JUIN
Nous pouvons passer sans transition de mai en juin. Après le Père Duchène^ la mère Bu-chêne et le Journal des Sans Culottes^ il est facile de prévoir le Robespierre, la Carmagnole eiia République rouge \ nous sommes tout naturellement amenés à la période la plus démagogique et la plus ignobfe du journalisme de Paris. V Aimable Faubourien se prépare, VAecusateur public est à son banc, coiffé de son Ronnet rouge, et bientôt le Tribunal révolutionnaire rendra ses terribles sentences. Tremblez, vous qui aimez Tordre, le travail, la vertu, la propriété, la familte, ear les barbares vont vous traîner au Pilori et déeimer vos rangs sous les Boulets rouges de l'insurrection. Déjà une odeur de poudre et de sang circule dans l'air. Les partis se comptent, se regardent, se me»H rent.et s'apprêtent. Raspûi a eu soixante-dix mille voix. Nous sommes soixante-dix mille, ontrils dit» en avant! alerte ! alerte, en avant! Les clubs s'agitent, les Boiûétés secrètes s'oi^a*
MLlMtUtWR
flhêiit.
tmt hwrf Mldaai. G«êm;» gmm àisFfMpnéflH gnerre à la iamiUe! gnerre à Dita! gnemant hommes ! Dumt ehttque rao', â chwfut eafpaiHur, des tribiiilfl ëe rnitsmn UhmbdI rmalliàaie
à «lort ! à Bort irMfUM ! ft onvi hi
prostituée !
208. — S. VàjtUMUi VACBOSUiN, journal da la canaille» avec ce^ deux ^j^apbes:
La grande populace et te SMatfr ciBalBe
se f iMileat à rinmoHMig^
Ce peuple qui, sur l'or jonché devant ses pas, TaSnqtienr, marchait pfêds nus et ne se baissait pas. ffÉtfnipn Ifonuir.
Cette feuile a paru deux fois par semaine jusqu'au 22 juin, époque à laquelle elle voulait changer de titre pour s'appeler le père Guilhlin, — Rédacteur : J.-B. Siméon. — Voici comment ce journal s'adressait au peuple dans le premier numéro ;
(K Je comprends les grondements de ta colère et les cris rauques de ta puissante douleûrf ô peuple ! les rhéteurs et les bourgeois ne les comprennent pas, et ils te calonmientl ils ne savent pas, ils feigpent d'ignorer ce que ton coeur ulcéré a ramassé de ûel et d'amertume pendant ton demi-siècle de servage et de misère ! ils ne veulent pas te croire honnête,, ô peuple, après l'avoir vu terrible et Dort ! ils connaissent ton énergie et ils doutent de ton intelligence î ces moucberons stupides harcèlent tes flancs amaigris, mais nerveux ; ô vieux lion, si long* temps muselé, si longtempseacbalné ! ils croient t'apaiser en te jetant quelques lambeaux de pbrases tricolores ou plutôt multicolarea, vaillant cbamf^ion qui t'es trouvé debout à l'heure solennelle du combat, à l'beure où ils étaient couchés et cachés, eux qui voudraient t'iuuoilier et te museler de nouveau I
« Que iew as-tu doBc iait, à ces euanquiefl dit Pakûs-Bourben,, |Mtf qv'ilft tft cbàtrent ainai ? est-ce pour te mettre à leur niiee» qu'ils càecw cbent à te rapetisser, à t'étrifuer de cette i^Mble et beotease façon? est-ee pour n'eatendre pins ta voix grave H forte ^'ila essayait de te bâiiioiiBer ?
€ Ta eatesâ»! et to ééUisses te» teil pour leshHlrHMila^InMHlltoftfMiA! ohl c»-
«t décrMe, on tt pMHéraifpMr un eonsptra- IMP ! eicb»-le, ans ponrMit ne le caille pas de l'ail, et qu'an pnenier signal, il se retrouve dans tes viriles nains ! »
' Hffus extrainnis du même ^oufiifli :
à eummUàtr par Im
LEPoriEvm-SAnrr-ÂLXK.
^ AUmÊt ëtm petit livra mUStAé : Le* ÀèeUUi^ miel vmfMti ; 9» aacini rM»teur en chef du ùÊf&mk^ jonmal bonapartiste; ^^ ancien rédaeteur Ai C i m n ii tf rcs , journal de toutes les couleurs ; 4o ancies rééaeteor èa Giobe^ joonMl néfff9ftkfbe et miniseiriel ; 9^ Tan des rMlttlttiinf en cfeef «hi Fig&ro^ e^est Ri sea phis beaa titre. — le Kyrii , femlle redeofable par sen opposiCîeH, fst aebeté par le mmistère.
Henri de Latouehe s'fen sépara à cette époque ; L. SiMit-Aliiie se gwèi dlniter son collègue ; 6** aoeîett rédMlear <les itapaMfw; 7« idem des CoulisteSy journaux de littérature iTeileôve; 8* fiNidatenr et rédacCetrr ea chef éa Satan et du Certmft-Satam, feuille entachée âe légici^ misne, beuëqne es scanMe ; 9* présentement rédneteor-eiiëosaeuf é& èm Literîé. »
On le voit, tous ces journaux vivent de calomnies et de diffamations ; ils sont tous également insignifiants, également nuls, mais aussi ' également ignobles et démagogiques. On dirait i qu'Hs n'ont qu'Hun but de désordre, fanarcbie, i la révolution en permanence ! — Que l'on fasse ^ de Fart pour Fart, c'est très^bien ; mais le désordre pour le désordre, c'est un crime, c'est de la barbarie la plus sauvage, — et ils disent I effrontément que le peuple règne en vertu du I droit emum. — Oui, depuis juin sans doute ? |
V Aimable FauAeurien publiait aussi de maa- . vaises chansons de MM. Jules Choux, Albert Zetzel, Chartes Tondeur, qui nous permettra de ' lui retourner son refrain : i
à I»8ottin, U faudrait parAMUMf, Ilfa[ii*«it,ttâu2dniitpaeétiiQeF. (dts.)
209. — La CAiSAGifOLi, jowmal de» enfants de Paris^ insignifiaiite spéculation du citoyen A. Collin, réda£l8uir-féraat.— Loin d'èUre rouge, cette carmagnole-lh était résciionMfire ; elle avait pour devise:
Ah î ça ira! ça ira! ça irai
G» inil> Mee ! çft B*ka f y pes r
RÉVOÉ CES JOlîANÀtjk:
Voici en quels têrffieirene p«rtAitdefi0s mdi les républicains df la veille :
LE aiOTEN PAGNÉRRB,
Premier commis du directoire y i4 bis, rue de Seine,
« Avant de venir 's'installer à THôlel-de- Ville, le citoyen Pagnerre était libraire. Grâce à ses relations d'éditeur avej;) les hommes de notre révolution , il s'est glissé parmi eux aprè^ la bataille, au moment du partage du butin.
Appelé par ses maîtres à la mairie du iO* arrondissement, il ne se contenta pas d'un poste aussi important. Le 27 février^ le gouvernement le nommait secrétaire-général du provisoire. Ce n'est pas encore assez pour l'éditeur Pagnerre. Son ambition ne sembla apaisée qu'avec la direction du comptoir d'escompte. Depuis cette époque, le secrétaire-général n'a cessé de renier tous ceux qui l'ont connu avant son élévation, et de se faire des ennemis parmi ceux qui l'ont connu depuis.
c( M. Pagnerre n'a pas même le mérite des bourgeois parvenus ; il a leur insolence s^s leur fierté! »
JLS CITOTSN HITZSL,
AuUur des Aninaiix peinls p^r «ixrnilaiaB.
« Le oiteyea Pagnerre, lAraire ééiliir (me de Seine, 14), étant noimné secrétaire de la commiask» du pouvoir exéeutif, le ctleyea Hetzel, libraire^éditonr (ruedeMéiiar&, 12), devail être à eoB teur seerélaire de quelqu'un on de quelque chose ; le voki chef du cateet du ninistëre des afiiires étrangères. C'est bien choisir au moins. Le citoyen Hetiel était at pour recevoir des audiences et éehiBger ùtùcieWe^ ment des ptfolee inutiles. Le citoyen. Hettel porte gravement ae tète en henme qui ne croit pas la porter careose* 11 a l'air ée peuaer« ce qui est une exeeUente tenue dans sa position, et ce qui fait toujours oublier qu'il a eu la prétention d'écrire. Enfin, le NaiiàmU réoonpense les siens. A la bonne heure i mats il m âiedlrait pis que la république se crut fiénéreuse envers les lettres, lorsqu'elle est prodigHe envers Jee libraires. »
Yoiei encore un article qui mérité d'être coih serve.
L'AsesmLtB ur tk comiseioif nficonvi.
(c Que fait r Assemblée? Elle ne fait rien ; elle attend. Elle n^st pas de mauvais vouloir ; mais l'initiative ne lui vient pas, et ses velléités se consument en propositions stérilet.
. « Qoe M hl comfhîssioff du pomtoîr etécoi»? Éle jouit naïvement de sa fortune nouvelle, elle d^mfoage, elle emménage, eRe se meuble, elle' slHablTt dans ses appartements. Voyez- vous cinq pauvres parents des plus éloignés que roniMr gine et qui se troiivaient, sans le savoir, héritiers collatéraux d^un capitaliste mort sans en* fants. Un beau matiti, la nouvelle leur en arrive sous le pli d'un notaire. Ils s'étaient endormis quelque peu légeri^ d'argent, fis s'éveillent dix fois, vingt fois, trente fois millionnaires. La lettre le dît. Il y a de Targent eh monnaie et de Tafgent en lingot, ii y a du papier et des rentes, il y a surtout de beaux biens au soleil , des châ-* teàux et des pares, des palais et des jardins, avec des eaux qui jouent, avec des galeries de tableaux, des bronzes, des antiques, des livres, catalogués dans dimmenses bIMidthèqnes ! et tous de s*einbras9tfr en mémoire du défont, non pas que Ton i^aime. Dieu merci ! On se que^ reliera bien tout-à-liieure, mais pouf le moment, quel enthousiasme et quelle joie ! Comme on part! comme on se hftte d*enCrer en possession ? comme on se fiait ouvrir les portes, comme on monte fîèremerrt les degrés, comme on va, comme on vient, comme on cherche, comme on furète ! et déjà Ton s'est familiarisé avec cette opulence d*nn jour. On n'admire plus. Si l'on s'étonne, c'est de la trouver mesquine. Tout selfa réparé, tout sera agrandi. On jettera bas la cloison , on changera le meuble et la tenture. Cest le prêtre, ô Zénobîe, qui veut rendre plus digne de hii ta royale demeure!... Cest notre direcUHre , b Labruyère ! ce sont les ehiq commis de la nation qui embellissent à grands frais pour ne pas en rougir , le Luxembourg de Médicis. » /
210 — S. Lb uoBsnme, jwtnal de la réforme soeiede. Directeur-gérant : Marcel Descbamps. Cette feuille dédare que le peuple eet le seul sùuvertUn et fuê les représentanls sont ses commis. Elle demande faMilton de la peine de mert et VabotUion de la misère. Certes ce n'est pas nous qui nous opposons à ces réformes; mais nous désirons qu'avant de les accorder, on abolisse aussi ('t'ofnoranee, la sottise et le crtme»
Le citoyen Marcel Descbamps est un des fondateurs dn père Duchéne, nous renvoyons donc nos lecteurs au jugement de la mère Dudiène que nous avons reproduit plus haut.
Si le Robespierre avait vécu, il aurait professé la ioetrine'de Fouri^ avec encore plus d'inca-
BULLETIN QE GEMSDRB.
IMcité que les phalaDStériens. — U iA<rU» quelque iodulgence parce qu'il a la bonhomie de croire aux réformes pacifiques , comme si les principes faux pouvaient engendrer autre cbose que le désordre et Tanarchie. Tous ces socialistes sont aveugles comme destaupes, à moins qu'on ne préfère les supposer de mauvaise foi.
— Pour moi, je les crois en même temps igno~ rants et immoraux.
211. — Là POLOGNE, joumtU 4e$ Slave$ confédérés. Directeur-gérant : Cyprien Robert.
— Cette feuille devait être Torgane du panslavisme démocratique. Voici sa déclaration de principes :
« Il s'agit de grouper autour de la Pologne, en un faisceau indestructible, toutes les /orces redoutables que leur isolement paralyse^ U fimt que les quatre nationalités dont la race slave se compose, les Polonais, les Russes, les Bobémes et les Slaves du Midi (Hongrois, Illyriens, Serbes et Bulgares), tous humiliés sous une même coalition de despotes, s'unissent dans un même intérêt. Pour s'unir, ils ont besoin de délibérer sur une terre libre, et de bien s'entendre afin de se lier solennellement par un pacte.
Alors seulement, ils pourront sans crainte confondre leurs bannières sur le grand champ de bataille où se décidera l'avenir du monde.
a Dans le but de bâter Tlieure de cette ligue émancipatrice et d'uiïrir im centre de réunion pour tous les amis de la cause slave, une société s'est formée t Paris, au foyer même d'où s'élancent aujourd'hui^ sur le reste du monde les étincelles du feu qui détruit et qui régénère. Cette société pour l'affranchissement de tous ies Slaves, prétend aider les Polonais à se dégager de la triple tyrannie qui les tient enchaînés, encourager les patriotes russes dans leurs généreux efforts pour briser l'autocratie; offrir un appui aux Bohèmes dans leur résistance chaque jour plus hardie contre l'oppression autrichienne, enfin éelairer dans leur marche , vers la coih quête de ce qu'il leur reste encore de droits à recouvrer, les peuples slaves de la Hongrie et du Bas-Danube, comme les alUés naturels de l'Italie et de la Pologne, et comme les intermédiaires nécessaires qui unissent la Méditerranée à la Vistule. »
On sait qu'il existe un autre panslavisme non moins sérieux et non moins fort, qui prend la Russie pour centre et pour appui de toutes les nationalités slaves. — Nous croyons même d'autant plus volontiers au succès de ce dernier que
le gouvernement russe, loin d'être barbare et grossier comme les feuilles démocratiques le représentent toujours, se montre protecteur éclairé des arts, des sciences, des lettres, du commerce et de l'industrie, et nous serons tout étonnés quelque jour de le trouver aussi avancé que nous sans Texercice et l'application des libertés politiques. '
212 — S. Lb tocsin des travailleurs. — Rédacteur-gérant : Emile Barrault, ancien satntsimonien. — Depuis vingt ans au moins, la société française est atteinte d^une maladie qui doit la conduire à la ruine, à ta décadence, à la mort ou bien, au contraire^ à une grande et forte restauration. Cette maladie, c'est le socialisme. Les saints-simoniens en ont été ies premiers propagateurs publics, officiels, ayant un collège et une école. Je veux parler des scandaleux apêtres de Ménilmontant, en 1832. Depuis lors, le socialisme s'est infiltré partout, dans les arts, dans les sciences et dans la religion, dans les familles et dans l'Etat. Toutes les croyances ont été discutées, détruites ; tous les principes remis en question. Il u*y a plus ni juste ni injuste, ni bien ni mal, ni devoir ni droit ; il ne reste rien debout ; nulle vérité qui n'ait été contestée, nulle loi qui n'ait été niée ! Dans oet état de choses, une reatauraiion estelle poss&le? Nous ne le croyons pas.
La France est trop démocratique, dans le sens vrai et légitime du mot, pour retournera la mo* narchie absolue. Elle est trop monarchique dans ses mœurs, ses traditions, ses intérêts, ses besoins, ses arts, ses sciences, sa vie politique, son esprit national, dans tout sou être, pour vivre jamais en république.
Le régime constitutionnel n'a pn la satisfaire. Trop dénocraisque pour lés uns, il ne l'est pas assez pour les antres ; il ne donne ni k monarcliie, ni la démocratie. S'il avait permis à ces deux principes, également vrais, nécessaires et fintals, de vivre et de se développer parallèlement, peut-être eftt-ii pu se maintenir; mais au contraire, il les étouffait tous les deux !
Noos soBunes denc condamnés à rester toujours entre deux révolutions, celle de la veille et celle du lendemain ; l'une défaisant ce que l'autre a fait. A ce propos, nous signalerons à nos lecteurs U MélapolUique^ de M* Hoene Weonski, dans laquelle la situation actuelle de la France et des parti^ politiques est caractérisée d'une manière très-remarquable. Il y a dix ans que ce livre est écrit ; mais il ne suffit pas de le
aÉVOE hÊS lOtlRMACt.
lire, il faitt TétiiiËffl*. Le« Fraâçaii ne Teulettt ni lire ni étudier, fis ne font que des improvisations poiiUques ; c'est pour cela que lears hommes d'Élat sont tons des hommes improvBsês.
Us marchent, lis agissent comme le chien, avec In flûr. Mftlhem^tisement les révolirtions font perdre la piste, si hien que notre pauvre société, tiré de oi, de là, en haut et en has, à gauche età droite, à htth et à diah, perd la tête et ne sait plus ou aller. «Quelle aille au diable! disent lessociriistes, et nousalkms Ty cOndmre.i> Mais elle à de bons instincts, une bonne nature, un bon flair et elle se révolte ausdtdt
Quoi qu'il en soit, il résulte de cette instabifilé permanente, de ces révdutions incessantes, qne les notions du juste et du vrsd s'obscurcissent, que les opinions s'affaiblissent et chancellent, etqueles croyances politiques ou religieuses s effacent complètement A moit» d'études spéciales» que vonlez-irons que pense riiiditidn,ie commun des martyi^ quand il voit l'Etat condamna ce qu'il a professé la Teffîe, mépriser aujourd'hui ce qtfil vénérait hier t Ceci était juste et bon sous la monarchie, la république tous le défend* L'année dernière ou tous disait : Ceci est vrai et bien ; cette année Tousseriez un sot de le croire. Voilà comment les révolutions fréquentes font bean jeu au socialisme, et pourquoi kffi socialistes, même les pflns modérés, sont instinctivement et par nature des révolutionnaires.
Le 7bc«lfi det TravaiUenrè est nne fois de pins rexpression de cet insthict H n'offre rien qui le distingde de ses confrères en démagogie. Nous en donnotms l'eîtrait suivant :
c< Pouvons-^nous laisser fan^ l'Assemblée consîlituaiiie et dormir? Sans doute cette Assemblée veut le bien; mais M s'y trouve tant de bonnes intentions en paltitot ou en frac! La blouse y est si rare qu'elle a l'air d'y finre tadi«. La bkmse étak rttltfon&e des barricades ; ce n'e!^ qu'mie exception dans ht ^présentation na^onale. Le proverbe a beau dire : TÀaMr *tê pdî paê le fiiotne, ce qui trop souvent est vrai, c'est que rhabit féU ie Mwr^e^.
« Prenons garde ! ayons ht mam sur le tocsin.
« Est-ce que le comité exécutif est propre à nous rassurer? Le lenderaabi de la révdtition on garantissait an peuple nn labetir quotidien, on logeait le prd»lème de r«tigainsat!ofl dd travail au Loxembotirg, on kistittiait des ateliers MtionaîRL. Kesen^lait^ pas que rfitst devenait k p^ ée k gi-anée iamiUe? Aujourd'hui les ateUersiiiSoïkaitt fofitftH» dissons; le LtttttH
bottrg a reçu tf antres tecataires. tê Ffmîma ^ilogue sur les gwanties riBrfiées par ftâôteJde- Ville, à la gméé joie du Siècle. Ce que ie gonvemefinait {provisoire a écrit, le directoire intérimaire commence à le ratarer. Enfin l'Étal donne sa démission de ses entraitles paternelles, cek le mettait sur les dents.
* Alerte! on premier coup de tocsin.
« Et à qui nous fierion&4iotis ! aux répuMi^ ewmi ée lu ve^ef Parions-én vite. La plupart de ces messieurs sont d'avis qu'^avec tti roi de moins et le suffrage universel de pius, le pen- I*le tient §a fMtUêute êet r^Uîqneà, surtout s'ils smrt en place. Un roi de moins, comme cela suffit à remplir la poche du peuple ! le soffrage universel, comme cda le rassasie ! Grand merd, messienrs, le langage de ces républicains fossiles nous rappelle ces gens que rÉvangiJè réprouve : m leur demande du pain^ et ik vous donn^...
une pierre.
« Vite, un second conp de tocsin.
« Serions-nous assez insensés ponr compter sur les rëpMieain$êMhndemmnf ITatancé, nons le savons, si la r^mbhqtte permettait Feîploitatilon du travail parlé capital et les misères dû prolétariat, phisfeufs de ces royalistes fl^er seraiBBt des Brutos. Ce qu'As r^rettent dané le trône tottdîé, «^est Tabri de lettr pot-au-feu; sefam emt, k conrotme oonstitattonnelle est ie meifieur couvercle de la marmite bourgeoise; l'une est fidte pour fautre et réciproquement
« Vite, tîte, tm Iroisiènle coup de toosui. »
ftlS. — La mmm ittnacii»AL£. Gérant t L Lfeosare. ^^ flpéaaiement consacrée aux intéf^té de la vlHé de PitfK ; {laraissant deui itds par mois, tii-4*.
f/tffM.
214 ^ S. L'on^ijasAiioKMy ttàtlLit,fMlf^ mC tfsi mubrief^ ^ llédaeteur en chef : H. Laoelflttige; collaboratettrs : caiaries deslys et Sa^ tinioË Lapoifite, mattlrai^ poète, Énauvàifi oordatti^, lialntné de tontes les gogttetM de Paris.
Kt êÊdûf ndfTû iTëpvâûM:
On dit aussi que M. Louis Kânc lui-mSmé ne dédaignait pas de porter sa prose à ce journal. Quoi qtfil en soit, ce f dt lé plus Ignoble et le plus infôme de tous. Il voulait orgaiiisôf ta terreur au pmôt dn socialisme, et pour cda, il dgnak anx révoiuttonnaîres les Soixante pTuicipaui capitalistes de Paris et les quatre-Tingts pius riches propriétaires de France.
WotB fie trottvons tim dans ce jdnffifl Qtn
BULLETIN DE CENSURE
vaâle la peine d'être conservé, si ce n'est peutêtre Tarticle suivant, à défaut d'autre :