Codex lilurgicus ecclesiæ universalis, IV, pars 2, p
2, Édité par À. Papadopoulos Kerameus, avec trad. russe de G. Destunis, dans les Publications de la Soc. imp. russe de Palestine (Saint-Pétersbourg), XX (1891), 35° livr. ; un ms. de l'Histoire de Paisios à Paris, Bibl. Nat., suppl. grec, n° 680, p. 10-61, — Je n'ai pas vérifié si Paisios Hagiapostolites est le même personnage que le moine Paisios dont le journal de route de Jerusalem, du mont Sinai et du mont Athos a fait l’objet d'une lecture à la Société des Amis de la Révélalion religieuse, 1880, p. 59-76 (en russe).
3 Tryphon Korobeïnikoff, Premier voyage... [en russe), très inspiré de celui de Basile Posniakow, pèlerin vers 1570, qui n’a pas été au Sinaï; v. la traduction de Posniakow de Me B, Khitrowo dans Société de l'Orient Latin, Série géographique, V, Itinéraires russes. Pour le Deuxième voyage de Korobeïnikoff, on possède les éditions de S. Dolgow, dans Publ. del Acad. imp. russe pour l'histoire et les antiquités, Moscou, 1887, et Chr. M. Loparew, dans Publ. de la Soc. imp. russe de Palestine, 1889, 27° livr.
4. Cité par F. Mühlau dans ZDP V, XVI (1893), p. 217; 12 feuillets 8°, non paginé. Je n'ai pas eu entre les mains cet ouvrage, qu'il faudrait rapprocher du Viazo précité de Joanne Cola, publié pour la première fois en
5. Henry Castela, Le sainct Voyage de Iiérusalem et du mont Sinaï, Bordeaux, 1601, 1603, 1604, 1612, 1613.
Sainte-Catherine et ses traditions, et dont l’auteur est indubitablement un moine du couvent; ce manuscrit, inédit, est connu par la notice de E. von Dobschütz !.
En 1598 va au Sinai le Tchèque Christof Harant von Polzic *, après quoi l’on y rencontre, en 1604, Sebastien Schach*, puis Joachim Rieter 4 en 1609 et, en 1615, Christian Perband, qui visita le Sinaï, en partant du Caire pour y retourner, avec Arnd von Stammer et d’autres®. En 1615-16, Pietro Della Valle se rendit de Suez au Sinai par la route ordinaire et descendit du Sinai à Tôr ; il a de bonnes observations sur Suez, Aïn Mousa, l'entrée dans la montagne, le couvent et ses environs, le G. Katherîin, Tôr et les formations corallines ; le premier depuis l’époque lointaine de la pseudo-Silvie et de Cosmas, il remarque les inscriptions sinaïtiques sur les rochers qui bordent les routes (. Jan van der Straeten, en 1619, va de Jerusalem à Sainte-Catherine 7. En 1625, Friedrich von Käpfing et Karl Grimming de Niederrain font route de Suez au couvent du Sinai par le chemin ordinaire, avec retour par Suez $, comme avaient fait Perband et ses com-
1. E. von Dobschütz, Eine Sammelhandschrift des 16.Jahrhunderts, dans Bysant. Zeilschrift, XV (1906), p. 243 suiv.
2, Éditions de la relation de Polzic, en langue tchèque, de 1608 et 1668; trad. allemande : Der Christliche Ulysses…., 1638, imprimé à Nuremberg en 1678. Moderne : J. V. Prâ$ek, Reise des Christof Harant von Poläic und ihre Bedeulung für die historiche Erforschung des Morgenlandes, dans Casopis Ceského Musea, LXVII (1893), pp. 132-157, 381-395.
3. H. M., Analyse de la relation manuscrite d'un pèlerinage à Jérusalem el au mont Sinai entrepris en 160% par Sébastien Schach de Strasbourg, Colmar, 1846 (d’après un ms. de la bibl. de Strasbourg).
4. Joachim Rieter, Raiss in Levanta, Balestina, Egiptem, mons Horeb et Sinæ und endery heyligen erlter mer, ms. des archives de Nuremberg ; voir Rôhricht, Bibl. Geogr. Pal., p. 232.
5. R. Rôbricht, Die Jerusalemsfahrt des Christian Perband (1614-1616), dans ZDPV, XIX (1896), p. 102-104 : notice sur le ms. 1151, 4 germ., de la bibl. de Berlin, fol. 73 suiv.
6. Viaggi di Pietro Della Valle il Pellegrino.…, Rome, 1650, 1658, etc. ; v. éd. Fontana, Turin, 1843, 2 vol. Voyages de Pietro della Valle..…, Paris, 1661-1663, 166%, ete. Æines Vornehmen Rümischen Patritiü Reiss-Beschretbung..…, Genève, 1674. Voir lettres X et XI.
7.. Jan van der Straeten, Voyagie ofte Reyse naer Jerusalem ende Sinte Catharine grave ende diversche Landen, Bruges, 1620, 40.
8. R. Rôhricht et H. Meisner, Die Jerusalemsfahrt des Friedrich Eckher von Käp/ing und Karl Grimming aus Niederraun (1625), dans ZDPV, NII (1885), p. 174-178, d'après un ms. conservé dans les archives de la famille S, von Schab, à Munich, :
pagnons. Neïtzschitz accomplit à peu près, en 1630, le même voyage! que Pietro della Valle, et parle également des inscripüons sinaïtiques ; à Suez, il constate la ruine absolue de tout trafic, malgré les efforts répétés des Turcs pour y porter remède? (ef. ci-avant, chapitre in, paragraphe I). Balthazar de Monconys est sur les routes de la péninsule en 1647; lui aussi s'occupe des inscriptions sinaïtiques ÿ.
Jean de Thévenot ‘ fait en 1658 la route de Suez à Tôr, puis monte de Tôr à Sainte-Catherine par une route qui paraît être celle du O. Hebrân. Il décrit le couvent et ses environs, parle notamment, de la maison d'El Arbaïn, encore occupée à son époque. En revenant vers l'Egypte il fait route, entre Adjeroud et Le Caire, avec un bey de Tunis rentrant d'un pèlerinage de La Mecque, de qui ilobtient la liste des stations de son itinéraire ; nous avons utilisé cette liste plus haut (chapitre 11, paragraphe IT), pour la section entre Adjeroud et Kalaat el Akaba, en même temps que celle que fournit le pèlerin turc Hadiji Khalfa *, qui avait fait le voyage de La Mecque la même année 1658 que le bey de Tunis, mais non dans les mêmes conditions de rapidité princière. Les renseignements de Thévenot et de Hadji Khalfa sont les premiers qui nous parviennent sur le grand sentier est-ouest du désert de Tih, depuis les notes d’'Edrisi et de ses prédécesseurs arabes du x° au xn° siècle.
C'est à dessein que nous avons passé sous silence, depuis le
4. Des weilant Herrn George Christoff von Neitzschitz Siebenjährige und gefährliche Weltheschauung, 1663, 1666, etc.; v., dans l’éd. de Nurenberg, 1670, p. 145-167. — Siebenjährige und gefährliche Neu-verbesserte Europä- Asiat- und Afrikanische Weltheschauung des, Nuremberg, 1686. — Éd. qe G. Vetter, Magdebourg, 1753.
. Neitzschitz, éd. de Nuremberg, 1670, p. 144.
+ De Liergues, Journal des Voyages de M. de Monconys etc. Première partie. Voyage de Portugal, Provence, Italie, Égypte, Syrie, Constantinople et Natolie, etc., Lyon, 1647, 3 vol. 4°, Nombreuses éditions ultérieures.
4. J. de Thévenot, Relation d'un voyage fait au Levant etc. (1664, 2 vol.), ['° partie, liv. 2; v. notamment chap. xvir, p. 204-205 (l'itinéraire du bey de Tunis), chap. xxvr, p. 224 suiv. (Tôr et Sainte-Catherine). Nombreuses éditions et traductions postérieures. Une Suile du Voyage du Levant paraît en 1674, et les deux ouvrages sont réunis dans Voyages tant en Europe qu’en Asie et en Afrique etc., Amsterdam, 1727.
5. J. v. Hammer, Pilgerstrasse von Fu nach Mekka, nach Hadschi Chalfa, dans Wiener Jahrbuch d. Lit., t. XCII (1840), p. 48.
R. Wei. — La presqu'ile du Sinai. 19
à Suez, se retrouve en 1595 sur plusieurs cartes de Mercator !, chez qui sont conservées aussi, comme chez Ortelius, des formes différentes et moins bonnes ?. Ces dernières sont les seules que connaissent Richard Hakluyt * en 1599, Franciscus Hœæius“ en 1600, Abraham Goos ? en 1621, et c'est seulement avec Philippe Eckebrecht 5, en 1630, qu'on voit reparaître, sur une carte très pauvre de noms, une esquisse timide du golfe oriental. L'œuvre géographique très considérable des frères Bleau”’, vers 1660, ignore malheureusement, pour la mer Rouge, les cartes les meilleures d'Ortelius et de Mercator, mais dès 1658 commencent à paraître les cartes où Nicolas Sanson, pour la première fois, arrête le dessin de la péninsule au fond de la mer Rouge avec une fermeté qui ne sera plus oubliée désormais et qu'il faut louer, malgré la substitution de Faran à Tôr et la rélégation de Tôr beaucoup trop au sud, en dehors de la péninsule ; mais la situation de l'Aila antique au fond du golfe oriental est bien comprise $.
Rien de nouveau ne sera plus à noter, dans le domaine cartographique, avant le début du xvmi° siècle. Revenons, en attendant, aux relations des voyageurs, pour noter d'abord celles de Gabriel Bremond ”, qui passe au Sinai en 1666, et de Franz Fer-
4. Gerardi Mercatoris... (Kauffmann) L’Aflas..., Amsterdam, 1595, puis 1613 (éd. I. Hondius); carte d'Afrique et carte d'Asie. é
2. Nova Africæ labula, Asia nova, Afrique du nord et Egypte, dans L'Atlas (v. n. précédente), et plusieurs cartes dans l'Aflas minor publié avec les additions de I. Hondius (éd. française d'Amsterdam, 1630, in-8° oblong). Cf. le planisphère de Mercator reproduit par Nordenskiôld, Facsimile Atlas, pl. XLIII.