Miller, Loc. cit., II, pl
9. Ms. Br. Mus., Cat. add. 11,695 ; Miller, loc. cit., IT, pl. 7
10. Miller, Loc. FA I (1895), Die Weltkarte des Bealus, avec une grande planche, et A. E. Nordenskiôld, Periplus ete. (4897), p. 11. Le ms. fut écrit vers le milieu du x1° siècle pour Gregorius de Montana, abbé de Saint-Sever en Gascogne,
figure la mer Rouge, Sinus arabicus, embranchée sur le grand Océan appelé mare rubrum, et limitant arabia, la grande Arabie, au milieu de laquelle se dessine le Sinai en grand, entouré de légendes que nous retrouverons souvent par la suite mais qui se rencontrent iei pour la première fois depuis la table de Peutinger : Mons Sinai ubi filii isrl legem acceperunt; puis Deserla ubi fil isrl xl annis errauerunt: et ailleurs, près dela mer: {ransitfilior- isrl. Un autre Beatus, celui du ms. de Turin du xn° siècle, possède un planisphère beaucoup plus grossier, avec un petit nombre d’écritures où seul nous intéresse un grand mons synai à deux pointes !. A rapprocher de celle du Beatus de Saint-Sever, en ce qui concerne la figuration des côtes, du passage de la mer et du Sinai, sont enfin d'autres cartes de la première moitié du xu° siècle, la mappemonde de Henri de Mayence * en 1110, la carte du ms. d'Orose de Saint-Gall * et la carte d'Hieronymus, à Londres ‘, en 1150; nous décrirons tous ces documents avec plus de détails dans la note consacrée au développement de la cartographie qu'on trouvera à la fin du présent chapitre.
Les géographes arabes, dont les œuvres commencent à se manifester à la fin du 1x° siècle, sont naturellement mieux informés que les cartographes occidentaux de la configuration du nord de la mer Rouge et des régions avoisinantes. Ibn Khordadbeh, le premier, nous renseigne sur les ports de lamer Rouge et particuhèrement sur Kolzoum, qui exerçait encore à son époque la fonction d'un grand port (v. ci-avant, chap. 11, $ 1), ainsi que sur Aila et la route de terre d'Egypte en Arabie par le fond des deux golfes, dont nous avons juxtaposé (chap. in, K IT) les descriptions successives ?. Dans le Livre des Climats d'Al-Istachri (951), on trouve des notes plus développées sur la mer Rouge,
4. Ms. xeur d. V.39 de la Bibl. de Turin; J. Pasinus, Codices manuscripli Bibl. regii Taurinensis etc. (1749), II, p. 26-29, avec reproduction; A. E. Nordenskiüld, Facsimile Atlas etc. (1889), p. 33; Miller, loc. eül., I, pl. 8.