‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 137 sur 151 · M. D. Gibson, How {he Codex was found, 1894. s · texte numérisé non relu

M. D. Gibson, How {he Codex was found, 1894. s

7. À. S. Lewis, In the shadow of Sinaï, a story of Travel and Research from 1895 10 1897, Cambridge, 1898. C. R. d'Eb. Nestle dans Theolog. Lill.-Zeitung, 1899, n° 6,et R. Graffin dans Rev. de l'Orient Latin, LI (1898), p. 490-492,

1907 1. Limités, vers le nord, à une ligne est-ouest tirée par le O. Feîran et Dhahab, avec extension le long de la côte occidentale jusqu’à la région de Gharandel, les relevés de Hume et Barron ajoutent énormément aux données antérieures sur la géographie et la géologie du Sinai méridional, malgré certain manque de précision dans le détail qui se manifeste surtout par l'omission des failles sur les cartes.

A noter, en 1900, les publications du R. P. Dom P. Renaudin et de J. B. Chabot sur différentes circonstances de l'histoire de

Sainte-Catherine ?, puis, en 1901, une relation de-voyage sans grande valéur de A. Keller *. En 1902 passe dans la péninsule l'assyriologue R. Campbell Thomson ‘, conservateur adjoint au Br. Museum. Au printemps de cette même année se met en route la troisième caravane de l'École Biblique au Sinai, par Suez, la route ordinaire de Feîran et Sainte-Catherine, et pour le retour, au lieu de l'itinéraire par Nakhl et Gaza comme en 1896, celui d'Akaba par Nouweibeh et les chemins de l’Arabah, d'Akaba à Maan et à Petra. Outre le journal du P. À. Jaussen, qu’accompagne un précieux relevé topographique de la route d'Akaba à Maan ?, on possède du voyage la relation moins technique de Madame A. Sargenton-Galichon °.

1. W.F. Hume, Les Rift valleys de l’est du Sinai, dans C. R. dela VIIIe session du congrès géol. internat. de Paris (1901), p. 900-912 et pl. XXIT, trad. de The Rift Valleys of Eastern Sinai, dans Geol. Mag., 1901, p- 198-200 ; Sur la géologie du Sinai oriental, dans C. R. du même congrès géol. (1901), p. 913-932, trad. de Geology of Eastern Sinai, dans Geol. Mag., 4901, p. 200-204 ; The Rift Valleys and Geology of Eastern Sinai, Lond., 1901, 49 pp. 8° ; Occurrence of Miocene Rocks in Eastern Sinai, dans Geol. Mag., 1904, p. 250-252. — W. F. Hume, The topography and geology of the Peninsula of Sinai (South-Eastern portion), Le Caire, 1906 (Survey Department of Egypt), important volume avec cartes topographiques et géologiques au 1/250.000, au 1/62.500 et au 1/100.000 ; T. Barron, The topography and geology of the Peninsula of Sinai (Western portion), Le Caire, 1907 (Survey Department of Egypt), avec carte topographique et géologique au 1/250.000.

2. P. Renaudin, Le monastère de Sainte-Catherine au Sinai, dans Rev. de l'Orient Chrétien, V (1900), p. 319-321, J. B. Chabot, À propos du couvent du mont Sinai, mème vol., p. 492-498.

3. Adolf Keller, Eine Sinaifahrt (illustrations et carte), Frauenfeld, 1901, 170 pp. 8°.

4. Voir Weill, Rec. des inscr. égyptiennes du Sinaï (1904), p. 85.

5. A. Jaussen, Voyage au Sinaï, dans Rev. Biblique, XIX (1963), p. 100-120.

6. Adélaïde Sargenton-Galichon, Sinaï, Mx'äân, Petra. Sur les traces d'Israël et chez les Nabatéens, 190%. A. Sargenton-Galichon, Voyage d’une

Toujours en 1902, on rencontre les brèves notes du R. P. H. Lammens !, qui complètent les notes historiques de Renaudin et de Chabot en 1900, et les publications de F. Nau, qui donne dans le nouvel Oriens Christianus le texte grec des Récits du moine Anastase sur les Pères du Sinai (début du vu siècle), d'après plusieurs mss. de Paris, et en même temps une traduction française ?, ÿ

En 1904, R. Weill publie, comme introduction à un recueil d'inscriptions hiéroglyphes, un premier essai d'étude géologique et géographique sur la péninsule *. A la fin de 1904 se met en route l'expédition organisée, dans un but spécialement égyptologique, par l'Egypt Exploration Fund de Londres et dirigée par Flinders Petrie, secondé par C. T. Currelly et plusieurs autres collaborateurs, parmi lesquels Petrie voulut bien admettre l’auteur du présent ouvrage. Des fouilles complètes furent effectuées dans les sites égyptiens de Magharah et du Sarbout el Khadim, vierges jusqu'à ce jour de toute tentative d’investigation audessous de la surface des décombres ; elles donnèrent de beaux résultats, surtout au temple du Sarbout el Khadim. La route pour y parvenir se fit, au départ, par Suez, Gharandel, Markha, Shellal, Bouderah et Magharah, où l'on s'arrêta un mois pour les travaux de fouilles ; l'expédition fut rejointe, à Magharah même, par C. T. Currelly venu de la Haute-Égypte avec l’équipe des ouvriers égyptiens, par Kosseir, la mer Rouge, Tôr et le chemin le plus direct vers le O. Sidreh par El Gäâa, le Feiran aval et Mokatteb. Les travaux terminés à Magharah, toute l'expédition monta au Sarbout, non par le détour de Khamileh et de Suwig pour gravir ensuite la grande falaise, comme l'avaient fait tous les voyageurs qui avant nous visitèrent la localité égyptienne du nord, mais par la ligne de pénétration directe, inconnue jusqu’à ce jour, du O. Oumm Ajraf, dont l'amont s'élève doucement, à son extrémité nord, Jusqu'au niveau du plateau gréseux supérieur

femme à la Péninsule Sinaïlique et dans l'Arabie Pétrée, dans Globe, 42, Bull., p. 26-42.

4. H, Lammens, Le couvent du mont Sinai, dans Rev. de l'Orient Chrétien, VII (1902), p. 501-503.

as F. Nau, Les récits inédits du moine Anastase elc., dans Revue de l’Institut Catholique de Paris, 4902, n° 1 et 2 (tirage à part, 70 pp.).

3. R. Weill, Recueil des Inscriplions égyptiennes du Sinai ete., 1904. On trouve en tête (p. 1-86) la géologie, la géographie et une esquisse historique limitée à la période des établissements égyptiens.

(v. notre carte 2) ; nous avons longuement, plus haut (chapitre IV, SIV), décrit cette route, et aussi l'embranchement facile qui la met en communication, vers le nord-est, avec la route supérieure bien connue. Cet accès par le nord-est se révéla pour la première fois à Mrs. H. Petrie et Miss Eckerstein, qui pour rejoindre l’expédition dans son camp du Oumm Ajraf supérieur, au voisinage du Sarbout, arrivèrent de Suez par la route de Hamr, de Ramleh et du Khamileh supérieur, d’où l’on passe sans peine dans le Oumm Ajraf par le petit O. Hamr (v. carte 2); c'est la voie qu'empruntaient régulièrement, déjà, nos courriers avec Suez. C'est également par là que s'éloigna Weill, qui quitta le Sarbout le premier pour gagner Sainte-Catherine et Tôr : le chemin du Oumm Ajraf supérieur et du petit O. Hamr redescend facilement à l'amont du O. Khamileh, où l’on est sur la route supérieure habituelle. Weill, par cette route et le O. Esh Sheikh, parvint au couvent et descendit de là à Tôr par la voie du O0. Slé ; de Tèr, il rentra à Suez par la mer Rouge.

Petrie, les fouilles terminées, descendit seul (18 mars 1905) le grand escarpement du Sarbout par l’abrupt sentier, souvent décrit, du O. Dhaba, cependant que le gros de la caravane faisait le détour par Oumm Ajraf, Hamr, Khamileh supérieur et la descente dans le O. Suwig par le O. Merag ; la caravane le rejoignit dans le O. Nasb, d'où l’on revint vers Suez par le grand O. Hamr et la route ordinaire. Currelly et Frost, cependant, en quittant le Sarbout, avaient fait route vers Sainte-Catherine de la même manière que Weill ; ils visitèrent les environs et firent de longues pointes dans les vallées du versant oriental ; puis ils descendirent à Tôr et rentrèrent en Égypte. Mais au mois de mai, ayant terminé les travaux entrepris à Tell el Maskhoutah dans le O. Toumilât, Currelly et Frost repartent pour Magharah, chargés par les Travaux Publics égyptiens, sur le rapport de Petrie, d'enlever et de rapporter au Caire les bas-reliefs pharaoniques menacés par les exploitations minières des indigènes. Ils vont à Tôr par mer, et de là gagnent Magharah par Hebrân, Edjaweh, Feîran et Mokatteb : ils détachent du rocher les bas-reliefs, les descendent à fond de vallée, les transportent à la côte au moyen d'une plate-forme sur roues traînée par deux mules, et de la côte en Égypte dans un bateau envoyé pour cet usage. C'est immédiatement après ce travail que l'infatigable Currelly fait son

excursion de Tôr à Akaba, par la route ordinaire du versant oriental, avec l'intention de continuer sur Petra ; arrêté à la frontière turque par la garnison de Kalaat el Akaba, il rebrousse chemin par le désert de Tih, arrive à Nakhl, tourne à gauche par l'un des sentiers qui descendent dans Ramleh et rentre à Suez par la route ordinaire de la côte.

Le compte rendu des travaux de l'expédition parut en 1906. L'ouvrage !, plus spécialement archéologique que géographique, et dans le domaine de l'archéologie, consacré principalement aux monuments de l'antiquité égyptienne, est cependant assez riche en acquisitions topographiques nouvelles ; on y trouve, outre les indications qu'on vient dé voir sur les accès naturels, jusqu'alors inconnus, du Sarbout el Khadim, un levé avec courbes de niveau du val de Magharah, qui corrige et complète celui de Morgan, et un précieux figuré du plateau du Sarbout et des gorges qui découpent sa surface et ses arêtes (v. carte 4) : tous travaux dus au crayon exercé de Petrie. Weill, cependant, levait autour de Magharah, dans un périmètre plus vaste, la carte gravée au 1/20.000 dans le présent ouvrage {carte 3), et au Sarbout, des plans complémentaires pour servir à la connaissance de l'archéologie égyptienne du plateau (v. carte 5).

A Sainte-Catherine Weill rencontra, au début de 1905, Themistocles P. Bolides. conservateur des manuscrits à la Bibl. Nat. d'Athènes, qui s'occupait de compléter, en-ce qui concerne les manuscrits grecs du couvent, les descriptions fautives ou trop sommaires de Gardthausen, et travaillait en même temps, en mission de l’Académie des Sciences de Bavière, pour le Corpus d. grichischen Urkunden des Mittelalters und der neuen Zeit. En 1906 était encore au Sinai, avec la même intention de cataloguer le fonds grec, H. Grégoire, qui ne put mettre son projet à exécution ; nous avons parlé de son article de 1907, ainsi que des observations afférentes de Clermont-Ganneau, à propos de l'histoire des origines de Sainte-Catherine * (chap. v, paragraphe IV).

1. F1. Petrie, Researches in Sinaï, 1906; avec plusieurs chap. de CT. Currelly. Cf. R. Weill, Le désert sinaïlique et ses colonies égyptiennes, dans Büll. de la Soc. Normande de Géographie, 1906, p. 106-123. — La publication intégrale des inscriptions égyptiennes rapportées, qui incombe à lEgypt Exploration Fund, n'a pu avoir lieu encore,

2, Henri Grégoire, Sur la dale du monastère du Sinai, dans Bull. de Corr. hellénique, 1907, p. 327-354. Clermont-Ganneau dans Rec. d’arch. orientale, VIIT (1907), p. 76-78.

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BIBLIOGRAPHIE HISTORIQUE Jdu

En l'année 1906 nous trouvons à noter un dernier voyage, qui à la vérité n'intéresse pas directement la péninsule, le quatrième voyage de l'École Biblique, qui sous la direction de A. Jaussen fait l'excursion de Petra par Nakhl et Ain Qadeis. Le journal de Jaussen ! est accompagné d'un grand croquis topographique itinéraire, pris avec le talent déjà manifesté par l’auteur au cours du voyage de 1902.

L'activité littéraire, au temps où nous sommes, ne paraît pas se ralentir en ce qui concerne les questions touchant le Sinai et - Sainte-Catherine. En 1904 et en 1906 le P. L. Cheîkho publie le texte des relations arabes du xvin* siècle dont nous avons parlé plus haut, celles du diacre Ephrem et de Khalil Sabbagh ? ; la description d'Ephrem, nous l'avons vu, est publiée en traduction latine en 1906 par I. Guidi *. La même année, E. von Dobschütz donne une importante notice sur le ms. grec anonyme de Dresde, A. 187, qui traite du Sinai et dont l'auteur est certainement un moine de Sainte-Catherine *. En 1907, le P. Cheîkho fait connaître, en attendant publication, un troisième document arabe de même époque que les deux autres *, et que le P. L. Petit signale ensuite Ô comme étant simplement une traduction de l'Office de sainte Catherine grec de 1710. En 1907 encore, on trouve à noter plusieurs travaux relatifs aux questions sinaïtiques, notamment l'article de B. Turajeff ? et les notes archéologiques de F. M. Abel

1. A. Jaussen, Itinéraire de Nakhel à Petra, dans Rev. Biblique, XV (1906), p. 443-464, 595-600.

2. P. L. Cheïkho, Voyage de Khalil Sabbagh au Sinai en 1753, dans Al Machriq, VIT (1904), pp. 958 suiv., 1003 suiv. ; La descriplion du mont Sinai par le diacre Ephrem, dans Al Machriq, IX (1906), pp. 736 suiv., 794 suiv.

3. I. Guidi, Une descriptionarabe du Sinai, dans Rev. Biblique, XV (1906), p. 433-442.

4. E. von Dobschütz, Eine Sammelhandschrift des 16. Jahrhunderts, dans Byzant. Zeitschrift, XV (1906), p. 243 suiv.

5. P. L. Cheïñkho, Les évêques du Sinai, dans Mélanges de la Facullé Or. de l'Univ. Saint-Joseph (Beyrouth), II (1907), p. 408-421. ;

6. Le P. L. Petit, C. R. de l’article précité de Cheïkho, dans Echos d'Orient, XI (1908), p. 127.

7. B. Turajeff, Zu den Kulten des Sinai (en russe), dans Hakedem, Vierteljahrschrift für die Kunde d. alten Orients etc., Saint-Pétershourg, 1 (1907), p. 63-66.

8. F. M. Abel, Notes d'archéologie chrétienne sur le Sinai, dans Rev. Biblique, XVI (1907), p. 105-112.

R. Wei. — La presqu'ile du Sinaï

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et de M. R. Savignac!, et à l'heure actuelle, W. E. Jennings-Bramley poursuit une publication commencée depuis plusieurs années, sur les Bédouins de la péninsule sinaïtique ?. Mais les voyages et les écrits sont innombrables et 1l est difficile de les connaître tous. Quelques indications bibliographiques nous parviennent encore, trop tard pour que nous puissions les vérifier et les utiliser: nous nous bornons à les reproduire eïdessous en note ?.

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