Ailanon, situé sur un golfe appelé Aila; De urb
11. H. Grégoire, Sur la date du monastère du Sinaï, dans Bull. de Corr, hellénique, 1907, p. 327-334; cf. Clermont-Ganneau, Nonna el Stephanos, de Aila, dans Rec. d’arch. orientale, VII (1907), p. 76-78.
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dit! qu'il y avait près d’Aila une ville nommée Aszioüm , Aszioun, avec beaucoup de palmiers et de cultures; renseignement qu'il faut rapprocher de la note singulièrement intéressante de Moukaddasi, d’après qui? la ville que l’on appelle ordinairement Ailah n’est pas l’Ailah véritable, ville antique dont les ruines se trouvent à peu de distance. On pourrait se demander si le vieil Ezion-Gaber avait transmis sa population Juive à Aila, car une tradition qu'on rencontre chez Istachri, Aboulfeda, Macrizi, Kalkaschandi, dépeint Aïla comme.une ville juive. Il est clair toutefois qu’il n'y a aucune relation de filiation entre le port de l'époque israelite, qui ne fut juif qu'un instant, au moment de la plus grande puissance du royaume, et la ville postérieure de vingt siècles ; et si une colonie juive importante se retrouve effectivement à Aila, c'est qu'elle s’y estinstallée comme il a eu lieu, au début du Moyen Age, dans un grand nombre de pays de l'Orient : on sait, notamment, les démêlés qu'eut Mahomet avec les éléments de population juive qui parsemaient la grande Arabie, |
Au début du vu® siècle, la ville d'Aïla marquait du côté de l'Arabie la frontière de l'empire byzantin : place d'arrêt sur la route d'Égypte et poste avancé du monde chrétien occidental, c'est sur elle que devaient forcément se diriger les premières entreprises de conquête de la nouvelle puissance arabe. L'attaque se dessina en l’an 9 de l’hégyre (630 ap. J.-C.), un an ou deux avant la mort de Mahomet, qui s'avança jusqu'à proximité du fond du golfe, mais ne dépassa pas Tebouk, ayant reçu en ce lieu les envoyés des autorités d’Aiïla, qui venaient reconnaître la suprématie du Prophète et acheter de lui la paix. Les auteurs arabes, d'accord sur le fait de cette négociation, diffèrent en ce qui concerne l'autorité qui avait envoyé l'ambassade. Mohamed ibn Achmed raconte que le Prophète étant à Tebouk, le chef des juifs d’Aïla, Tahhieh ibn Robeh, se rendit auprès de lui et obtint, en même temps qu'une charte de concession, un vêtement que les Juifs de la ville montraient longtemps après, et qui leur fut acheté par un des khalifes abbassides. Istachri se
1. Cité par Seetzen, comme on a vu plus haut, dans Mon. Correspondenz, XIX (1809), p. 334-335, XX (1809), p. 239, 306.
2. Moukaddasi dans Guy Le Strange, Palestine under the Moslems, p.549.