Dans Remarkable Maps, I, pl
6, Dans Remarkable Maps, I, pl. 8.
7. Voir, entre autres éditions et autres cartes, Geographia Blaviana, t. X, Nova Egypti Tabula.
8. Nicolas Sanson, L’Asie en plusieurs cartes ete., 1658, où l’on consultera notamment L’'Arabie Pétrée, Déserte, et Heureuse ; plus tard, les cartes qui accompagnent la Biblia Sacra d’Ant. Vitré, 1662, particulièrement la carte générale et le carton y inséré, relatif au nord de la mer Rouge; puis L’Asie de 1669 et L'Asie distinguée en ses principales parties, ete., de 1674, où le dessin péninsulaire, d'ailleurs peu exact, s’accuse progressivement et fournit, en dernier lieu, la forme qui sera celle des premières cartes de Delisle.
9. Seule a jamais été publiée, à ce qu'il semble, la traduction italienne de
dinand von Troïilo, qui vers la même époque comprend la course d'Ég gypte au Sinai dans ses longs voyages de pèlerinage !. Jean Coppin, voyageant en 1680, At Tôr, son couvent et sa citadelle ?. À. Morrison, anne de Bar-le-Duc, fait route en 1697, de la manière ordinaire, par Mokatteb et le O. Feîran, dont il décrit attentivement l'oasis et les montagnes environnantes ;1l arrive ensuite au Sinaï, décrit le couvent, le G. Mousa et le G. Katherin ; le Deir Arbain, à ce qu'il paraît, fut abandonné à ce moment par les derniers moines qui l’occupaient 5. Au printemps de 1700 Charles-Jacques Poncet passe au Sinai au retour d’un voyage en Abyssinie commencé en 1698 ; parti par l Égvyp te et le Soudan, il effectue son retour par SE Djeddah et la mer Rouge, puis, les vents étant contraires, nest
terre à la pointe de la péninsule sinaitique à Chiurma — c'est la première apparition du nom de Scherm dans les écrits des voyageurs, — arrive de là, en six jours de route, à Tôr, dont il
note la forteresse et le couvent dépendant de celui du Sinai, monte en trois Jours à Sainte-Catherine, qu'il décrit et où il trouve 50 moines, redescend à Tôr et rentre à Suez par la route de terre habituelle *.
Dans le courant du xvu* siècle, probablement, sans qu'on puisse en préciser la date, se place la visite au Sinai du diacre Ephrem, qui nous est connue par plusieurs mss. arabes du Vatican (xvirt siècle), de Paris (xviu® siècle) et de l’Université Saint-
la relation de Bremond : Viaggi fatli nell'Egitto Superiore ed Inferiore nel monte Sinay e luoghi piu conspiciu... Opera del Signor Gabrielle Bremond Marsiliense da lui scritta in francese et falta tradurre in Italiano. Rome, 1679, 1680 ; Bologne, 1680.
4. F F. von Troilo, Orientalische Reisebeschreibung etc., Dresde et Bergen, 1676; D" Ulrich Schneider, Ærlebnisse eines sächsichen Cavaliers auf seiner Pilgerfahrt nach dem heiligen Lande, 1660-70, dans Das Heilige Land, XXIX (1885), pp. 127 suiv., 161 suiv.
2, Le bouclier de l'Europe ou la querre sainte... avec une relation des voyages faits dans la Turquie, la Thébaïde et la Barbarie... par le R. P.J. Coppin, consul des François à Damiette ; le Puy, 1686 (v. p. 239 de cette édition), Lyon, 1686, 1720.
3. À. Morrison, Relation hislorique d’un voyage nouveau fait au mont Sinai et à Jerusalem, Toul, 170#.
4. GC. J. Poncet, Relation abrégée du voyage que M. —,médecin français, fil en Éthiopie en 1698, 1699 et 1700, dans Lettres édifiantes et curieuses écrites des Missions étrangères etc., 1e éd. (1713), €, IV, p. 1-195; voir, pour la péninsule sinaïtique, p. 174-192.
Joseph à Beyrouth !. Rien de bien singulier ne se rencontre dans la relation d'Ephrem, qui est arrivé d'Égypte par la route ordinaire de Gharandel et décrit ensuite les routes de Gharandel àx Tor, de Gharandel au couvent par Feîran, le couvent luimême et ses environs, le Deir Arbain, le G. Katherin, et pour finir, la route connue de Jerusalem au Sinai par Gaza, Hebron, le O. El Arish, Nakhl, le nagb Er Rakineh, la plaine de Ramleh et le O. El Akhdar.
En 1708 a lieu le voyage de Ipp. Vitchepsky, dont la relation fut publiée en 1858 dans le recueil de l'archimandrite Leonide?. En 1710 paraît pour la première fois l'Office de Sainte-Catherine et le guide du pèlerinage au Sinaï, ouvrage grec très connu par de nombreuses éditions ultérieures et dont on possède, de la première partie du xvin* siècle, une version arabe manuscrite *.
Le P. Sicard, peu de temps avant sa mort en Égypte, — entre 1716+et 1720, — avait fait le voyage du Sinai par la route ordinaire de Suez à Sainte-Catherine, descendant ensuite de Sainte-Catherine à Tôr pour rentrer à Suez par la route de la côte. À Sainte-Catherine se trouvaient #0 moines: à ÆRaithe, il décrit l’oasis et les « grottes » de l'ermitage antique que
4. Ms. 286 du Vatican, rapporté d'Orient par J. S. Assemani ; cf. Mai, Script. Veter. Nova Coll., IV, p. 466 ; trad. latine de I. Guidi, Une description arabe du Sinai, dans Rev. biblique, 1906, p.433-442. Ms. 312 de Paris, Bibl. Nat., fonds arabe. Deux mss. de la Bibl. Or. de l’Univ. Saint-Joseph à Beyrouth, et d’après ces derniers, publ. du texte arabe par le P. Louis Cheîkho, La description du mont Sinaï par le diacre Ephrem, dans Al Machriq, IX (1906), pp. 736 suiv., 794 suiv.
2. Archim. Leonidas, Les pèlerins russes en Terre Sainte, Petershbourg, 1858, 106 pp. 8° (en russe).
3. Lelivre est une adaptation fidèle de quelques chapitres de l'’Eztzouñ rs eporoouxñs loruotas de Nectaire de Jerusalem, imprimée d'abord en 1677 et maintes fois reproduite au cours du xvint siècle. L'édition de 1710 de l'Office de Sainte-Catherine, imprimée à Tirgoviste par les soins du hiéromoine Metrophane Gregoras, est rarissime; vient ensuite l'édition de Marinos Piérios de Corfou, Venise, 1727, puis celles de Venise, 1773, 1778 et 1817 : [leotyoxon Leo tou aytou xat DeoBadtorou Opous Diva etc., auxquelles il faut joindre une édition turque, de Venise, 178#, imprimée par les soins de l'hiéromoine sinaïte Ignace. Une version arabe, inédite, figure dans un ms. du début du xvrr° siècle, acheté à Beyrouth en 1906 et conservé dans la Bibl. Orientale de l'Université Saint-Joseph ; elle a fait l'objet d'une notice développée du P. L. Cheïkho, Les évéques du Sinai, dans Mélanges de la Faculté Orientale de l'Univ. Saint-Joseph, I (1907), p. 408-421, mais l'identité de la description arabe avec le livre grec de 1710 a seulement été signalée par L. Petit dans Echos d'Orient, XI (1908), p. 127-128.
Wellsted, le premier des modernes, devait redécouvrir : à Gharandel, sur le chemin du retour, il est enthousiasmé par le ruisseau et les petites palmeraes. On n'a de ce voyage qu'une relation.très résumée !: un mémoire développé devait le suivre, que la mort, sans doute, n’a pas permis à l’auteur d'écrire.
Egmont van der Nyenburg ?, en 1721, copie des inscriptions sinaïtiques qui furent publiés, plus tard, par Bayer, en même temps que celles dont s'était occupé La Croze. On commence, d’ailleurs, à s'intéresser sérieusement à ces inscriptions singulières. Pietro Della Valle les avait notées tout d’abord, nous l'avons vu,, et après lui s'en occupèrent Neitzschitz, Monconys, Thévenot, avant les tentatives de copie d'Egmont van der Nyenburg : il y avait déjà longtemps, au début du xvin* siècle, que la curiosité des voyageurs, d’abord exclusivement dirigée du côté de la géographie et des observations naturelles, s'était étendue aux faits archéologiques, et le problème archéologique dans la péninsule avait pour objet, à cette époque, les inscriptions sinaïtiques comme il devait avoir pour objet principal, au xix° siècle, les inscriptions égyptiennes. De plus, on les croyait hébraïques et relatives au séjour des Israelites au désert, ce qui augmentait énormément et leur intérêt propre, et l'intérêt de toute relation nouvelle de voyage dans la péninsule, dans laquelle on pouvait espérer trouver des lumières sur la question. C’est ainsi que Robert Clayton, évêque de Clogher, le même qui avait fondé un prix en faveur du déchiffrement des inscriptions mystérieuses, traduit et publie, vers le milieu du siècle, la relation du voyage fait au Sinai en 1722 par un supérieur des Franciscains du Caire ?. Ce religieux visita, en compagnie de plusieurs autres,
4. Extrait d'une lettre du P. Sicard au P. Fleuriau, dans Choix des Lettres édifiantes etc., Paris, 1825, t. V, p. 380-389, et, plus complètement, dans l'éd. des Lettres édifiantes et curieuses de M. L. Aiïmé-Martin dans Panthéon Littéraire, t. 1, p. 540-544.
2, Les voyages d'Egm. v. d. Nyenburg sont bizarrement accouplés avec ceux, antérieurs, de W. Heymann, dans les publications suivantes Reizen door een gedeelle van Europa, Klein Asien… Gedaen door Joh. Aegidius van Egmond van der Nyenbury (1720-3) en Joh. Wilhelm Heymann (1700-9), Leyde, 1757 et 1758, 2 vol. 4° ; éd. anglaises de 1758, 1759 et 1772, et française : J. G. Egmond et J. Heymann, Voyages dans une parlie de l'Europe, de l'Asie Mineur: des Îles de l'Archipel, de la ne de la Palestine, dans La Terre Sainte, 2 vol. 4°, 1757.
STR: Clay ton, À Journal from Grand Cairo to Mount Sinai and back
le couvent de Sainte-Catherine, et prit des notes, au retour, sur les inscriptions du O. Mokatteb.
A l’époque de cette publication, cependant, Clayton possédait sur les inscriptions sinaïitiques les renseignements beaucoup plus importants inclus dans le grand ouvrage de Pococke, livré au public en 1741. Avant d'y arriver, nous avons à noter, en 1721, ce qui concerne Thomas Shaw, dont la relation peut être considérée comme marquant le point initial de la série des grandes publications de voyages qui formeront la substance de la science orientale au xvin° siècle et au début du xix°. En ce qui concerne d’ailleurs la péninsule sinaïtique, les notes de Shaw ont peu de valeur ; il est allé de Suez à Tôr! par la route de la côte, Gharandel (qu’il écrit Corondel), et cette voie directe qui laisse Feïran sur la gauche, — Thévenot avait déjà procédé de cette manière et Pococke décrira la route plus clairement, — puis monta de Tôr à Sainte-Catherine. L'itinéraire qu'il donne d’autre part de la route d'Arabie par le désert de Tih et que nous avons utilisé plus haut (chapitre 117, paragraphe IT) résulte de renseignements recueillis, non d’une route faite.
Le nom de Corondel, que connaît Shaw, apparaît quelque temps auparavant, bien mis à sa place, dans les cartes publiées par Guillaume Delisle au début du xvin° siècle. On se rappelle le Corodolo, Corondolo que certaines cartes d'Ortelius et de Mercator, tout en conservant l’ancien Grondol erroné de la côte africaine, inscrivaient déjà un peu à l’est de Suez; les cartes, citées plus haut, de Nicolas Sanson n’en portent pas trace, et
again. Translated from a manuscript, written by the Prefetto of Egypt, in company with some missionaries de Propaganda Fide at Grand Cairo… By the Right Reverend Robert, Lord Bishop of Clogher. 2° éd., Londres, 1753, V. notamment ». 45-46 pour les inscriptions de Mokatteb. Plusieurs éditions et traductions postérieures, dont celle de J. P. Cassel, Tagereise von Gros-Cairo nach dem Berg Sinai, Hanovre, 1754, et celle qu'on trouve annexée, sous le titre: An exact Journal from Cairo to Mount Sinaibegqunthe first of September 1722, à l'édition de 1810 du vieil ouvrage de Henry Maundrell, Journey from Aleppo to Jerusalem at Easter 1697 (nombreuses éd. à Oxford, de 1697 à 1749, puis Utrecht, Orléans et Paris, 1705 et 1706, etc., mais sans le livre de Clayton).
1. Th. Shaw, Travels or Observations relating to Several Parts of Barbary and the Levant etc., 1r° éd., Londres, 1733, fo; 2e éd., 1754, 4: v. dans celte dernière, pp. 310-324, 438 suiv., et note p. #77 pour la route du désert de Tih. Trad. allemande : Thom. Shaw’s Reisen in der Levante, Leipzig, 1765, p. 268-277 (la route du désert de Tih annexée au chapitre)
BIBLIOGRAPHIE HISTORIQUE RSR
leur tradition, qui persiste l’espace d’un quart de siècle, se manifeste chez Cellarius, dont on notera la curieuse esquisse de la péninsule et des deux golfes !, et dansles premières cartes de Guillaume Delisle ?, qui en 1695 reproduit simplement, pour le fond de la mer Rouge, la forme de 1674 de Sanson, avec la péninsule en bizarre saillie quadrangulaire, Tor à la pointe méridionale, Suez au fond du golfe occidental, Calzem sur la côte africaine, Faran à l’ouest et non loin de Tôr, et Aila trop à l’ouest dans un recoin du golfe oriental beaucoup trop ouvert. Mais voici, dès 1700 et 1701, des cartes considérablement améliorées et qui seraient très bonnes’si le golfe oriental ne restait trop large et la péninsule encore alourdie, privée de sa pointe méridionale ; mais Aiïla a pris sa place correcte au fond de son golfe, le cap Mohamet est noté, et sur la côte occidentale les Fontaines de Moyse, Corondel et Tor sont bien situés, de même que le Sinai au nord de Tôr, dans l’intérieur ‘. En 1707, autre carte, où le dessin de la côte occidentale est meilleur, la pointe de la péninsule plus nette, et Scherm (Chirame) noté près du Ras Mohammed ? : le nom de la localité est déjà apparu dans la relation de Poncet en 1700. En 1722, enfin, apparition du nom d'Akaba, Sacaba, quise substitue à l'indication injustifiée de l’Aïla antique au fond du golfe oriental.
Certaines de ces cartes servirent à Richard Pococke, quin’en tira pas tout le parti possible et persista à imposer à la péninsule ces contours alourdis et comme tronqués qui se maintiendront
4. Christophorus Cellarius, Notitiæ orbis antiqui libri, t. II (1706), Palaestina seu Terra Sancla (p. 464).
2, Atlas ou Recueil des ouvrages géographiques de Messieurs Guillaume de Lisle Père et Fils etc., 2 vol. f°, cartes de dates diverses entre 1690 et 1725. Les pages indiquées aux nn. suivantes sont celles de l’exemplaire de la Bibl. Nationale, inlerfolié anciennement et paginé à la main.
3. Delisle, Estats de l'Empire du Grand Seigneur des Tures, 1695 ; Atlas,
k 4. Delisle, L'Asie, 1700, dans Atlas, p. 120, et Carte de la Turquie, de l'Arabie et de la Perse, 1701, dans Atlas, p. 126. Cette dernière carte est reproduite sans changement dans G. de l'Isle et Ph. Buache, Aflas géographique publ. vers 1780, feuille 29.
5. Delisle, Carte de l'Égypte, de la Nubie, de l'Abissinie etc., 1707, dans Atlas, p. 138.
6. Delisle, Carte d'Afrique, 1722, dans Atlas, p. 135. Les formes de cette carte se retrouvent dans celles du Theatrum hisloricum qu'on trouve à la feuille 37 de l'Atlas géographique de Delisle et Buache, publié vers 1780.
jusqu’à la fin du siècle. Avec Pococke, cependant, nous rencontrons la première des descriptions routières enfin complètes et dégagées de toute incertitude topographique, que nous allons avoir à suivre dans la péninsule. Il s’y engage!, en 1738, par Suez, Ain Mousa et la route ordinaire par Ouärdan, Hammam Faraoun, Corondel, Oushet, ete. Il traverse le O. Feiran en aval de l’oasis, sans doute au débouché du sillon Mokatteb-Gharaouel, sort par le Feîran inférieur à l'extrémité nord d'El Gâa, par où il arrive à Tôr : c'est la route qu'on arrive à rétablir, auparavant, sous les pas de Thévenot et de Shaw. De Tr, 1l monte à Sainte-Catherine par le O. Hebrân et le nagb El Häwi, et visite le couvent et $es environs. Il explique que le massif situé immédiatement au sud du couvent est appelé en général Gebel Mousa, et qu'on y distingue le Æoreh au nord (Ras es Safsaf de nos cartes) et le Sinaï au sud. Suit cette note du plus grand intérêt pour l'histoire des traditions monacales : « A l’est du grand couvent et à l'extrémité orientale de l'étroite vallée qui est au nord du mont Horeb, est une colline ronde que les Grecs appellent mont de Moïse. Elle touche au mont Sinai au sud, et au mont Episteme au nord. » Episteme, comme on sait, est le versant méridional du massif qui domine la vallée de Sainte-Catherine au nord-est, et alors 1l est clair que la colline ronde, le « mont de Moïse » ainsi placé à l’est de l'extrême amont du O. Schouaïb, est le G. El Mounadja connu de nos cartes, le « mont de l'Entretien » que cette inexplicable tradition monacale différencie à la fois du grand Sinai et du lieu du Buisson Ardent, quiest dans le couvent même. Nous avons attiré l'attention, plus haut (chapitre v, paragraphe IV), sur les superpositons de traditions que manifestent des singularités de cet ordre.
Après le couvent, Pococke décrit le G. Katherin, le G. Mousa et ses abords, Episteme, El Raha, El Melga et leurs ruines : ses notes ont été utilisées, plus haut, à diverses reprises. Il emprunte, pour son retour, une route difficile à identifieren détail, qui paraît être la route supérieure par les O. Barak, Lebweh,
4. R. Pococke, Description of the East, Londres, 1'e éd., 1741, et 2e éd., 1743, 105 € I, p. 136-160 pour le voyage de la péninsule, Trad. française : Voyages de Richard Pococke etc., Paris 1771-1772, 7 vol. in-12 ; v. t. I, p. 408-465. Trad. allemande : R. Pococke, Beschreibung des Morgenlandes, Érlangen, 1771, 4° ;v. t. I, p. 208-238.
ete., de sorte que bien qu'il nomme Paran et son couvent, il n’est probablement pas passé à Feiran. Dans sa relation, il ne parle pas de la grande montagne qui domine Feîran au sud, mais il note son nom sur sa carte, Serban : c'est la première fois qu apparait, dans les écrits des voyageurs, le nom du Serbäl.
En d’autres parties de l'ouvrage, Pococke note les stations de la route du pèlerinage du Caire à la Mecque, d’après des renseignements recueillis ! (liste utilisée ci-avant, chapitre 11, paragraphe IT, pour la section d'Adjeroud à Akaba), et ailleurs ?, nous donne le texte intégral, en traduction du grec, du célèbre firman de Mahomet dont bien peu de voyageurs ont pu prendre, à Sainte-Catherine, une connaissance complète.
Pococke ajoute une contribution notable, enfin, à la collection des inscriptions sinaïtiques copiées. Il est suivi, dans cet ordre de travaux, par Davison et E. W. Montagu, dont le voyage de 1761 au Sinaï a pour objectif principal les « montagnes écrites ? ». Antérieurement au leur est encore à noter le voyage de Khalil Sabbagh, Grece de Damas qui visita le couvent du mont Sinai, en 1753, en compagnie de l'archevêque, et nous a laissé, en arabe, une description très vivante des hommes et des choses #
De même que Davison, Montagu et tous leurs prédécesseurs, c'est principalement le Mokatteh de Ia grande route du versant occidental que voulait explorer Carlsten Niebuhr, lorsqu'il s'engagea, en septembre 1762, dans l'expédition qui devait donner au point de vue épigraphique des résultats si différents et si inattendus. Niebubhr, qui ne cessa de lutter contre la mauvaise volonté de ses guides bédouins, suivit en partant de Suez la route ordinaire par Gharandel et Hamman Faraoun, fut mené à gauche, sur la route supérieure, par le O. Hamr, vit le O. Nasb, — première description de ce lieu — et fut conduit de là, par le difficile escarpement de la falaise grèseuse que nous avons décrit en détail