RESULTATS OBTENUS COMPORTEMENT DE L'ENFANT DANS LES APPAREILS
Les observations sont de deux ordres : les unes empruntées au Médecin Général Cot, datent de 1936, époque où elles étaient du domaine du laboratoire. Elles correspondent d’ailléurs à l’étude d’appareils à air filtré en surpression ‘réalisés industriellement à l'heure actuelle.
Les autres portent sur les modèles que l’on peut se procurer présentement, qu’il s’agissent de modèles avec filtres en surpression ou en dépression.
Nous ne rapporterons pas d’observation touchant les autres modes de préservations de lenfance susceptibles d’être utilisés. En effet, il n’existe pas à notre connaissance d’appareils homologués y correspondant ce qui nous paraît leur enlever une part de leur intérêt actuel.
Expériences du Médecin Général Cot.
Dans les expériences du Médecin Général Cot, la surpression palliant à un défaut possible d'étanchéité, il s’agit de déterminer le débit minute d’air courant filtré nécessaire pour rester toujours largement au-dessous de 1,50 de CO? % et permettre également la stabilisation de la température et de la saturation en vapeur d’eau à un taux compatible avec le confort de l’enfant, le tout avec une surpréssion de 3 mm. d’eau.
Le premier essai a été effectué sur un sujet de 4 ans 1/2. L'expérience a été conduite en utilisant une
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chambre respiratoire de 100 litres. Elle a duré une heure et demie. Les résultats enregistrés ont été les suivants :
Après trente minutes, avec une alimentation en air de 25 litres minute, la teneur en CO? était de 0,55 %, la température intérieure de 26° (température de la pièce — 21°), la surpression se maintenait à 3 mm.
Après 55 minutes, avec une alimentation en air de 20 litres-minute, la teneur en CO? était de 0,75 %, la température de 26°5, la surpression de 3 mm.
la teneur en CO* était toujours de 0,75, la température la teneur en CO*? était oujours de 0,75, la température à 26°5 ét la surpression à 3 mm. La teneur en oxygène, recherchée en fin d'expérience était à 20,5 %. A la sortie de lPappareil, l’enfant est gai et ne présente pas le moindre symptôme de fatigue malgré la longue durée de l’expérience. Le pouls est normal, la tension également. Il n’y a aucune condensation de vapeur d’eau et à la suite de cette expérience le Médecin Général Cot concluait :
Le premier enseignement à retenir, c’est qu'il suffit d'un débit de 20 litres-minute pour équilibrer rapidement le CO? à 0,75 % et aussi pour rétablir la température intérieure de la chambre respiratoire à un degré très respirable. D’autre part, il sera utile de prévoir deux cartouches filtrantes si l’on s’en rapporte à la notice d'agrément, celle-ci prévoyant un débit de 500 litres-heure, par conséquent inférieur au débit de 20 litres-minute, soit 1.200 litres-heure.
La deuxième expérience, toujours du Médecin Général Cot et en même date, porte sur un enfant de onze mois, dure une heure et est effectuée dans une chambre
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respiratoire de 40 litres. Les résultats en sont superposables à ceux de l’expérience précédente.
La stabilisation du CO? au taux de 0,50 % a été obtenue dès la dixième minute et ce même taux a été retrouvé à diverses prises d’air effectuées à la vingtième, trentième et soixantième minutes.
La température s’est également fixée à 26° et le taux de la surpression a été mainténue constante entre 2 et 5 mm. d’eau. La quantité de CO? constatée dans la deuxième expérience est inférieure à celle de la première ce qui s'explique évidemment par la quantité de CO? moindre exhalé par un nourrisson que par un enfant de 4 ans et par le fait que l’un était en sommeil, l’autre à l’état de veille.
Et le Médecin Général Cot, qui rapporte ces expériences, d’insister dans ses conclusions sur la nécessité de donner à la personne chargée de maniement de l'appareil la possibilité de savoir si le débit minute fixé est réalisé, et de proposer aux constructeurs de sortir uniquement des appareils tels que les mouvements du dispositif actionné par la personne qui en est chargé soit à synchroniser sur sa propre respiration. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur ces
points.
Nos observations personnelles.
Elles sont d’un autre ordre. À l’heure actuelle, des appareils existent, soit déjà homologués et dans le commerce, soit ayant toutes chances de l’être d'ici peu.
Ne vérifiant leur étanchéité à la chambre à gaz que pour le principe et ne revenant pas sur cette discussion, nous nous sommes simplement demandé comment l'enfant supportait son séjour à leur intérieur.
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quelles étaient ses réactions physiologiques : respiraloires, rapidité et rythme de la respiration; cardiaque : pouls; humorales : en particulier réserve alcaline et chlore. |
Nous avons voulu nous assurer par nous-mêmes, de l'équilibre des échanges gazeux dans les appareils considérés.
Nous disposions d'appareils à surpression par refoulement d'air filtré et d'appareils en dépression par inspiration maternelle. Nous avons pu expérimenter sur un certain nombre de jeunes enfants de O0 à 2 ans, enfants tous bien portants: soit convalescents du service du Professeur Ribadeau-Dumas qui a bien voulu nous laisser entière liberté d’action dans ses salles, soit notré propre enfant.
Une observation personnelle le 25-9-39 :
Un enfant de un an, le jeune Bernard D... pesant 7 kg. 300 en fait l’objet. C’est un ancien anorexique déjà soigné dans le service en décembre 1938 pour hypotrophie rachitisme, hypotonie, pâleur, aspect médiocre. A l'heure actuelle, l'enfant mange et se porte bien, c’est un convalescent et non plus un malade, mais qui conserve encore un aspect un peu médiocre et nous insistons spécialement sur ce fait.
L'enfant reste 50° dans la baignoire à surpression, il y supporte très bien son séjour, y est très sage, s'amuse au travers du rhodoïde; à aucun moment on ne note une modification du rythme respiratoire, surveillé au travers de la fenêtre transparente.
À la sortie de l'enfant de la baignoire, on note une élévation de la température de l’appareil de 20 à 27°, une certaine condensation de vapeur d’eau; la respiration est normale, le pouls à 80. Une prise d'air faite
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avant de démonter l’appareil montre une teneur en CO? de 1 %. La réserve alcaline, dosée dans le sang recueilli sous huile de vaseline et oxafaté, montre le chiffre de 38,6. Quelle est la valeur de ce résultat? Nous lPavons dit; il s’agit d’un ancien anorexique qui, bien que convalescent, garde un aspect médiocre. Enfin, on peut se demander si il n’y a pas à un certain degré tout au moins acidose gazeuse.
Deuxième obsérvation personnelle, même jour:
Le même jour, le jeune Henri T.., âgé de dix mois, pesant 6 kg. 500, est mis dans l’appareil à surpression par refoulement, type semi-rigide portatif. Ici encore, il s’agit d’un enfant convalescent. I1 a subit une mastoidectomie en juillety 1939. A l'heure actuelle, il présente par moments des poussées de colite, quelques adénites.
Ici encore, l’enfant supporte très bien le séjour dans l’appareil et joue au travers du rhodoïde, il y séjourne 60’. À sa sortie, son pouls et sa respiration ne manifestent aucune anomalie. La température dans l’appareil s’est élevée de 21 à 26°. La condensation de vapeur d’eau paraît moindre. Une prise d’air avait été pratiquée à la fin du séjour de l’enfant : pour des raisons accidentelles son examen n’a pu être fait. La réserve alcaline dosée dans le sang pris dans le sinus longitudinal, toujours avec les précautions d’usage, donne le chiffre de 47,9.
Troisième observation personnelle, même jour:
Enfin, au cours de la même journée, nous avons pu expérimenter également avec un appareil à dépression type Le Mée.
Le jeune Jean-Claude G.…., âgé de trois mois, pesant 4 kg. 500 était entré dans le service à la suite d’un sevrage brutal. Il va parfaitement bien à l’heure actuelle et est porté sortant.
Nous le gardons 25° dans l’appareil relié au masque individuel d’une personne de bonne volonté. Ici encore, à la sortie de l’appareil, l’enfant est en parfait état, souriant, pouis, respiration sans modification. La température s’est élevée de 20 à 25°. La condensation de vapeur d’eau est peu marquée. La teneur en CO? de l'air compris dans l’appareil en fin d'expérience est de 0,9 %. La réserve alcaline est de 47,9.
Quelques jours plus tard nous avons l’occasion de continuer notre expérimentation.
Quatrième observation personnelle :
Le jeune Claude B.…., deux mois et demi, pesant 4 kg. 250, enfant bien portant, est mis dans l’appareilbaignoire à soufflet; il y reste une heure un quart, l’enfant y dort presque tout le temps; une alerte nous oblige en cours d'expérience à gagner l’abri. Le transport de l’enfant dans sa baignoire antigaz est possible, mais il faut le reconnaître, l’ensemble est certainement assez difficile à manœuvrer pour une femme. A la sortie de l’appareil, l'enfant ne présentait aucun trouble, il a bu immédiatement avec avidité un biberon dont c'était l'heure. Le taux du CO? était en fin d’expérience de 0,9 %, le taux d'oxygène de 19,8 %. La recherche de la réserve alcaline avant et après le passage de l’enfant dans l’appareil, donne respectivement 48,5 et 44,3: chute assez sensible dont nous nous demandons là encore, si elle ne correspond pas à une légère acidose
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gazeuse. Pourtant une teneur en CO? de 0,9 % ne nous paraît pas suffisante à l’expliquer.
Cinquième observation personnelle :
Le jeune Claude V.., âgé de 4 mois, pesant 5 kg. 250, convalescent de pyodermite, reste 50° dans un appareil à dépression. Il n’en apparaît nullement incommodé cette fois encore. Les réserves alcalines sont respectivement de 46,1 et 48, le chlore donnant les rapports suivants : avant le passage dans l'appareil, chlore
P 3.44 3.55 — = —— après le passage ———. A quoi peut corres- . G 1.87 1792
pondre cette double augmentation de la réserve alcaline et des chlores, d’autant que nous ne la retrouvons pas dans nos autres expériences. Par curiosité, nous avons fait également un dosage de la réserve alcaline et des chlores chez la personne qui a bien voulu nous prêter son concours pour porter le masque maternel.
Nous lui avons trouvé 49.9 et 1.90
Sixième observation personnelle :
La jeune Nicole C.., arriérée avec hérédité chargée :
gros foie, grosse rate, rachitisme, 22 mois, pesant 8 kg. 100, est mise dans la baignoire. On lui fait faci-
lement comprendre qu’elle n’a rien à craindre et, malgré quelque répugnance au début, elle se prête bientôt de bonne volonté à l’expérience. Celle-ci dure 50. L'enfant s’est endormie, s’est réveillée et joue tran-
PART Tr
quillement à l’intérieur de son abri. La prise d’air a donné 1,1 de CO? et 19,6 d'oxygène. La réserve alcaline avant l’opération, était de 42,3, les chlores respectivement de 3,52 pour le plasmatique, 1,77 pour le globulaire. Après l’opération, les chiffres trouvés ont été de 40,4 et de 3,54 et 1,82.
Toutes ces expériences ont été faites sur des enfants à jeun. Le sang a été pris sous huile de vaseline, la seringue contenant elle-même de l’huile de vaseline. Le sang a été oxalaté et les dosages faits immédiatement. De même pour les dosages gazeux.
Des causes d’erreur cependant ont pu échapper, et si nous n'avons pas cru indispensable de rechercher le taux des gaz du sang artériel sur l'animal, il nous aurait paru utile par contre, de connaître les pH avant et après les expériences et d’avoir également des examens réfractiométriques du sang, nous croyons, en effet, que dans toutes ces expériences, il faudrait tenir compte de Phydrémie et il nous paraîtrait normal de la trouver modifiée. Malheureusement, les circonstances présentes, nous l’avons déjà dit, ne nous ont pas permis de pousser davantage notre étude. En particulier, l’appareil habituellement utilisé pour mesurer les pH ayant été envoyé du laboratoire en province, nous r'avions à notre disposition pour ces mesures que des méthodes colorométriques qui nous ont paru trop peu sensibles par rapport aux faibles écarts des réserves alcalines.
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Nous ne raporterons pas ici les deux expériences que
__ nous avons réalisées sur un appareil à dépression mo- difié comme nous l’indiquons. Nous croyons nous y être
% #4 suffisamment arrêté plus haut, qu’il nous suffise de VE signaler que nous avons pu y laisser notre bébé, de deux mois, 30 à 40 minutes sans qu'il présente la moin- AT . ; . F dre réaction anormale. ; F LE
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