Aquarelle, pl. Il, p. 16 du tirage à part
3. Toute cette étude générale, qui précède celle des formations corallines, constitue le chap. 11 du mémoire, Der Geologische Bau der westlichen Sinaihalbinsel, p. 7-25 du üirage.
4. Max Blanckenhorn, Die Struklurlinien Syriens und des Roten Meeres, dans Festschrift Ferdinand Fr. von Richthofen, 1893, p. 115-181 ; v. p. 122- 124,
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faille à la limite orientale de la plaine, marquant le pied de la
grande montagne : les {émoins calcaires à la base des granites du
Serbäl suffisent d’ailleurs à démontrer son existence. Blanckenhorn signale, de plus, une deuxième grande faille parallèle et de même sens, à l’ouest : elle se manifeste, à 12 kilomètres à
l'ouest du Ras Mohammed, par la brusque tombée des fonds
maritimes, puis est rejointe par la côte un peu au sud de Tôr et suit le bord occidental du G. El Arabah.
Les observations de Walther dans la péninsule fournirent en partie, ultémieurement, la matière de deux importants ouvrages consacrés à la dénudation en climat désertique et aux formes de terrain qui résultent des actions prédominantes dans les circonstances de ce climat !. Le Sinai est largement mis à contribution pour la documentation figurée, dessins, croquis et photographies, qui accompagne continuellement ces études.
Rothpletz, ayant fait la route du versant occidental au printemps de 1891, publie une courte et substantielle note géologique * où la paléontologie est surtout visée. Rothpletz signale et décrit avec détails l’affleurement du calcaire carbonmifère dans les ramifications supérieures du O. Shellal, où Waither avait déjà constaté son existence.
Au retour de son excursion de 1895 dans la péninsule avec Jéquier et Legrain, Morgan en consigne les résultats dans un fnémoire sur les mines du Sinai compris dans le premier volume de ses Recherches3, et dont l'exposé géographique et géologique est utile. Signalons l'analyse stratigraphique détaillée, au Sarbout, des couches grèseuses minces, contemporaines du carbonifère, où l’on trouve les lits métallisés et les lits à turquoises (p.219). Ce qui concerne les dislocations est assez vague, et l'on ne trouve qu'une seule coupe (p. 218), prise par Bouderah et Magharah.
Fourtau publie, en 1898, les résultats de son voyage sur La côte ouest du Sinai, par la route ordinaire du versant occidental #.
1. J. Walther, Die Denudation in der Wüsle in ihre geologische Bedeutung, dans Abh. d. Kôün. Sächs. Ges. d. Wiss., XXVII (1891), p. 345-570 ; Das Gesetz der Wüstenbildung in Gegenwart und Vorzeit, Berlin, 1900.
2. Rothpletz, Stratigraphisches von der Sinaïhalbinsel, dans Neues Jahrbuch für Mineralogie ete., 1 (1893), p. 102-104.
3. J. de Morgan, Recherches sur les Origines de l'Égypte, 1(1896), p. 216- 238 (géologie et géographie, p. 216-229).
4. R. Fourtau, La côte ouest du Sinai, dans Bull, de la Soc. Khédiviale de Géographie, 1898, p- 7-35.
Ses observations, qui rencontrent en beaucoup de points celles de Walther, ont trait à la géologie de la grande marge côtière ce Suez au plateau de Gharandel, du O. Taiebah, de Markha, de la section Bouderah-Sidreh-Mokatteb, du O. Feiran, d'EI Ga et de la plaine de Tôr avec ses eaux. Les failles que l’on suit au long de cette route sont décrites, avec plusieurs coupes, dont une section très intéressante prise à l'extrémité nord d'El Markha. Signalons de plus la rencontre par Fourtau, dans le O. Bouderah, des couches minces métallisées contemporaines du carbonifère. W.F. Hume, T. Barron et S. T. Hardwick procèdent, en 1898-1899, aux relevés topographiques et géologiques du Sinai méridional dont lesrésultats co mplets paraîtront ! en 1906 et 1907, Hume se chargeant de ce qui concerne le versant oriental, et Barron du versant occidental, qu'il étudie vers le nord jusqu'à la région de Gharandel. Nous avons déjà dit un mot des cartes géologiques de Hume au 1/62.500 et au 1/100.000,
avee carte d'ensemble au 1/250.000 ?; elles sont extrêmement
intéressantes et le seraient plus encore si l'indication des lignes de faille était moins négligée. Les failles sont bien observées, cependant, dans la planche de coupes qui termine l'ouvrage, et en plusieursendroits oùelles contribuentà expliquer les lignes géographiques. Chez Barron, la carte géologique au 1/250.000 * est évidemment bonne en général, mais toujours sans l'indication des failles, et assez confuse dans le district où 1l nous est possible de la contrôler le mieux en détail, celui du Sarbout el Khadim. Barron a des notes géologiques des plus utiles, notamment sur le cours aval du O. Feiran (p. 23-24 et pl. II b, p. #1, de son ouvrage), le G. Abou Alagha (p. 24), la faille du O. Nasb occi-
dental (p. 43), les grands dépôts alluviaux qui subsistent dans
1. W. F, Hume, The topography and geology of the Peninsula of Sinai (South-E jastern Porlion), Caire, 1906 (Survey Department of Egypt), dont le chap. 1x, ne Rocks (p. 143-146), à été publié d'abord dans Geol, Mag., 190%, p. 250-252 : Occurrence of Miocene Rocks in Eastern Sin: av: T. Barron, The topography and geology of the Peninsula of Sinai (W estern Portion), Caire, 1907 (Survey Department of Egypt). Acte de W.F. Hume, The Rift Valleys of Eastern Sinaï, dans Geol. Mag., 1901, p. 198-200, et Geology of Eastern Sinai, même vol., p. 200-204, et éd. française des mêmes articles : Les Rift Valleys de l'est du Sinai, dans C. R. de la VIIP session du congrès géol. intern. 1901, p. 900-912, et Sur la géologie du Sinaï oriental, même vol., p. 913-932,