UN>: MACHINK DE GUERRE
Toutes les têtes déliraient pour les Grecs et les Romains ; et la Révolution française avait fait explosion en prenant pour modèles Brutus et les séides farouches de Rome et de Sparte, après que la cour de Louis XIV s'était avilie dans les plaisirs mythologiques. 11 semble qu'à cette société ingrate qui, dans ses idées et ses tendances, avait repris le parti du paganisme contre l'Évangile, ait été réservé un moyen de châtiment inscrit aux fastes les plus célèbres du paganisme : la machine do guerre dénommée le cheval de Troie.
Go que le perfide cheval de bois fut pour Timprudento et légère ville de Priam, la Déclaration des droits do l'homme va l'être pour la société française. Quelle raideur a dû exister dans les contours de ce cheval I Mais votre constitution des Droits do l'homme, malheureux législateurs de 89, cette constitution aux formes abstraites et géométriques, ne présentait-ello pas la mémo raideur et le même danger ^ ?
L'épisode du cheval de Troie est peut-être sans vraisemblance : il importe peu ! la poésie de Virgile ne lui a-t-clle pas donné l'immortalité^ ? Et puis, ce qui semblait n'appartenir qu'à la Fable est devenu, depuis la Révolution, la plus poignante des réalités : car, si les
* f Conformément aux préceptes de l'idéologie régnonte, on coiislruil la politique sur lo modèle des matliémaliques .. Le nouveau code social 0 routorilé de lu géométrie; c'est pourquoi il vaut, comme elle, en tout temps, en tous lieux, pour tout peuple ; ton élablissement est do droit. Quiconque y fait obstacle est l'ennemi du genre humain ; gouvernement, aristocratie, clergé, quel qu'il loit, il faut l'aballre. • (Taink, l'Ancien llégime.)
* « Cette époque de la ruine de Troie, arrivée environ l'an 308 apréa la sortie d'Egypte, «11174 ans oprès le déluge, est considérable, tant à cause de l'importance d'un si grand événement célébré par les deux |>lus grandi poètes de la Grèce et de l'Ilolie, qu'A cause qu'on oeul rapporter
ENTRE LES MAINS DES JUIFS Cf.
fables sont l'histoire des temps grossiers, n'est-il pas juste de dire que des catastrophes qui ont quelque chose de fabuleux sont l'histoire des temps de décadence et d'apostasie ?
Examinons donc les deux machines de guerre : celle du temps jadis celle de notre temps.
Avant de rapporter, en les traduisant, les beaux vers de Virgile, peut-être est- il utile de rappeler au lecteur ce qui se passa à Troie.
Le siège de cette ville durait depuis dix ans. Au bout de ce temps, les Grecs feignirent de so retirer et lois seront, sur le rivage, un énorme cheval do bois, dans les lianes duquel h'Ui-s plus robustos guerriers s'étaient cachés. Los Troyens, croyant que ce colosso avait été éh.'vépour satisfaire un vœu, l'introduisirent dans leurs murs. Pendant la nuit, les Grecs sortirent des flancs (le la machine, ouvrirent les portes do la ville à leurs compagnons et livrèrent Troie au pillage.
Voici, maintenant, les vers de Virgile* :
à ceU« dat« c« qu'il y a de plus remarquoble dons Ici temps oppelés fabuleux ou liëroiqu«8 : fubuleux à cou8« des fuble» dont le* hiitoiret de cet temps sont envelopp«<)8 ; héroïque», ù cause de ceux que les poètes ont appelés les dieux el les héros. » (Uossuet, Dise.iur l'hin. unir., l" part.) i Ducendum *d ied«N ■imuUerum, ortndsqu* div»
Numina, oonciamsnt.
Dividiraut niuros il ino'nia psndimnt urlii.
AcciDguDt omoet operi, pedtliutque rotaram
l* rrèpondiranre juive. &