JODBNAL DE DfiHOCRlTB. — Il pasSe
en revue l^s professions de foi, les listes de candidats, les opinions des honmies et des journaux, etc. Deux numéros en avril.
i02. — Journal des enfants. — Ancienne feuille mensuelle devenue hebdomadaire, populaire et utihtaire, etc.
105. — Journal des églises de paris et DE LA BANLIEUE. ~ Feuille Spéciale des fêtes, cérémonies, instructions, prédications, etc. ; du 14 mars. Lallemand-Lepine, rue de Sèvres, 12.
104. — Le journal pour rire. — C'est bien nn journal pour rire, aussi sot sous la République que sous les tyrans^ comme disent ceux de la veille et du lendemain.
105. — La lanterne. Gérant : Ganivet des Fontaines. — Journal plus comique que méchant, mais plus ridicule encore que comique. Il voulait mettre tous les républicains à la lanterne ; si c'est à la sienne, il n'y a pas grand mal ; ils en sont bien dignes.
106. — La lanterne, organe de la jeunesse républicaine démocratique. — C'est sans doute l'ancienne Lanterne, du quartier-latin, journal delà veille, indigne d'un lendemain. Gérant:
Devimes.
107. — La nation armée, joumal des clubs démocratiques de la garde nationale. — Il y eut jadis un club-cercle de la garde nationale au passage Jouffroy ; mais à la suite de discussions très-orageuses, une partie des assistants voulurent se séparer et se réfugier au manège Fuie avec leur président Chambaud. De là le Garde national et la Nation armée pour servir d'organes à ces deux réunions. Tout cela est bien loin de nous, espérons que ça y restera.
108. — L'omnibus. — Revue in-S® dont nous ne connaissons pas l'itinéraire politique. Auraitelle servi à faire une barricade en juin?
109. ^ L'ordre public, journal des barricades, rue des Trois^-Frères , par M. Bogène Bhmc— Quoique le nombre des BUinc soit con»
sidérable depuis février, iioiis croyons les eon* naître tous ; le bon petit Blanc dont il est ici question doit être «n ancien détena politique.
110. — La RfiFORMS agricolb. — Lorsque la curée des places fîit ouverte à THMel-de- Ville, on ëait avec quel zèle et quel dévouement patrioiique les républicains s*y précipitèrent. Malheureusement le nombre des ambitieux est toujours plus grand que celui des places. Alors on imagina de se rejeter vers l'agriculture comme étant la seule carrière qui restât libre encore. Nous nous rappelons ce mouvement de Topinion publique, parce que nous Tavons observé avec soin. Pendiint nn mois, à Paris, il ne fut question que d*encourager les travaux agricoles, et nous pensions alors que si la République rendait un service à la France, ce serait celui de lui foire abandonner la politique industrielle qn*elle suit d'une manière si exclusive et si dangereuse depuis vingt ans.
Quoi qu'on lasse, la France est et restera un pays essentiellement agricole.
M. Baubée, fondateur de la Réforme agri^ eoU^ s'institule ingénieur agricole ; tant mieux pour lui, mais....
111: — La revus rétrospective. — Recueil d'actes, de piècesou de lettres des hommes de l'ancien gouvernement. La collection doit former trente numéros. Combien y en aurait-il donc, si l'on faisait pour la RépubUque ce que M. Taschereau a fait pour la monarchie?
112. — Le tam-tam répurlicain. — C'est l'ancien Tarn- Tarn, celui de la veille, qui après avoir disparu quelque temps s'est montré tout à coup baptisé à neuf. Tout Tam-Tam qu'il est, il ne fait pas grand bruit.
113. — La tarentule, revue eriiique des acles $éri€ux, des u^mee, de» excenlHeUés H des bévues de nos hommes d'Etal^ etc., etc.-* Revue grand in-8° qui vient tout exprès de Saint-Cloud pour nous piquer la curiosité et nous faire rire «jusqu'à complète extinction des forces musculaires. »
114. — Le triomphr bu peuple a paru le 16 avril, le jour même de la grande manifestation modérée ou réactionnaire, je ne tiens pas aux mots. Nous y trouvons ces lignes :
Ce que de généreux rêveurs appellent l'or-
RËVUiS DES JOtJRNAtIX.
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g&nlââtlôti du travail tie serait (fUe Tavertissement dès travailleurs. Je ne veut pas qu'on m'enrégimente dans un atelier comme un soldat dans Une caserile, ni qu'on me five au règlement d'une manufacture où d'une fermé, comme
un moine à la règle d'un couvent 3'aime à
travailler à mes heures ; plus aujourd'hui, moins demain; tentât à l'atelier commun, au milieu de mes compagnons, tantôt â mot) modeste lo-^ gement, entouré de ma famille; un Jour ici, Un jour là, selon les caprices de mon humeur et les inspirations de mon intérêt »
Rédacteur î Âm. de Gésena.
145. -- L'union, anciennement TuMon mo- IrAftCHiQtË. **^ Journal légitimiste de la veille et du lendemain. Nous y avons vu quelquefois des articles remarquables.
lie. -* BULIÉTII^ De là RÈPlîbLÏQUB. —
Joumal-aftiche du ministre de Tintérieur proviflofare en collaboration àvecla citoyenne George Sand. À partir du 15 mars, vingt-cinq numéros de cette publication officielle et officieuse ont paru régulièrement tous les deux jours. Voici les passages du 16* Èttilêtin qui Ont soulevé tant de réclamations \
« Les élections, si elleift ne font pas triompher la Vérité sociale, si elles sont l'expression des intérêts d'utte caste, arrachée à la confiante loyauté du peUj^é, les élections, qui devaient être le salut de la République, seront sa perte, H n'en fkut pas douter. Il n'y aurait alors qu'une toie de salut pour le peuple qui a fait les barricades, te selralt de manifester une seconde fois sa volonté, et d'ajourner les décisions d'une feusse représentation nationale.
a Ce remède extrême déplorable, la France vondiràlt-elle forcer ^ris à y recourir? A Dieu ne plaise! Non; la France a confié à Paris une grande mission, le peuple français ne voudra pas rendre cette mission incompatible avec l'ordre et le calme nécessaires aux délibérations du corps constituant. Paris se regardé, avec raison, comme le mandataire de toute la population du territoire national ; Parts est le poste avancé de l'armée qui combat pour l'idée républicaine; Paris est le rendez-voufi, à certaines heures, de toutes les Volontés généreuses, de toutes les forces morales de la France ; Paris ne séparera t>as sa cause de la cause du peuple qui souffre, attend et réclame d'une extrémité à l'autre du payi. Si Tanarchie travaille au loin, si les influences sociales pervertissent le jugement ou tnlnssent te vtea des masses dspersâés et trom-
pées par Téloignement, le peuple de Paris se croit et se déclare solidaire des intérêts de toute la nation. »
117. — Les mystères db la bourbe. -^ €e journal, que la République nous a fait découvrir, existe depuis quatre ans. Propriétaire-rédacteur en chef: E. Courtois ; le même qui voulut attaquer la probité et la moralité de M« de Larochejaquelein à propos de l'affaire des en* trepôts du Nord et de l'Est. Nous signalons cette feuille à cause de son existence mysiérieuêê et clandestine, qui rappelle assez bien VOffiee dé Publicité.