‹ La prépondérance juive (volume 2)Chapitre 1 sur 35 · VI A QUI S'ADRESSE · texte numérisé non relu

VI A QUI S'ADRESSE

une belle synthèse patriotique les choses anciennes et les choses nouvelles.

L'hommage s'adresse d'abord à M. Sadi Garnot, parce que le père de Monsieur le Président de la République a écrit la vie de celui qui fut le principal agent de l'émancipation juive auprès de la Constituante, du prêtre-député Grégoire ^ Le biographe s'est tenu dans le voisinage de la vérité plutôt que dans la vérité elle-même. Mieux renseigné par ces pages qui sollicitent l'honneur d'être lues, le chef de l'Etat jugera peut-être opportun de préserver le palais de l'Elysée de l'influence hébraïque que lui a léguée la maison de son père ^.

* Henri Grégoire, par Hippolyte Cabnot (librairie centrale des publications populaires).

2 Ce fut M. Carnot père qui, dans la séance du 28 mai 1851, porta à la tribune de la Chambre des députés la question de l'émancipation des israélites à obtenir dans les autres pays de l'Europe, par les <;oins de la France. M. Guizot était alors ministre des affaires é'.rangères. Deux grands noms de France, deux membres de la Cliam')re des députés, s'associèrent à la proposition de M Carnot : MM. de Beaumont et de La Rochefoucauld- Liancourt. Voici quelques extraits du discours de M. Carnot : « L'émancipation des juifs e&t une question toute française : c'est un prêtre catholique français, dont le nom sera éternellement en honneur auprès des amis de la liberté, c'est le pieux et vénérable Grégoire, qui a fait réaliser cette pensée par V Assemblée constituante; nous manquerions à nos devoirs, si son généreux héritage demeurait stérile entre nos mains... L'espoir de faire reviser la législation des autres pays concernant les juifs serait tout à fait de nature à nous encourager, et ce n'est pas là, j'aime à le croire, ce que notre gouvernement appellerait une intervention illégitime... La France a commencé par donner l'exemple ; il lui est bien permis aujourd'hui de rappeler à l'Allemagne que, si l'humanité tout entière doit des réparations au peuple de Moïse pour tant de siècles d'humiliations et de barbarie, l'Allemagne particulièrement s'est inscrite dans sa propre histoire parm,i

L'HOMMAGE DE CE LIVRE vu

Nous nommons ensuite, dans notre hommage, l'Assemblée nationale sortie des comices de septembre 1889, parce qu'elle se trouve rappeler, et pour le nom et pour les dates, la première assemblée française à qui incomba le fardeau de s'occuper pour la première fois de la question juive. L'expression ne semblera pas trop forte, quand on aura pris connaissance de cet ouvrage. De 1789 à 1791, l'Assemblée nationale, devenue la Constituante, eut le cauchemar de cette question. Dans l'hypothèse où l'Assemblée nationale de 1889 viendrait à en être saisie de nouveau durant sa législature qui commence (ce qui ne serait nullement impossible), il reste à savoir si elle se résignerait aux hésitations et aux perplexités de sa devancière, et si, en fin de compte, elle capitulerait, comme elle, devant les juifs.

Aurions- nous pu oublier, dans notre hommage, Messieurs les membres dos Assemblées provinciales de ce centenaire ? Eu reprenant, avec une largeur de vues et une précision admirables, toutes les questions contenues dans les cahiers de 1789, ils n'ont délibéré sur la question Israélite qu'avec une extième réserve, uniquement à propos de l'accaparement et de l'agio-

ses principaux débiteurs. » La reconnaissance des Israélites pour la famille Carnet date de cette époque. (Voir pour plus de développements le Moniteur du 28 mai 1841, elles Archives Israélites, année 18'rl. p. 34Û-3Ù1.)

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