Account of the Survey, p
monastique. Autour d'eux ou dans les régions montagneuses intermédiaires, se trouvaient des groupements secondaires, couvents accompagnés ou non de villages, ceux de Sigiliyeh et d'Er Rimm aux environs de Feiran, celui de Barabra dans le bassin du O. Hebrân, ceux du O. Et Tlah et du O. Gharbeh non lom du G. Mousa, ceux des O. Zeraigiyeh et Rimhan sur le flanc oriental du G. Oumm Shômer. Tous ces établissements ! étaient compris, si l’on excepte ceux de Tôr que des circonstances particulières fixèrent sur cette côte, dans le périmètre relativement restreint de la montagne sinaïtique proprement dite, c'est-à-dire dans le triangle de hautes montagnes que délimitent, au sudouest, la plaine d'El Gâa, et au nord, la ligne orientée est-ouest des O. Fefran et Esh Sheikh : en d'autres termes, le grand pointement de granite rouge. Ce que nous avons dit, plus haut, du régime des eaux et de la végétation dans les vallées grèseuses et les vallées granitiques, suffit à expliquer que la région du grès ait toujours été évitée par les établissements sédentaires, et qu'elle n'ait d'histoire que par ses établissements miniers d'époque pharaonique; quant à la région granitique, qui est celle des couvents et de la ville, chacune de ses vallées grandes ou petites possède un ruisseau, souvent permanent, qu'alimentent les eaux des sommets, et qui permet de faire prospérer jardins et plantations à côté des oasis naturelles ; les sources sont nombreuses et claires, et partout où l’eau jaillit particulièrement abondante, on trouve une ruine monastique.
Toutes ces maisons dispersées dans un grand nombre de localités marquent un stade ancien de l’histoire de la colonisation religieuse, comparativement à la centralisation qui devait s’accomplir ensuite et aboutir au groupement de toute la population monacale de la péninsule dans un unique et vaste couvent-forteresse ; mais on possède les monuments d’une époque antérieure
1: Des routes les reliaient tous à travers la montagne, non pas les sentiers naturels en usage aujourd'hui, qui courent au fond des vallées sur le sable et franchissent sans nuls travaux les cols abrupts, mais de vraies routes bien construites, terrassées, empierrées ou pavées, dont on retrouve en beaucoup d’'endroits les ruines. Celle de Feirân à Tôr montait par le O. Aleyàt, d'où elle passait dans le O. Er Rimm El Mahasneh, puis dans le O. Sigilliyeh, et descendait dans El Gâa par le O. Gebäa ; celle de Feiran au G, Mousa suivait le O. Solâf et le nagb El Hàawi, avec un embranchement par le nagb Edjaweh, le O. Eth Themed et les établissements de Barabra,
encore dans les milliers de cellules isolées, excavées dans le rocher, qu'on trouve en une foule de points de la vallée de Feiran et, nous venons de le voir, à proximité de Tor, et qui œlleurs ont indubitablement précédé partout la maison forte où furent rassemblés les ermites. La période érémitique proprement dite n'était pas finie, comme nous verrons, au temps d'Ammonius et de Nilus, dans les dernières années du 1v° siècle ; mais dès ce moment, les solitaires reconnaissaient l'urgence de se défendre par le groupement contre les attaques incessantes des indigènes. C’est sous l'empire de cette nécessité que furent construits les nombreux couvents dont nous venons de parcourir les ruines ; ils vécurent longtemps, malgré l'existence du couvent principal de Sainte-Catherine à partir du vi’ siècle, et nous constaterons la permanence de quelques-uns d’entre eux Jjusqu'au seuil des temps modernes.
UT
PHARAN ANTÉCHRÉTIEN.