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La RfiPUBLIQUB DES FEMMES, jOUr

nai dei eolîffoni.

Prenons, prenons notre revanche; Que le sexe battu jadis, Ai^ourd'hai batte ses maris.

Ainsi nous serons manche à manche.

Feuille stupide qui prouve jusqu'où était poussée la fureur des journaux, puisqu'un éditeur de canards a cru pouvoir &ire cette sotte publication. Voici le dernier couplet du Chant du Départ de ce$ damee^ ou grande expédition contre cm gueux de marie :

Quand le tour sera fait de ce sexe barbare.

Quand plus rien ne restera.

Pour les ensevelir, je veux que l'on prépare

Un monument où Ton lira :

— « Vous qui passes, priez pour TAme

« Du sexe fort mis à néant.

« Le sexe fort battait sa femme,

« Mais le battu devint battant! »

En avant ! DéUvrons la terre

De tyrans trop longtemps debout !

A la barbe faisons la guerre.

Coupons la barbe, coupons tout!

262*- P. Le scorpion POLrripuE, eatire \ $ur le$ événementê du jour^ par le citoyen Bouché de Cluny. '

Quand sur Taile du temps tout s'envole et tout fuit, I Quand chaque astre qui briUe, à son heure, a sa nuit; Quand, baUotté des vents que souffle la tempête. Chaque homme a le néant suspendu sur sa tête ; Le cœur va demander au gouflre du passé Un souvenir du moins d'un éclat effacé.

L'œil inquiet s'enfonce aux ténèbres profondes Où gissent méprisés les vrais destins des mondes. Et heurtant chaque nom, que notre histoire inscrit. Souvent en invoque un qu'elle même a proscrit

Telle est de tous les temps la stérile routine :

Au chemin du passé Thumanité s'obstine;

On rêve l'avenir, on maudit le présent.

Et pour se consoler on n'a qu'un nom absent.

De nos sentiers nouveaux qui tient donc la lumière, '

S'il faut, chaque fois, retourner en arrière, i

Pour reprendre le cours de ces briUants exploits

Qui placèrent si haut la France d'autrefois 7 |

Chaque effort n'est-il donc qu'un chaos anarchiqae

Qui livre à la police un complot monarchique!

C'est peu, dans votre élan de pur patriotisme. De pousser à l'excès l'excès du népotisme ; D'essayer sur la ruine à perpétuité ^ De sceller au pouvoir votre postérité ;

REVUE DES JOURNAUX

D'aydir d'étranges noms, un ramas plus étrange

I>e satrapes impars exhumés de la fange ;

De la guerre civile intrigants zélateurs.

Vous faites des préfets d*obscurs conspirateurs.

Vos farouches Brutus, au fond de nos provinces.

Avec rorgueil des sots ont les travers des princes.

On en voit, entourés de modernes lais.

Dont le vice effronté fsit rougir le pays.

Un autre, que la honte en tous lieux accompagne,

Pour titre avait, dit<»n, cinq ou six ans de bagne I

Le ronge en monte au front ! •...•.. •

Hélas! qui le dira? Quand notre oligarchie S'essayant à ces jeux qui détrônent les rois^ N'a contre ces excès que d'ironiques lois!

Quand à bon droit, peut-être, on l'en dirait complice.. £h ! bien que malc^ nous son destin s'accomplisse; Qu'elle aille jusqu'au bout, puisqu'un esprit fatal. Semble seul présider au conclave brutal, Où trônent isolés, simulacres des doges.

Tous ces rois incompris enfermés dans leurs loges! D'un courage odieux nous n'avons pas le tort Et ne frappons jamaisdesgens fhippés à mort.

263.— S. Le RfipVBLiCAnf lyrique.— Ce journal a paru en mai, mais il a pris en juin une couleur intense des plus révolutionnaires. C'est une feuille à Fusage de MM. les chanteurs, avec accompagnement d'orgue de socialisme.

264 — S. Là LJiNTBRNE MAGIQUE républi-eaine. — Nous avons tenu ce journal sans avoir eu le temps de le lire. La Physionomie de la Presse dit : Dialogue ignoble et digne du ruisseau, par Alexis Daleil.

265. — L'aigle RÉPUBLiCARfB, canard dans le genre des Lunettes du père Dueliéne^ par le citoyen Guiileroain. — Sottise et ineptie. Le n» 2 a paru sous le titre de : Paroles d'un revenant,

266. — Le sanguinaire. —Cette feuill^ imprimée sur papier rouge, est moins rouge qu'elle ne voudrait le faire croire, mais plus insignifiante qu'elle ne le croit. Aussi, pour avoir quel* que valeur, a-t-elle imaginé de se vendre clandestinement. Nous engageons beaucoup tes collectionneurs à ne point s'en occuper; elle n'en vaut vraiment pas la peine.

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