b., p. 125-126, route du Sarbout à EI Markha
lièrement serré, la précision topographique est faible, et la carte a besoin d'être corrigée dans une large mesure pour eoncorder avec les levés de F1. Petrie en 190%. Et toujours le même reproche à faire : les opérateurs ne se sont pas étendus hors des vallées de base, dans le O. Suwig, auquel ils ont seulement rattaché, comme point isolé, le temple du Sarbout ; quant au plateau environnant et à son revers sud, si important à connaître au point de vue des communications, ils ne l'ont même pas découvert !.
Le travail topographique est plus complet dans le district Serbâl-Feîran, où une assez bonne carte à grande échelle comprend la montagne, et l’oasis, — dans l’oasis, Laborde et Lepsius étaient jusqu'alors nos seuls guides topographiques, — et dans le district de Sainte-Catherine, où une carte analogue vient heureusement compléter celle de Penrhyn Stanley.
La géologie, dont les éléments observés sont notés sur la carte au 1/126.720 (sans indication de failles ni limites d’affleurements et sans mise en couleur), est spécialement traitée dans la carte géologique au 1/633.500, qui est mauvaise, et dans les mémoires de H. Sp. Palmer et de Holland dans l'Account? ; nous y reviendrons plus loin.
Dans l’Account, notons encore les mémoires archéologiques et historiques rédigés par C. W. Wilson, en ce qui concerne les monuments préhistoriques ou indigènes et les monuments d'époque chrétienne, et par S. Birch, qui n'avait pas été au Sinai, pour les monuments hiéroglyphiques *. Quant aux trois volumes de photographies, les deux premiers renferment une splendide collection de vues du désert, de la montagne, des sites des mines
égyptiennes, du couvent de Sainte-Catherine et des localités du
voisinage, qui rend inutile l’usage des dessins de Laborde et de
1. De même n'ont-ils vu que de loin, et figurent-ils au jugé, les grandes montagnes qui dominent le plateau du Sarbout au sud et à l’est, notamment les pies jumeaux du G. Oumm Rijlain.
2. H. Sp. Palmer, Descriptive Geography, dans Account of the Survey, chap. 1, p. 17-32: grandes lignes géographiques et géologiques de la péninsule ; Topographical Notes, dans Account, chap. 1v, p. 71-126 ; F. W. Holland, Geological Notes, dans Account, p. 217-236 : petit mémoire utilisant notamment le travail précédemment cité de Bauerman.
3. S. Birch, Archeology. 1, Egyptian remains, dans Account, chap. vu, p. 168-193; C. W. Wilson, IT, Primilive remains, tb., p. 197-216.
Lottin de Laval. Le troisième volume fournit des extraits très incomplets des monuments hiéroglyphiques du Sarbout et de Magharah !.
Au Survey se rattachent, au cours des années qui suivent, un assez grand nombre de comptes rendus, de publications annexes et de livres de vulgarisation. Dès 1868, Holland donne le premier compte rendu de l'expédition ?, et l’année suivante, publie des observations sur la carte dela péninsule #; en 1870, il donneun petit livre sans grandintérêt sur le Sinai “. En 1871 paraissentun ouvrage en collaboration des membres du Survey ?, et un livre beaucoup plus important de E. H. Palmer, qui reprend une foule de points traités hâtivement dans les mémoires de l'Account, et dans le domaine géographique, en particulier, nous fait connaître le O. Oumm Themaïm où sont, non loin de Magharah, quelques monuments égyptiens (p. 196 suiv.), et nous décrit, après Burckhardt et Lepsius, le Sigilliyeh du flanc méridional du Serbâl (p. 244 suiv.) : la grande carte du Survey, nous l'avons dit, met en place cette vallée remarquable, mais ne tient pas lieu du levé topographique qu'exigeraient ses routes antiques et ses ruines. Ailleurs, Palmer discute longuement la localisation du Sinai biblique, et se maintient dans les vues traditionnelles de l'identification de la montagne sacrée avec le G. Mousa.
En 1872, on rencontre des notes sur l'expédition de 1868 par S. Birch ?, qui déjà, nous l'avons dit, avait traité dans l’Account des inscriptions égyptiennes ; et un autre compte rendu de C. W. Wilson $ paraît en 1873. Il convient enfin de rapporter au
1. Sur la collection complète des estampagés et copies d'inscriptions qui fut rapportée en 1869, mais resta inédite jusqu'en 1904, v. ce qui est dit dans Weill, Rec. du Sinai, p. 74-71.
2. F. W. Holland, Recent explorations in the Peninsula of Sinai, dans Proc. R. G.S., XIII (1868-69), p. 204-219.
3. F. W. Holland, Notes on the Map of the Peninsula of Sinai, avec carte, dans London Geogr. Journal, XXXIX (1869), p. 342-3%6.