‹ La presse de 1848Chapitre 19 sur 118 · RECUElt DES LOIS ET ACTES DE L^llfS · texte numérisé non relu

RECUElt DES LOIS ET ACTES DE L^llfS

TRCCTiONPCBUQUE. ChezDelalain. Du l«<^mars.

— Remplace la Gazette de Vlnslruclion publirque et la Revue de VEnseignemeiU des femmee.

133, —Recueil gânéral dee lois, décrets et arrêtés depuis le 24 février, rue des Saints- Pères, 50. Livraison in-8° de 5 feuilles.

13^4. — La République des arts, peinture, statuaire, architecture, archéologie. — Et la musique, qu'en faites-Tous, mes amis? Mais de la musique, n'en parle pas qui veut. Prospectus du 5 mai s. Rédacteurs : Pelletan, Thoré, Mantz, Esquiros, etc. (Tétait V Artiste, moins son rédacteur en chef. Qu'y aurait-on gagné ou appris?

135. — La République fbaivçaise, journal quotidien. Du 26 février, rue Saint-Lazare, 79. Rédacteurs : Frédéric Bastiat, Castille (dit Hippolyle), Molinari.

136. — Réyolution sociale, pamphlet hebdomadaire, in-32. Du 10 mars. Numéro d'avril signé : Ed. Georges. Chez Sartorius, Allemand blond, éditeur blond, qui s'entoure de jeunes écrivains blonds et de petits poètes blonds. — Voir la République des Arts,

j37. — La Retue indépendante, morte la 7eille, morte lelendemam. Nous la mentionnons ici pour un numéro extraordinaire qui parut en mars, signé Pascal Duprat, et publiant : la Victoire du Peuple sur la royauté ; inauguration de la République. On connaît le citoyen

Pascal Duprat à la chambre^ et certes il a beau:coup perdu à se faire connaître. Mais est-ce notre &ute?

138. -^ La Retue nationale, fondée par MM. Ruchez et Jules Bastide, a continué ses petites publications obscures et ignorées, à Fasage des rédacteurs du journal V Atelier.

139. — La Sentirills du peuple, journal politique et littéraire. Du 27 février. Rédacteur en chef : Ch. Dupressoir.

140. — Les soieées eépublicaines, lectures populaires des familles, par Léo Lespès, flie Montmartre, 169. En avril. L'auteur se proposait d'unir la politique au roman, utHe dulci!

141. — La Tribune nationale, organe des intérêts de tous Us citoyens^ rue Montorgueil, 65. Du 12 mars.

142. — La Tribune parisienne, journal des intérêts populaires, rue Neuve-Saint-Augustin, 11. Du 19 avril. Rédacteur en chef : Aug. Brugiliole.

145. — La Véritable répubuque, par Victor Combes, Ch. Desolme et une réunion de républicains sincères. Voir Y Esprit du peuple,

144. — ^La Vérité, joumo/ des intérêts israélUes. Du 17 avril. Rédacteur : A. Cabaigne.

145. — La Vérité, journal des intérêts du peuple. Chez Schneider. Du 5 mars.

Qu'on ne croie pas que nous ayons voulu grosâr notre liste inutilement ; %otre but est de faciliter le travail des collectionneurs et de ceux qui recherchent ce qui a été écrit et publié à Paris pendant ou sur la révolution. C'est pourquoi nous n'enregistrons pas les grands journaux, ceux dont l'existence est antérieure au 24 février ou dont le mode de publicité n'a point varié. Si nous avions pu nous procurer les 300 journaux de province qui ont pris naissance depuis la révolution, peut-être en aurions-nous donné l'analyse comme complément de ce travail. On aurait eu aloi*s la physionomie véritable et complète de la presse en France ; mais c'est déjà beaucoup, c'est déjà trop, que d'avoir la physionomie de ce qu'on nomme le journalisme parisien.

MAL Le mois de mais nous apporte soixante nouvelles publications qui menacent toutes de devenir périodiques. Au début, elles sont sages, prurdentés, modérées ; peu à peu les passions s'allument, les colères se soulèvent et nous voyons paraître le Journal des Jacobins, le Vieux Cordélier^ bien vieux en effet, le Travail^ journal

REVUE DES JOURNAUX

du club de la Révolution, le Travailleur de la Mère Duchéne, le Journal des Sans^CuloUes, etc., etc. C'est un crescendo de sottises et de déclamations démagogiques qui nous conduit, par transitions successives, an sanglant mois de juin.

!•' Mai.

146 — P. L'assemblée constituante, journal de tous les intérêts. Rédacteur en chef:

B. Saint-Edme. — Cette feuille, qui a vécu neuf }ottt%, avait été fondée par des rédacteurs dissidents de V Assemblée nationale. Voici un extrait qui peut servir de profession de foi: « Que fera l'assemblée constituante?

a Examinons :

« Les idées monarchiques, de la monarchie telle qu'elle existait naguère, rallient-elles la majorité des Français d'aujourd'hui?

«Non.

« Les idées républicaines du gouvernement par le peuple, c'est-à-dire par tous, obtiennentelles l'assentiment général?

«Non.

« Sont-elles donc, les unes et les autres, séparément, sans autorité réelle pour fonder un état homogène, fort, durable, tel que l'exigence des temps semble le commander?

« Peut- être.

« Si l'on se rappelle que la meilleure des républiques a été une vilaine république et une pauvre monarchie, nul n'admettra la possibilité d'une fusions des deux principes opposés, possibilité qu'on proclamait bien haut pourtant en 1830,

« Et alors, prenant pour base d'examen cette proposition forcée qui résulte du fait accompli sous l'empire d'un événement perverti dans son origine, on sera conduit à ce syllogisme : Il faut au pays la monarchie pure ou la république sans mélange.

a Une assemblée constituante est appelée à consolider le sort futur de la France.

« Grande et imposante réunion des réprésentants de tous les intérêts, de toutes les opinions de nos départements, elle aura à décider, bien qu'on ait prudemment accueilli comme un fait accompli l'acceptation de la république par le gouvernement provisoire, quelle est la forme de gouvernement qui convient au pays ; et après avoir mûrement examiné la question, opposé le massacre de la Saint-Barthélemi de la royauté au massacre des prisons de la république, elle proclamera son choix. Alors la France sera ré-

publicaine ou monarchique, ou vivra sous une monarchie républicaine ; alors devront se taire conséquemment les espérances, et tous les citoyens se rallier à sa décision, sous peine de guerre civile, la pire de toutes les guerres.

« Cela ne veut pas dire qu'il faille abdiquer son droit d'examen, sa raison de penseur, son indépendance de citoyen. Restîr sur la brèche de l'opposition est un devoir impérieux de tout esprit libre; mais cela veut dire qu'il y aura nécessité de se soumettre à la majorité, car la majorité a toujours fait la loi, et la loi a toujours été bonne tant que la majorité a été pure, digne, expression sincère des vœux du pays. »

147. — La tribune des réformes, continuation du Curateur général, feuille administrative, ayant pour rédacteur le citoyen Ledoux- Riche (prononcez Laudoux).

2 Mai.

Page 1