S. Le peuple. — Rédacteur en chef
P. J. Proudhon. Administrateur : Gh. Fauvety. — Gérant : G. Duchêne.— 1«^ spécimen, en septembre, un autre et le l"**^ numéro en octobre , numéros 4 et 5 en novembre. *- A partir du 25 novembre, d'hebdomadaire qu'il était, ce journal devient quotidien. •— C'est toujours le Meprésenlantdupeuple; mêmes honimes, mêmes rédacteurs, mêmes doctrines : la propriété c'est le vol ; Dieu c'est le mal!
Cette feuille a pour épigraphe : plus d'im^ pots ; plus d'usure ; plus de misère ; le travail pour tous; la famille pour tous; la propriété pour tous ; qu'est-ce que le producteur? — Rien ; que doit-il être? — Tmtt. Qu'est-ce que lecapUaliste?^ Toul; que doit-il être ? — Rien.
—Collaborateurs: J. Amédée Langlois ; Philippe Faure; Ch. d'Amyot; J. Benoît, représentant; Alfred Darimon ; Pardigon; Louis Ménard; etc. Bureaux : rue Montmartre, 154.
365. — L'ancien et lé nouveau monde. — L'âge dor, ou le règne de la vérité, pour constituer le royaume des élus aussitôt des adhérents. — D'où sort cette publication et que nous veut- elle ? — C'est la plus étrange , la plus bizarre, la plus fantastique, lapins incompréhensible que nous ayons jamais vue. — 6 pages in^*» chargées de matières. — Rue Saint -> Ëtienne- Bonne-Nouvelle, n*' 15. — La première page est datée du 29 avril, la seconde» intercallée au milieu , porte la date du 6 avril , et la dernière est signée du 16 mai , sans nom d'auteur, et rien qui puisse le faire connaître. **- C'est probablement tout un système nouveau de réforme soôale; voici ce que nous pouvons en extraire de plus curieux :
« Base matérielle humanit ire»
« 1« Une poste aux lettres a un \mx modéré et le même pour tous ;
« 2» Une presse universelle nommée la Yiriié
(journal); «3» Une banque divine, éternelle et umver-
BULLETIN DE CENSURE
a 4® Un livre d'actions ou livre de caisse ;
« 5° Un livre de conscience pour Dieu , incessamment relu et incessamment corrigé.
^ Toutes réponses ou observations de qui que ce soit seront toutes insérées dans le journal la Vérité qui est à fonder :
La vérité , voilà le grand sauveur du inonde ; Ce n'est pas par effroi que Je cache mon nom ; Dieu seul cause ma crainte, et me ris du démon Qui gouverne ici-bas ; si je prends Tanonyme, C'est pour mieux réussir à Dieu payer la dîme. Juste, Génie des anonymes,
«Tout Targent de Temprunt devra être mis dans une lettre franche de port et à l'adresse de M. le directeur du Comptoir national, pour être porté au compte-courant au nom Juste.
« Mettre sur l'adresse : chargé pour Vàge d'or. — Malheur à qui dérobera un centime !
« Si nous réussissons l'argent appartiendra à Dieu et à tous les citoyens. Cet argent servira à établir une banque divine dans chaque ville de France et possessions françaises au-dessus de 4,000 âmes.
(( Nul ne pourra disposer de cet aigent divin, cet argent étant à tous.
« L'argent ne pourra pas avoir d'autre destination que celle ci-dessus et détaillée dans ces écrits, à moins qu'à titre d'avance pour la MEaRE (nouveau mot, substantif féminin désignant la patrie). Dans tous les cas, avec l'approbation générale des citoyens ou enfants.
« Que chacun s'aide un peu et Dieu fera le reste. Demandez ! sollicitez ! propagez ! ! !
(( C'est un bonheur de demander pour tous et c'est agréable à Dieu. Jdste. »
Les pages 5 et 6 contiennent la table des matières de V Ancien et le Nouveau-Monde, divisé en vingt chapitres. Voici les dernières lignes de ce prospectus :
« Pour nous, quelques privilégiés, membres de la société, c'était un rêve, une illusion d'abord ; mais depuis que nous avons lu les écrits sacrés, nous sommes convaincus, parfaitement convaincus, que tout ce qui est annoncé peut se réahser facilement et rassurer tout le monde, avec certitude d'être pour toujours heureux.
« Dans un mois tout le monde croira à cette
réalité qui aujourd'hui est impossible à prévoir : donc un mois de patience.
« Signature des XSo^ymes. >>
Nous avons vu et tenu cette fantastique publication, mais nous n'avons pas eu le temps de la lire en entier. Les extraits que nous en donnons sont pris dans une revue qui s'appelait les Drapeaux de la Presse républicaine.
366. — Les drapeaux de la presse républicaine se publiaient rue de la Banque, 20. — Quatre livraisons seulement ont paru, c'eût été le plus complet, le plus exact, le mieux fait des comptes-rendus de la presse depuis février, il reproduisait jusqu'à la physionomie typographique des titres de journaux. Malheureusement l'ordre alphabétique qu'il avait adopté le forçait à rester incomplet ou à publier sans cesse des suppléments, à moins encore de faire tenir chaque compte-rendu sur une page, c'est-à-dire sur un carton.
367 — S. La loterie démocratique et so- QALE. Premier et unique numéro d'un projet socialiste que nous examinerons plus tard.
368 — S. Les montagnardes, satires politiques; première à Cavaignac, par Eudes Dugaildon. Nous en avons déjà parlé précédemment, celle-ci a paru seule et sous la forme de canard, voilà pourquoi nous la mentionnons