‹ La préservation des jeunes enfants contre les gaz de combatChapitre 15 sur 22 · RUES · texte numérisé non relu

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Ces appareils en surpression par refoulement d’air

filtré nous amènent enfin à considérer des modèles existant actuellement dans le commerce. L’un d’eux com-

prend une baignoire en zinc, avec une couverture en

caoutchouc mobile et épais s’adaptant rapidement et

rendant l’ensemble imperméable aux gaz. Une large fenêtre en rhodoïde permei de surveiller facilement l'enfant. Un soufflet fixe aspire l’air à travers une cartouche filtrante de modèle courant et le refoule filtré

REP PORTE ; à à l’intérieur de la baignoire. L’évacuation de l'air se fait

par une soupape à l’extrémité opposée. L’enfant étant

dans l’appareil et le couvercle adapté, il suffit de manœuvrer le soufflet de manière à tendre légèrement le couvercle (environ 30 coups par minute).

Le volant d’air permettra d’ailleurs de parer à toute interruption de manœuvre, même si celle-ci se prolongeait jusqu'à 1/4 ou 1/2 heure.

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Peut-être peut-on reprocher à cet appareil un certain degré d’encombrement. Un système de bretelles pourrait d’ailleurs en faciliter le transport et il serait facile de le réaliser en plusieurs tailles. La taille unique permet la protection de l'enfant jusqu’à 3 ans.

La mème maison présente aussi un appareil basé sur les mêmes principes, avec un système de bretelles et qui est souple, plus aisément transportable, constitué par un sac imperméable muni d’un large rhodoïde permettant de surveiller l'enfant d’aussi près qu'il est possible.

À une extrémité se trouve fixée une cartouche au travers de laquelle un souîflet accordéon fait pénétrer l’air vers le sac. L’autre extrémité par où on introduit l’enfant sera ensuite fermée par un couvercle de caoutchouc $e moulant sur le monteur rigide de cette extrémité.

Ces dispositions nous semblent recommandables. Sans doute leur prix de revient reste-t-il élevé. On peut espérer le voir s’abaisser, la fabrication en grande série et les pouvoirs publics auraient leur charge à assurer, en totalité, sinon en partie.

Pour nous, ces appareils à surpression d’air filtré nous paraissent une solution pratique et donnant toute sécurité liée aux capsules filtrantes actuelles, même à l’occasion d’un séjour de plusieurs heures. (La limite d’efficacité du filtre, intéressante à connaître pour les persistants, à peu près indépendants de la vitesse de la filtration, permettra de faire face aux alertes les plus longues. On trouvera tous renseignements à ce sujet dans l’instruction technique pour la protection des gaz de combat.)

Nous insiterons seulement sur la nécessité pour le constructeur d'indiquer dans son mode d'emploi le rythme de la ventilation, lorsque celle-ci est réalisée à la main. D’ailleurs, il relève de nos observations que la ventilation mécanique ou automatique permettra seule de maintenir une surpression constante de 3 mm. d’eau avec une ventilation suffisante, mais non trop active, ce qui ne serait pas non plus sans inconvénient. Il nous semble d’ailleurs souhaitable, qu’en plus de ce système mécanique automatique, l’appareil garde un système à main, le rythme de ce dernier pouvant être contrôlé par un manomètre faisant partie de l’ensemble.

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Enfin, malgré la ventilation, il nous apparaît que l'élévation de la température et du degré de vapeur

d’eau, sans présenter un inconvénient majeur, aurait

intérêt à être moins élevée. N’y aurait-il pas un moyen applicable pratiquement à ces appareils pour lobtenie)?

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