‹ La prépondérance juiveChapitre 17 sur 46 · D. — LA. PASSION DE PARVENIR · texte numérisé non relu

D. — LA. PASSION DE PARVENIR

Belle d’idéal avec l’ouverture du siècle, elle est devenue, vers la fin de l’Empire, inquiète, égoïste, grossière : son horizon, qui était avant tout l’acquisition de la gloire, s’est bien assombri.

Laissons quelques années se dérouler, le siècle s’avancer... voici 1840... puis 1860... Qu’est devenue la passion de parvenir ? Son but est-il encore la gloire ?

Un peu. . . du côté de l’Afrique. . . ; la conquête de l’Algérie.

Son but est-il du moins l’honneur ?

Assez ! mais à dire vrai, les honneurs plus que l’honneur.

Serait-il la jouissance ?

Oh ! d’une façon effrénée, et universellement. La passion de parvenir pour jouir, naufrage de tous les caractères ! Bossuet prévoyait un temps « où Ton tiendrait tout dans l’indifférence, excepté les plaisirs et les affaires 1 ».

En ce temps-là aussi, la prépondérance juive ne serat-elle pas en pleine floraison ?

D’abord, pour ce qui est de l’honneur et des honneurs, les israélites en seront avides : quoi d’étonnant, après dix -neuf siècles de rebut ! Mais ce qui deviendrait surprise poignante, c’est que, quand l’israélite et le chrétien descendraient ensemble dans la carrière pour disputer le prix de la course, l’israélite obtînt presque toujours

1 Sermon pour le deuxième dimanche de l’Avent.

PAR NAPOLÉON

le prix. Sans doute, ses aptitudes auront été rafraîchies et stimulées par l’émancipation civile ; mais n’aura-t-il pas surtout l’or qui possède la vertu d’abréger, encore mieux que la vapeur, les distances à parcourir ?

Ensuite, pour ce qui est de la jouissance, sa poursuite ne serait -elle pas envoie de préparer une redoutable sujétion du chréti en vis-à-vis de l’israélite ? L’un et l’autre seront affamés de bien-être et de plaisir : l’un parce qu’il n’aura plus la foi, l’autre parce qu’il aura conquis la liberté de tout savourer, de tout attirer, de tout captiver. Et, de plus, c’est ce dernier qui aura l’or. Il en résulterait, quoi ? La néfaste reproduction de la personne humaine employée comme un moyen. Napoléon a mis à l’ordre du jour cette abominable théorie. Mais s’il y a eu, avec lui, gaspillage de la vie humaine, la personne de l’homme a été traitée, du moins, comme un moyen de gloire : tandis qu’il est à craindre que, sous une ère « où l’on tiendrait tout dans l’indifférence, excepté les plaisirs et les affaires », la personne humaine ne fût traitée et exploitée que comme un moyen de jouissance et d’aplatissement.

Nous avons suivi, une à une, les brillantes ornières creusées par le char de l’Empire : elles mènent toutes à la prépondérance juive.

Le trépied où le captif de Sainte-Hélène faisait parler ses idées, ses batailles, ses lauriers, entrevoyant l’avenir pour lui et les siens, n’était-il pas menteur ?

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