‹ La prépondérance juive, d'après des documents nouveauxChapitre 15 sur 71 · M UNK MACHINE DE GUERRE · texte numérisé non relu

M UNK MACHINE DE GUERRE

On est d'avis de conduire le colosse dans la demeure de Pallas, et d'implorer la protection de la déesse : tel est le cri général. Nous faisons une brèche à nos murSf et ouvrons Venceinte de la mile.

Tous se mettent à V œuvre : des roues glissent soua les pieds du cheval et des câbles se raidissent à son cou. La fatale machine franchit les murailles, portant la guerre dans ses flancs ; les jeunes garçons et les jeunes fdles V entourent en chantant des hi/mnes, et se plaisent à toucher les cordages.

Elle s* avance et se glisse menaçante jusqu'au cœur de la ville. 0 ma patrie ! 0 Jlion, séjour des dieux ; remparts des Troycns, fameux par la guerre! Quatre fois elle s'arrêta sur le seuil même des portes, et quatre fois le bruit des armes retentit dans ses flancs. Mais nous poursuivons sans en être émus, et nous

SubjieiuDl laptui, et siuppca vincula eollo Intendunt. Sctndit fotolii machina tniirui, Fœta aniiis ; pnerl rircuin inniiptcrque pucUn Sacra i-anunt, funoinqii>> manu rontingcr* gaudcnt. Illa subit, mediivqun iiiinnn* illabitur urbi. O pttria, 0 diviiM donius Iliuiii, et inclyta bello Mœnit Dardaniihitn ! quatcr Ipso in llniinc porta Subslitit, ntque utero senitum ({uotar arma ded«r«. Instamui lamen imineraores cnnique furore,

Et monstrum infrljx sacrata aistimua arc«

Verlitur inltrea cœlum, et ruit Octano Nox, IdtoIvcds iiinbra magna trrramquc polumque, Myrmldonumque dolos ; futi par m<cnia Teucri

Contiouera; aopor fessoa complectitur artua

IncluaoB Qtero Danaoa et plnea furtim

I^axat claualra Sinoo. Illoa patefactus ad auraa

HaJdit aquua

Intadunl urbem aomno Tinoqua aepultam :

Cieduntur vigilaa ; portlsque patentlbua emnaa Aocipluot aocios, aiqua agmlna conacia jungunt.

plaçons le monstre fatal dans V enceinte sacrée de la citadelle.

Cependant la nuit s'élève du sein de VOcéan^ enveloppant d'une ombre épaisse et la lerrCyCt le ciel, et les ruses des Grecs. La ville fait silence , et le sommeil s'empare des membres fatiyués de ses défenseurs...

Un traître délivre furtivement les Grecs enfermés dans leur prison de bois, cl oucrc les flancs du chccal (jui les rend à la lumière; de ce repaire ténébreux^ sortent avec joie, en glissant le lumj d'un câble, les principaux chefs. Ils envahissent la ville, ensevelie dans le vin et le sommeil, uiassacrent les sentinelles, et, ouvrant les portes, ils reçoivent tous leurs compagnons et se rallient à leurs bataillons conjurés.

C'était l" heure où le premier sommeil commence pour les malheureux mortels, et, par un bienfait des dieux y s' insinue avec tant de char nie dans leurssens.

Tem(>ut irat quo priima qui«x mortalibut rgrit loripil, »t dono diviim (^rtliminit ««rpit. In toiDDii «cce anti oculox inocKli^rimuK Hector Viaut adeKse mihi, largo^quo el'iindrre netut....

Hoalii habcl muroa

Si Pergania d'xlrn

DrfrnJi po««M>t, etiam hac der<*n*n fuiv^cnt

Ardiiim nrinuton rnrdiit in iinrinlinv adittana

Fiindit equuK

QuiR riadem iiliiM roctiit, qiiix fuiicra fando Kxplicpt, ant popuit UrrymiM n quart labor^wt

l'rha anliqua ruil, multOH dnminaia prr anno*

Ac veluti *un)ini* antiquam in iiionlibiiii ornnm Quum ferro acciaain rrebriwque biprnnibua instant Uruer« «gricoliB certatlm; illt uaque minatur, Ut treinefaota eoinain concuaao Trrtica nuUt; Vulnerlbun doneo paulalim «viota, RUpremum Googeinuit, Iraxitqua Jugia avuUa ruinaro.

05 UNE MACHINK DK OUKRRE

Voilà f/u'cn fiongcjc crus voir Hector ni'apparattre, accablé (lelrisU\<sc cl vrrsatil des larmes abondantes ^ poussant de profonds géniisscinents ; il me dit : « Ahl fuia, fils d'une ddesse, et dèrobe-loi aux' flammes qui sallumenty Vennemi tient nos murs! Si Troie pouvait être défendue par le bras d'un mortel, ce bras Veut défendue 1 »

Le cheval menaçant, dressé au milieu de nos remparts, vomit d(s flots de combattants.

Comment peindre, par la parole^ les désastres et les massacres de cette nuit ? Qui pourrait payer à de tels malheurs un juste tribut (te larmes i Elle s écroula, cette antique cité qui avait régné en souveraine pendant tant (Vannées.,, Ainsi^ lorsque sur la cime des monts^ les bûcherons, le fer à la main, s'efforcent, à Ve,iri, (Vabattrcnn frêne antique : sous les coups redoublés dr la hache, Va)bre longtemps inenace et balance à chaque secousse son feuillage fremblanty jusjuà ce que, épuisé peu à peu par ses blessures, il pousse un dernier gémissement et tombe arraché du sommet de la montagne.

Telle est, en paitio, la description si vivante de Virgile : passons aux tïU do Jacob.

Les juifs vont «sortir do la Déclaration des droits de Vhomme de la mémo façon que les Grecs sortirent doî lianes du monstre.

ENTKIi: LES MAINS DES JUIFS 03

Ropronons à l'appui les traits les plus vifs du récit du grand pootc :

Nous faisons une bvùclie à nos murs, et ouvrons Venceinle delà ville. — Eiil789, l'imprudonteAssombléc française pratique cllc-inénic la brèche, et ouvre l'enceinte par laquelle les juifs vont entrer et faire main basse sur bien des choses.

La fatale machine franchit les murailles^ portant la guerre dans ses flancs. — Celle constitution des Droits de l'homme est bi^'u, elle aussi, une fatale machine, et lasaisissanlf* expression, dont se sort lo poète, ne lui convient que trop : fo'la armis, portant la guerre dans SOS lianes. N'est-ce pas de sa fVonditô meurtrière que vont sortir et la Terreur et la Commune, et les san;j:lnntes batailles, et le judaïsme dominateur, et maintes autres surprises calamiteuses qui ne sont pas finies ?

Les jeunes garçons et les Jeunrs fdlcs l'entourent en chantant des hymnes^ et se plaisent à toucher les cordages. — llélas! quels hymnes n'a-t-on pas chantés également dans les fêtes civiques en l'honneur de la «Constitution libre ». De longues fdes déjeunes femmes et déjeunes lilles, vêtues de robes blanches, parées des couleurs de la nation, précédées de tambours et de timbales, marchaient au temple, escortées des cohortes citoyennes; et après avoir remercié le ciel do la conquête do la liberté, venaient à l'Hôtel de Ville rendre hommage aux héros do la Révolution *.

i yionittur, D« 33.

70 UNK MACHINE DE OUKnRE

La machine s'avauce, et se r/lisse menaçnntc jmqu au cœur de la ville. — Jusqu'au cœur! c'est là ce que voulait précisénioiit éviter Louis XVI. Sou projet était d'accueillir les israélites, avec bonté, dans la société civile, mois en les maintenant, en quelque sorte, sur les frontières de la société. Au contraire, à l'aide do la Constitution des droits de l'homme, ils s'avanceront jusqu'au cœur...

Quatre fois elle s'arrêta sur le seuil même des portes, et quatre fois le bruit des armes retentit dans ses flancs. — Plusieurs fois aussi, comme nous l'énumérons plus loin, la question de l'émancipation des juifs au nom des droits de l'homme, portée à la barre de l'Assemblée constituante, fut littéralement arrêtée sur le seuil de la salle des séances. L'Assemblée en était efl'ravée, il lui semblait entendre un bruit sinistre. Préoccupée, elle la renvoyait toujours, elle la renvoya jusqu'à quatorze fois.

Mais nous j^oursuivons sans en être émus, et nous plaçons le monstre fatal dans l'enceinte sacrée de la citadelle. — A la dernière heure de l'e.xistencc de l'Assemblée constituante, toute émotion cessa; la décision fatale fut promulguée au milieu d'un morne silence: Au nom des droits de l'homme, les juifs sont citoyens !

« L*ennehii tient les murs !... » quel cri ! — Ce sera le cri terrifiant de la société chrétienne, quelques années après. Par toute l'Alsace circulera cette impression de terreur : « Les Etats généraux ont rendu un décret qui admet les Juifs au nombre des citoyens,

et qui les déclare capables de toutes charges et em2)lois. 0 malheur, malheur pour notre pairie I Chassez-les, sans quoi nous sommes tous perdus *. »

Le cheval menaçant, dressé au milieu de nos rempai^tSy vomit des flots de comballants. — Quels tiots impurs do combattants ne vcrra-t-on pas sortir de cette infernale Constitution de 89 : jacobins, communards, socialistes, libres-penseurs, athéos, et, en si mauvaise compag-nie, hélas! les Israélites.

Elle s'' écroule, cette antique cité — C'en est

fait aussi des patries chrétiennes, si le Tout -Puissant n'étend son bras 1 . . .

En vérité ne dirait-on pas que l'auteur, poétiquomont inspiré, do laquatriômo Églo^uo, a été également un pou prophète par son n'-cit du choval do Troie? Lovez la tête, vous qui souriez : n'apercevoz-vous pas autour do vous et au-dessus do vous, débouchant par toutes les avenues, couronnant toutes les hauteurs, et les tribus hébraïques et les hordes socialistes, qui achèvent silencieusement la conquête de la société française ? En 1789, toutes ces conséquences étaient encore enveloppées et dissimulées dans les prémices do la sinistre Déclaration, comme les Grecs l'étaient, dans les flancs du monstre!

* Rapport lu à la Société dei Ami$ dt la Constitution, l« 97 févri«r i790, tur la question de Vétat civil des juif* d'Alsaee, p. i9.

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