A. — LA RELIGION VASSALE
Il n’a pas été dans les desseins de l’Empereur de supprimer ni même de diminuer la religion, mais il
PAR NAPOLÉON
avait l’idée fixe d’en faire une vassale de son empire. Ce que nous en avons rapporté (page 180) se trouve confirmé par cette citation du Mémorial de Sainte- Hélène : « Si fêtais revenu vainqueur de Moscou , f eusse amené le pape à ne plus regretter le temporel ,
f en aurais fait une idole , . f aurais dirigé le monde
religieux , ainsi que le monde politique. . . Mes conciles eussent été la représentation de la chrétienté , et le pape n'en eût été que le président i. »
C’est pour amener cette vassalité que les articles organiques ont été perfidement adjoints au Concordat et que le budget des cultes, dette envers l’Église de France, devient, dans la pensée du despote et de ses successeurs, un moyen de tenir sous le joug le Clergé, assimilé à un fonctionnaire rétribué.
L’Empereur a passé, et les instruments de vassalité sont demeurés.
Supposons les juifs, au cours de leur puissance grandissante, parvenant à diriger soit d’une manière occulte, soit par une participation normale aux affaires du pays, ces instruments- de vassalité, ce budget, ces articles organiques, même ce Concordat, quel appoint pour leur crédit, grand Dieu ! et quelle humiliation pour l’Église de F rance !
Audacieux Empereur, avec votre astuce de léopard unie à votre vigueur de lion, vous avez voulu faire tomber dans le piège de votre gloire l’Église, la Synagogue, la France : l’Église usera le piège, la Synagogue saura s’en tirer, mais la France y Sera trouvée pantelante et humiliée, jusque dans les choses saintes!
1 Mémorial.
LES NATIONS DESORGANISEES
B. — LE BOULEVERSEMENT DES FRONTIERES, LE PÊLE-MÊLE DES PEUPLES ET DE LEURS INTERETS
Ce pêle-mêle, que nous avons décrit (pages 186-189), complétons-le par la citation d’un historien :
« On vit alors les plus étranges mélanges dépeuples ; on vit les cipayes combattre en Egypte ; une flotte anglaise partir des côtes du Malabar et de Coromandel pour débarquer des troupes à l’Ile-de-F rance ; les Espagnols combattre à Dantzick, les Italiens à Varsovie, les Polonais à Saint-Domingue. Il (l’Empereur) mit en pièces les nationalités, foula aux pieds les constitutions, et fit d’une république un royaume ou une vice-royauté ; il mêla selon son caprice, les plaines et les montagnes, les peuples anciens et nouveaux, sans souci des religions, de la langue et des mœurs; il conquit sans idée de conserver, sans suivre une diplomatie habile et sans savoir fonder l'avenir sur la connaissance du passé ; il détacha le Tyrol de l’Autriche, à laquelle il livra Venise ; il sépara Rome et Florence de l'Italie, dont elles sont le cœur; il mit un roi dans la Hollande républicaine; il détacha les princes allemands de leur empereur, et prétendit faire plier l’Espagne sous des rois étrangers. D’une ruine sortait une autre ruine ; son but unique était de conquérir des peuples, afin de les employer pour en conquérir d’autres1. »
Qu’est -il résulté de ce pêle-mêle?
La naissance du cosmopolitisme ; par sa convoitise babylonienne, Napoléon en est l’auteur.
Les sectes, du reste, l’avaient annoncé. « Les princes
i Cantu, Hist . univ., t. XVIII, pages 271, 287.
PAR NAPOLÉON
et. les nations disparaîtront de dessus la terre. La raison alors sera le seul code des hommes i. » N’est- ce point là le but, avoué aujourd’hui, du socialisme international : Renverser toutes les frontières , abolir toutes les nationalités , en commençant par les plus petites , pour ne faire qu'un seul Etat , effacer toute idée de patrie, rendre commune à tous la terre entière 2 .
Or l’Empereur a inauguré ce cosmopolitisme par son bouleversement des frontières et son pêle- mêle des peuples.
Mais là encore n’était-ce pas préparer la prépondérance juive ?
Cosmopolites depuis le commencement de l’ère chré tienne, les juifs, dans les tendances réfléchies ou inconscientes de leur jalousie, n’ont jamais eu qu’un rêve : celui de désorganiser les peuples chrétiens et de briser par la ruse, ne pouvant le faire par la violence, le faisceau de leurs forces, de leurs gloires, de leurs intérêts. Quelle satisfaction secrète pour ces éternels voyageurs le jour où le cosmopolitisme leur donnerait des compagnons de voyage! Le pêle-mêle de l’Empire a commencé cette joie de ia ressemblance. A tous ces princes descendant les degrés des trônes et s’en allant en exil, à tous ces peuples traînés et retraînés sur les grands chemins, le Juif-Errant a pu dire : Vous voilà devenus semblables à moi !...
Mais quel renversement, grand Dieu! si jamais le Juif-Errant, ayant été invité à s’asseoir au foyer des
1 Weishaupt.
2 Deschamps, les Sociétés secrètes , t. I, p. 257.
20i LES NATIONS DESORGANISEES
nations, en apercevait les fils cheminant hors de leurs terres, de leur sol : complice de l’expulsion, ou simplement spectateur paisible !
G. — l’émiettement des fortunes
C’est un des plus fâcheux résultats du Code Napoléon : inutile d’y revenir.
Mais, hélas ! par ce résultat, le Code Napoléon ne devient-il pas l’auxiliaire le plus actif de la puissance hébraïque ? comparable à la trahison d’un maréchal de France sur un champ d’opération où, contre la fortune des nations, s’avancerait la fortune juive! Le Code livre à cette dernière domaines, châteaux, collections d’art, finances : tous les bagages seront pris.
Qu’on médite, en effet, les lignes suivantes ; elles sont d’un jurisconsulte aussi éminent qu’impartial : «Le juif conquiert le chrétien; nous n’avons pas la simplicité de lui en faire un reproche; mais nous demandons quel intérêt a le législateur à mettre le citoyen français dans la nécessité de vendre ses immeubles aux juifs qui les gardent?
« Nos lois interdisent la faculté de conserver le bien. La liberté de tester est un délit qui est immédiatement réprimé par les tribunaux.
« Les Juifs ont beau jeu. Ils sont économes. Ils savent que les chrétiens, de par notre Code civil, subissent périodiquement pour leurs successions une crise financière. Iis sont à l’affût, ils se présentent la bourse à la main. Le chrétien trouve facile d’y puiser. 11 n’a pas la prétention de garder une maison qui serait trop lourde pour un héritier, et qui d’ailleurs est grevée
PAR NAPOLEON
d’hypothèques et de droits de mutation. La maison passe naturellement au juif prêteur. La maison a été bâtie pour lui. Quant au chrétien qui l’a construite, embellie à ses frais, il lui restera la ressource de l’habiter comme locataire.
(( On crie contre eux, ils laissent crier ; on les ruinerait aujourd’hui, qu’ils recommenceraient demain. Ils ne sont que la cause seconde de leurs richesses. La cause première, c’est le Gode. »
Le sage et clairvoyant jurisconsulte, écrivant en 1888, a pu ajouter :
« Aujourd’hui les juifs dominent à Rome en vertu du Gode Napoléon, qui a retiré toute fixité aux intérêts matériels. Etablissez le Code civil d Rome , écrivait Louis-Napoléon à Edgar Ney. Le Gode civil mine, ébranle, détruit tous les corps, toutes les institutions fondées à toujours; il leur ôte, par une liquidation incessante des intérêts matériels qui les soutiennent, toute puissance de s’affermir ou de se développer. Il ouvre, dès le premier jour, la place à l’ennemi. G’est par cette brèche, et non par la brèche de la porta Pia , que l’ennemi est véritablement entré à Rome. Sous les mots de ventes et d’achats, de commerce, de crédit, de partage de successions, patronnés par le Gode civil, la Révolution a pris possession de Rome. Les Français, là comme en France en 1789, ont livré la société aux juifs. Les juifs régnent à Rome, et ce n’est pas leur faute ; des chrétiens d’un genre particulier l’ont absolument voulu.
« Le Gode civil est la* dynamite qui fait sauter toutes les institutions 1 . »
i Coquille, les Juifs (article du journal V Univers, 14 avril 1888).
Tout commentaire affaiblirait cette douloureuse citation.