S. (L*Ê«siaMkM •Bs Mom ibu »kuk.b
.-« PpopnéCsMTBHS^^H^* ^téàénffdt Déasaret* » •Yoiei la praféssioa de lai de ce Journal : « fk)m avons écrit sur notm ^h«pea« : TtavaU ti Ubetté^ «t iiottB senoiis lo«)OHrs aur la IMMie quand il a'«g|ra 4e déf««idve eette devise qui Péaiime jen éeax aiats 4oute rambitioin du pMflle.4>
iV. Afittony âferay, ro«iaiieier aociaMe de la Démooraiie yad^que^ y a faltinaérer une pièce de vers dont ««as doimoiia laprein6èrestroj»he :
Respirons, respiroDs f air à |>Tdne poitrine! Le inands du ^otcvoir est enffai desséché.
^Fëres, ouvrons nos casan wxt raffnles divines * Qui soufflent naiiitenaat où 4a nratt a faucbé ; Yoyee, autonrde nous l'huoMoké s'inclina^ .Car cette jfou enlm ruwf m » mMché* . Si ce journal «Clôt. véou, îl^IttëèéifrancbeflMnt socialiste. — ^U ^idoMié lepremiae, je cvois» le curieux rapprocbemeol des évëoemente «pu ont précédé et auivi k>ctuile de nos deux déféras monoroftiM.
15 Mars,
31 — Le garde ^vional de 1848. —Vive la rép^))lique ! voilà tout ce QU.'jony trouve.
. 5i — Les &ii%w^ flEBDoyAiui&Ba. — Tout le mon^e connaît l^'esprit de M- Aljdioi^seKarr ; c'est l'esprit de tout le monde* ^— Nous nous contenterons donc de reconunandçr cette belle publication illustrée aux lecteurs qui aÛEuent le bon sens et la bonne foi*
35 — Le.$ai<ut PD^uc-T-Jounial modéré; socialiste sans le savoir. <*«-Il est plein de bonne foi et de iiaijveté. , i^xemple :
. «La république erâle, c'tcst tm bit camme Q'est^ndtvit ;.jaUfti^aasifiOHéqii0oce»nituraUes et togiqu^ ; il :Aai stos soiiii^fttidre et las ae* cept^ sMs.défiaBûe^'SaisfOMle et 4Uiqs hésitation. Ce n'est f oiilt une tféfélution de ddqai s'accomplit; celle^i était iphispolitiqae^pie^ao»'
BULLETIN D£ CENSURE
ciale ; la nôtre est plus sociale que apolitique; elle ne veut pas, elle ne doit pas êtredénaturëe,
a Si Ton s'efiraye de ces vérités, c'est qu'on n'enjvoit pas la juste portée.
« Car il ne s'agit pas de heurter violemment tous les principes d'ordre, de justice et d'humanité pour les renverser, pour leur substituer brutalement la négation absolue du droit à la propriété et aux douces loi de la famille.
«Les théoriciens de l'école socialiste ne sont des sauvages que pour ceux qui ne les ont pas vus et entendus comme nous. Leur premier souci est de pouvoir donner à la jeune république qui vient de naître de la force et de la grandeur; et puis lorsqu'elle sera forte et grande, lorsqu'elle sera inébranlable dans sa base comme dans sa hauteur, lorsque les purs rayons de sa lumière auront pénétré dans toutes les âmes, les socialistes apparaîtront, non point armés du glaive qui détruit, mais de la parole qui vivifie, et ils diront à leurs frères : voilà ce qui pourrait faire, selon nous, le bonheur de tous ; jugez, la liberté du refus vous est réservée.»
Les journées de juin ont répondu à ces sages prévisions. — Dans le numéro du 16 avril, nous trouvons une profession de foi du citoyen Alphonse Ësquiros qui se propose de représenter les sourds-muets ; à la bonne heure ! — Ce journal apubUé des lettres politiques de M. Anatole de Laforge, un roman de madame Aglaé Comte ; il promettait à ses lecteurs la collaboration de MM. Roger de Beauvoir, Arthur Ponroy, Ch Romey, Jacob le bibliophile, Achille Jubinal, M>B« Ancelot, etc. En Uttérature, on le voit, il était franchement réactionnaire, je veux dire moyen âge!
16 Mars.
54 — S. Lb tribun du peuple. — Organes des travailleurs; A. Constant ( dit l'abbé Gonstant)'a été condamné en 1841, pour la publication de la BihU de ialiberté^ pamphlet sauvage et absurde, comme son journal, contre la société Il a fait en outre t Assomption de la femme^ le Livre de larmes^ laVoiœ delà famine, etc. ^ etc., dans lesquels on retrouve toujours les mêmes doctrines, le communisme égalitaire et la bestialité. — Son acolyte Legallois pousse encore plus loin la sottise et l'immoralité. — A ces deux noms, le dégoût nous saisit, et nous n'avons pas le cœur, de lire les trois numéros du 2W6ttn du peuplty sale et honteux vomissement du socialisme. Voici deux extraits du 1«' numéro; «L La haute-cour est partie, mais la ba^se-cour
est restée ; et voilà pourquoi on intrigue tant encore pour faire représenter le pays par des canards et des dindons....
Les voleurs sont mis àmort.
tt Chacun peut encore voir aux fenêtres des Tuileries cet arrêt révolutionnaire de la cour martiale du peuple.
« Ainsi, tout en abêtissant la peine de mort eu matière politique, la révolution de 1848 se montre implacable pour les crimes sociaux et les frappe sans jugement, sans miséricorde et sans appel.
« Les voleurs sont mis à mort ! Entendez-vous cela, honnêtes gens de la banque et du commerce !
a Les voleurs sont mis à mort ! Ainsi Louis- Philippe a bien fait de se sauver.
« Les voleurs sont mis à mort! Pouvez-vous encore du fond de votre sanglant cimetière, entendre cet arrêt qui vous venge, guillotinés de Buzançais !
« Et vous, exploiteurs du peuple, lisez et tremblez! Que la crainte vous soit salutaire, et n'attendez pas qu'une masse déguenillée se lève contre vous en criant : Les voleurs sont mis à mort !
<x La révolution de 1848 est tout entière dans ces paroles. Puissent-elles ne pas devenir le cri de la guerre sociale ! »
Un autre article se termine ainsi :
«Du pain ou du sang ! Tel était, l'hiver dernier, le cri delà malheureuse Irlande... Anglais de Paris, garde à vous ! »
Les voleurs sont mis à mort ! En êtes-vous bien sûr, citoyen Constant, et vous surtout, citoyen Legallois !
N'avons-nous pas le droit de répondre à ces sauvages discours : « Citoyens, quand vous verrez ces hommes s'avancer contre vous , aux armes!
35. — Là liberté BELiGiEUSE. — Organe des droits du clergé, — Son titre indique ses tendances. Il paraissait deux fois pas semaine. ( Rue de Toumon n*» 8. Propriétaire-gérant, C. Savouillau. )
iSMars.
36 — P. L'ORBBE. —On se rappelle que le 17 mars tous les ouvriers , toutes corporations de Paris se mirent en mouvement pour aller porter leur adhésion et leurs vœux au gouvernement provisoire. — Plus de cent mille hommes défilèrent sur les boulevards et sur les quais en demandant rajoumcment des élec^
Ijoiii, I9 fmad du Unmpêê^ rorgamiaiimi du travail^ la République démocratique al «k ciale (si le mot n'y était pus, la chose y était), ^ droit au (ramilj etc., ete. ; jamais pn ne connut la YÔrttat)b cause de oetta manifestation préparée, dirigée, conduite par les clubs et par les aoçiétés secrètes avec la plus grande activité, -p- On parla d^ complots, d^ conspiration, de ooups de main contre certains membres trop modérés dci gouvernement provisoire ; mais on ne sut point au juste quels étaient ceux qui voulaient ainsi ae débarrasser de leurs collègues. --^iuoi qu'il en soit, la consternation fut grande, et chacun vit alors comment les révolutions deviennent sanglantes et terribles, quand on tie teur oppose pas à temps le courage des hommes ss^es et modérés. •— VÔrdre fut une première tentative daps cette voie. *- Il vécut quinze
JQUW.
19 mairs,
37, '^ S, Lb KiviiiL DU PEUPLE. -^ Comme tpïis lep socialistes, les ouvriers rédacteurs de cette feuille disent que la révolution ne fait que de commencer. — Ils pourraient bien avoir raison. Uais nous ne sommes plus avec eux quand ils veulent réaliser sur la terre et dès à présent Végalité. Nqhs ne les empêchons pas de se faire nos égaux; nous refusons seulement de devenir les lemnB, Ce joumal a eu trois numéros.
iO mars,
5S. -^ S. La 8mrnifB|.i.B du peupis.— Quoiqu'elle n^ soit pas restée longtemps en faction, cette sentinelle perdue naquit le d6 février pour reiiaitre le âO mars à Fimage du phénix. — A reqtendre, cette feuille veille pour tout le mopde; c>at un véritable songe ou plutôt un cauchemar démocratique et social. -^ Voici sa profession de foi :
« Ce sont désormais des actes qui prouvent; la SentineUe du Peuple sera jugée par les siens, qm, comme nous Tavons dit, se résument dans ces 4eux mots : Nous veillerons I m
Au milieq de la nuit et de robseurité profonde j[ue laisse ce journal sur ses doctrines, Qous Qoqa contenterons de crier comme on doit flire 3QUS un état de siège bien observé :« Citoyens, prene;^ garde à vous! 9 car pour veiller si bien, ces gens-là doivent être républicains de la veille, et nous avons appris à les cpunaitre.
Gérant : J. Ladimir. — Feuilleton en vers de M. Charles Daniel dans le n** 3. Rédaeteur en chef : M. G. Supemant. ^ Avec cette devise :
La Sépubliqoe quand même \ Cette fenillci ré^
RBVUB PES lOUBWAUX. 17
digée par des républicains quand même ! est morte (^and même !
59. — S. La voix des femhes. — Pauvre voix, pauvres femmes ! — Il paraît que ce journal allait marcher au mpment même où il es|; mort. Nous lisons dans le n° du 5 :
« Les temps étaient pour nous; notre journal devait réussir, le succès qu'il a obtenu dès son apparition a dépassé nos espérances. Les femmes ne se sont pas fait attendre , leur participation nous est assurée ; Dieu a béni nos efforts ! Désormais notre journal ne sera plus le travail d'une seule , mais l'œuvre de toutes. Dès demain, nous constituons deux comités; Tun pour la rédaction du journal , l'autre , pour discuter le plan de nos enseignements publics aux femmes. Chaque aptitude pourra, au sein de nos assemblées, se produire et se développer. Les trois modes de manifestation de la vie individuelle et sociale, par leur libre spontanéité, élèveront la femme à la hauteur virtuelle de sa mission , et celle-là nous sera surtout chère qui , dans sa supériorité, saura se dévouer, tête ^ brt^s et ecBur, à la cause du progrès,
« Nous reconnaissons et nous consacrons le principe de l'individualité; mais, selon nous, cette individualité doit s'effacer devant Pêtre collectif, l'humanité. C'est parce que nous feisons une œuvre commune , une œuvre sociale , que nous avons dédaigné de signer nos articles. Cet exemple n'impose rien à personne, chacune, à son point de vue , est libre. La responsabilité du journal ne nous a point efTrayées ; nos sœurs pourront donc, à leur tour, sauvegarder leurs écrits par une signature , le comité de rédaction jugera seulement le mérite des œuvres. »
Il y.a ensuite une petite galanterie à l'adresse de M. Ernest Legouvé , qui traitait alors au Collège de France la grave question du mérite dû» femmes. S'il avait celui de son père, peutêtre obtiendrait-il, comme le demande ce journal , que la femme fût chargée de foire exécu^ ter les lois rendues eointre les cruels traUe^ ments exercés sur les animauspf
Rédactrices : M"** Eugénie Niboyet et Charles Niboyet