‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 73 sur 151 · Robinson, Biblical Researches etc. (1838), p · texte numérisé non relu

Robinson, Biblical Researches etc. (1838), p

2. Couvent des douze Apôtres, Couvent des Apôtres, cartes du Survey et Account, p. 207; Couvent des saints Pierre et Paul d'après Pococke, Descr. of the East (1743), 1, p. 149 : au sud de Melea, dit Pococke.

3. Account of the Survey, p. 207, mais non désigné explicitement sur la carte; Pococke dit (loc. cit.) Sainte-Marie de David, à l'est de Melca ; Frescobaldi, en 138% (Viaggio in Egitto e in Terra Santa, Rome, 1818, p. 20), dit Santa Maria della Misericordia.

4. Au-dessus d'EI Arbaïn s'amorce le chemin d'accès au sommet du G, Katherin,

élevée (1.730 m.), au col où s’adossent la descente au nord-ouest du O. Schouaïb {extrémité amont du O. Ed Deir, au-dessus du couvent) et la descente au sud-est sur le O. Sebayeh.

Du côté de l’ouest, le long des routes qui se dirigent vers Feiran, plusieurs ruines de position excentrique peuvent être considérées encore comme dépendant géographiquement du groupe du G. Mousa. Ce sont d'abord celles du O. Et Tlah. Lorsqu'on descend d'El Arbaïn par le O. Ledja, au lieu de tourner à droite en suivant le fond de Melca, on peut remonter en ligne droite le flanc opposé par le petit O. Ekouez, parallèlement à ErsRaha; on arrive ainsi, ayant franchi un col, dans le long O. Et Tlah, dont le sillon marche parallèlement au sillon Râha-Hawi et à petite distance, et qui descend au nord-ouest à l’amont du O. Solâf. A l’amont d'Et Tlah, non loin de Melca, sont les ruines du couvent des Saints Cosmas et Damien. dont on ne possédait, avant le Survey et ses cartes, que la description d'ailleurs très fidèle de Pococke ! : comme nous aurons l’occasion de le dire, il faut reconnaître dans ce Tlah le Thola de la relation de Nilus, Tholas de la biographie de Jean Climaque. Enfin, toujours s’éloignant de Sainte-Catherine dans la même - direction, en arrivant au débouché du nagb El Hawi dans le O. Solâf on trouve, à droite, le débouché d'une vallée descendant de l'est, le O. Gharbeh, dans laquelle ? sont des vestiges de jardins et des ruines qu'il paraît possible d'identifier avec le couvent de Chobar que nous rencontrerons dans la relation d'Ammonius ; plus certainement encore, Gharbeh est le ÆRoboe mentionné, parmi les domaines de Sainte-Catherine, par une bulle du pape Grégoire IX (1227-1241)3%. D'autres ruines encore se trouvent à l'extrême amont, dans le ravin appelé O. Freiah, au cœur du G. Freiah, droit au nord du G. Mousa (cf. Account, p. 207)

Supposons-nous, maintenant, revenus à Sainte-Catherine, et quittons le couvent par la route la plus directe qui descend de là à Tôr, par le sillon nord-sud des O. Sebayeh et Tarfah et la courbe du O. Slé qui débouche dans El Gâa. Les O. Tarfah et

4. Teleh dans Pococke, loc. cit., p.149; Account of the Survey, p. 207.

2. Le Survey (Account, p. 215) et sa carte sont ici nos seuls guides.

3. Porph. Ouspensky, Voyages de 1845 et 1850, et J. B. Chabot dans Rev. de l'Orient Chrétien, V (1900), p. 492-498.

Slé dessinent la base sud-est du grand G. Oumm Shômer dont les pentes occidentales dominent à pic la plaine de sable. Sur le revers nord-est du massif monte dans la direction du nord-ouest, détaché du O. Tarfah, le O. Rimhan, qui s’adosse, très haut dans la montagne, au O. Zeraigiyeh qui redescend dans la même direction jusqu'au O. Mear : cette dernière vallée, à laquelle on peut aboutir directement du G. Mousa, d'après les cartes du Survey, débouche dans El Gâa et complète le cercle des vallées de base du G. Oumm Shômer. Enfin, du col Zeraigiveh-Rimhan un autre ravin descend, droit au sud, dans le O. Slé, et dans cette région haute de partage la carte du Survey indique, à l’'amont des vallées, plusieurs ruines, dont aucune cependant ne paraît être identique au Deir Antoûs peu connu qu'a relevé Burckhardt à la base du O. Rimhan ! et que note Kiepert sur sa carte, d’après Robinson ?. Le nom de Rimhan, pour désigner ce couvent ruiné, se rencontre sous l'orthographe Payxyay dans la Description grecque de 1710.

Tels sont les divers groupes de ruines connues dans l'intérieur de la montagne. Il nous faut maintenant, pour achever cette description archéologique, en sortir et nous transporter à Tôr, sur la côte, où convergent à travers El Gâa les routes sorties du O. Hebràn, du O0. Mear et du O. Slé. Tôr est le nom moderne de l'antique Raithou, comme nous avons vu au cours d’un précédent chapitre. Des établissements s'étaient formés, non loin de la grande oasis de palmiers et de la ville extrêmement ancienne qui existait à cette place ; et ces chrétientés, comme Ammonius et Nilus nous l’apprendront, reçurent à plusieurs reprises, à la fin du 1v° siècle, la désastreuse visite des Saracènes. Le couvent

1. La route de Burckhardt autour du G. Oumm Shomer (Trav. in Syria, p. 589-590) est extrêmement remarquable et parait n'avoir été refaite par aucun de ses successeurs. Burckhardt a quitté le O. Rahabeh, vers l'ouest, par un rameau latéral portant le nom de O. Bereika et par où il a pu pisser dans le O. Zeraigiveh, qu'il a descendu jusqu'au G. Mear; sorti par À sur El Ga, il a longé la base de la montagne pour y rentrer, par la porte du O. SI$, qu'il appelle vallée de Shomar, relevé Rimhan et le Deir Anloûs en remontant, et est finalement parvenu au point inilial du circuit dans le O. Rahabeh.

2. Carle précitée à la fin du t. IT de Robinson, Biblical Researches ele., à partir de la 2e édition (1856).

3. Ed. de 1773, p. 111-112, Voir au chap. suivant, à la date de 1710, ce qui concerne ce livre,

de Raithou ne devait jamais périr, et il existe, aujourd'hui encore, à Tôr même; mais l'édifice du couvent actuel est moderne, et l’on connaît les ruines du couvent ancien qui s'élevait au lieu dit Æl Ouadi, à une petite distance au nord-ouest de la ville. Antérieurement encore à la construction de ce premier couvent, à une époque qu'on peut considérer comme étant celle des attaques saracènes, n'existait dans le voisinage qu'un vaste ermitage du type primitif en cellules espacées, et dont le site s'est conservé intact Jusqu'à nos jours. On en doit une excellente description à Wellsted !. Il était situé à une lieue au nord-ouest tle la ville, au pied de la falaise abrupte qui baigne dans la mer à la base du G. Mokatteb ?. Plusieurs centaines de solitaires peuvent avoir vécu à un certain moment sous cette muraille, dans de petites cavités creusées dont le flot battait la porte.

I nya plus à mentionner, pour compléter la carte des établissements connus de la période chrétienne, que le bourg existant dans l'oasis de Gharandel sur la route de Suez à Feîran, et que notent au passage la pseudo-Silvie {Arandara) et, comme nous verrons, Antonin (Surandala); il est également connu, au vu‘ siècle, du moine Anastase (Arandoulan). H y avait là, paraîtil, une église et une auberge, protégées par un poste militaire fortifié, mais nul voyageur, depuis lors, n’en a rencontré les ruines *. Quelques cellules d'ermites et des sépultures ont pourtant été notées “ en cet endroit, très éloigné des couvents du sud et dont nous pouvons oublier l'existence pour résumer, en un tableau d'ensemble, ce que nous venons de voir du monde chrétien sinaïlique.

Il y avait trois groupements de population principaux, celui du O. Feîran, avec la ville principale de la péninsule, celui de Tôr et celui du G. Mousa; les deux premiers seuls étaient à la fois laïques et religieux, celui du G. Mousa était exclusivement

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