conduit à la folie. L'agonie de sa raison, dans ce drame rapide, est une chose poignante. Grand etfet certain. — Prix : 1 franc.

MARGOTIN ET DUCROUTON, saynète duo comique, paroles de Cli. Frot, musique de M. Beaugrand (2 hommes). — Margotin et Ducrouton, charbonnier et boulanger, l'un noir, l'autre blanc, sont deux ennemis. Mais à la lecture, dans le journal, d'une invention et d'un projet de chauffage à l'électricité, Margotin voyant son commerce perdu et la faillite inévitable, accepte enfin les offres du généreux Ducrouton qui lui propose une association ayant pour but la fabrication d'un pain complet, hygiénique et digestif mélangé de charbon. Le charbon ayant la propriété d'absorber les gaz et les acides de l'estomac. Ce duo plein de saillies et de jeux de mots, fait pleurer... de rire. — Paroles : 0 fr. 50. — Musique : 2 francs

LE TRAITRE OU TRAHISON ET RE- PENTIR, drame patriotique en 4 petits actes, par G. Pruvost (7 hommes et figuration à volonté). — Joseph Leroux, soldat français, prisonnier des Prussiens, recouvre sa liberté en acceptant de leur servir d'espion. 11 trahit un prêtre qui, trop confiant, après l'avoir hospitalisé, le charge d'une mission pour un régiment français. Après d'émouvantes péripéties, touché par la grandeur d'âme du prêtre, Leroux, repentant, rachète son crime par une mort héroïque.

Pièce pleine de situations dramatiques auxquelles se mêlent les gaies boutades d'un pauvre domestique. — Prix : 1 fr. 50.

UN DRAME A L'ÉTAT-MAJOR, pièce militaire en un acte, par Ch. Frot (8 hommes). — Deux frères ensemble sous les drapeaux, sont aux bureaux de l'état-major ; l'un, Thomas, joueur et débauché, vole un document secret pour le vendre à un espion ; l'autre, Jean, vertueux et patriote, s'aperçoit du vol et lui arrache par la force. Il s'apprête à le remettre à sa place, mais Thomas, par vengeance, le dénonce comme traître et il est arrêté ayant encore sur lui la pièce volée. Malgré ses protestations, il passera au Conseil de guerre, lorsque deux loustics (inénarrables comiques pendant toute la pièce) fortuitement, font éclater l'innocence de Jean et la culpabilité de Thomas. Ce dernier, pris de remords, se suicide et, en mourant, demande pardon à son frère et à ses chefs. Ce drame pathétique et empoignant, mêlé de fou rire, est facile à monter et est appelé à un énorme succès. — Prix : 1 fr. 50.

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