‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 142 sur 151 · Hume... Sinaï (South-Eastern portion), pl. XX-XXIIL · texte numérisé non relu

Hume... Sinaï (South-Eastern portion), pl. XX-XXIIL

3, Barron,... Sinaï Western porlion), pl. X.

BIBLIOGRAPHIE HISTORIQUE ay

le O. Esh Sheikh, le O. Feiran et en d’autres endroits (p. 102- 103 et pl. IV), la structure du G. El Arabah {p. 136-138). I! étudie les différents élages de terrains (p. 154-170), le grès de Nubie superposé au carbonifère, les couches carbonifères qui comprennent, d'après lui, deux grès séparés par la couche mince du calcaire carbonifère et dont le supérieur, facilement confondu avec le grès de Nubie susjacent, est limité en haut par un épanchement de basalte : nous avons signalé plus haut (chap. 1, paragraphe Il) l'erreur que Barron à commise en interealant ainsi, entre le carbonifère et le crétacé inférieur, l’épanchement basaltique qui est en réalité d'époque tertiaire et superposé au grès de Nubie, eten différenciant les grès très uniformes qui s'élèvent au-dessus du calcaire carbonifère et supportent les premières couches crétacées. Accordant enfin une attention particulière au calcaire carbonifère (p. 165-169), Barron observe son affleurement, sur une quinzaine de kilomètres, dans le O. Baba supérieur et dans le O. Khalig.

Fourtau, dans un travail complémentaire publié en 1904, étudie ! le district de Tôr et donne une coupe de l'extrémité du G. EI Arabah qu'on peut joindre à celles de Walther.

R. Weill, en 1904, fait une première tentative d'étude des dislocations dans la zone grèseuse du versant occidental et de synthèse géologique, d’après les travaux antérieurement publiés*.

En 1904-1905 a lieu, enfin, l'expédition de FI. Petrie, dont les vues géologiques, exposées incidemment parmi les considérations d'archéologie et d'histoire qui remplissent les Aiesearches de 1906, sont parfois critiquables *. C'est au cours du même voyage que furent recueillies par nous, au Sarbout el Khadim et surtout à Magharah, en même temps que nous procédions au travail topographique, les observalions qui nous ont permis d'établir complètement la géologie du district de Magharah (ciavant, carte 3, avec ses coupes) et d'arriver à améliorer ce qu'on savait de l'histoire géologique du versant occidental: les lignes de rupture et les délimitations approximatives portées sur notre

1. R. Fourtau et Giorgiadès, La source de Hammam Moussa près de Tôr, dans Bull. de l'Inst. Egyptien, 190%, p. 189-196.

2; R. Weill, Rec, des Inscriptions Egypliennes du Sinai, 190%, chap. 1, S II et II, Géogénie et géographie du district minier, Géologie des. oucr x minières, p. 8-25.

3, F1. Petrie, Researches in Sinai, 1906, pp. 20, 34-36,

carte 2, qu'accompagnent les profils généraux de la mer à la crête de Tih, par Magharah et le promontoire extrême du grand horst au Sarbout el Khadim, et du Sarbout vers le nord-ouest dans le sens perpendiculaire, résument ce qu'il nous a paru possible de mettre en lumière, synthétiquement, de ce côté.

Que possède-t-on à l'heure actuelle, en somme, de la géologie de la péninsule sinaïtique ? Si l’on fait abstraction des cartes à très petite échelle de Ehrenberg, de Russegger et de Lartet, il reste comme cartes géologiques générales les très mauvaises productions de l’'Ordnance Survey et de Hull, et comme cartes plus complètes et vraiment utiles, celle de Walther, limitée à la bande côtière occidentale, celle de Barron, plus médiocre, pour le versant occidental du O. Woutah au O. Slé, etles bons relevés de Hume pour le versant oriental de Dhahab au Ras Mohammed et toute la région de la pointe. Mais d'une manière générale, comme on voit, la carte géologique n'existe pas plus que la carte topographique, et c'est bien naturel puisque l'établissement de la première suppose l'existence de la seconde. On arrive cependant, avec les travaux de Bauerman, Hull, Walther, Morgan, Fourtau et Hume, à réunir une collection de profils assez nombreuse pour que la structure géologique apparaisse celairement au moins dans ses conditions générales, et en joignant aux études qu'on vient de citer les observations de Tate et de Rothpletz, on possède les éléments tout à fait complets de la stratigraphie. Dans le domaine de la géologie comme dans celui de la géographie, la reconnaissance préliminaire est faite, les données générales sont acquises, et l'œuvre de la carte, dont l'intérêt scientifique serait grand à tous points de vue, pourrait être poursuivie, au moins dans certaines circonscriptions restreintes, avec de bonnes chances de succès f.

1. Notons encore, en post-scriptum, quelques articles intéressant la géologie et la paléontologie des couches sédimentaires supérieures au Sinai : F. Chapman, Tertiary Foraminiferal Limestones from Sinai, dans Geol. Mag., 1900, pp. 308-316, 367-374, pl. XIII, XIV ; R. B. Newton, Linthia oblonga, Orbigny, from Sinai, dans Geol, Mag., 190%, p. 443-445, et pl. XV ; J. W. Gregory, On a Collection of Fossil Corals from Eastern Egypt, Abn Boash, and Sinaï, dans Geol. Mag., 1906, pp. 50-58, 110-418, ph -VI ENVIE J. W. Gregory, Fossil Echinoidea from Sinai and Egypt, dans Geol. Mag., 1906, pp. 216-227, 246-255, pl. X, XI.

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