‹ La presse de 1848Chapitre 53 sur 118 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

569. — Journal de louis-napoléon Bonaparte. Directeur-gérant: Maistrasse. Feuille insignifiante que nous n'avons ni vue ni lue.

370. — La mairie. Mémorial des fonction-naires municipaux, in-S", 3 feuilles et demie, un volume chaque année : Marc Aurel, rue Richer, 20.

371.— La province, grand journal politique quotidien. Prospectus, signé Ch. Méril.

372. — La quinzaine, journal des besoins usuels (format grand in-é") faisant connaître toutes les découvertes, tous les progrès de l'industrie et de l'agriculture : rue de l'Abbaye, 14. Le premier numéro devait paraître le Î5 août.

573. — . The luciper english and french monthly newspaper. Le lucifer anglais et français, par le citoyen Buchoz Hilton, colonel des voltigeurs de la Charte en 1830, président du club des Jacobins en 1848, avenue de Neuilly 17 bis. Ce prospectus avec vignette a pour titre : Grande apothéose de son ex-Majesté Louis- Philippe premier et dernier roi des Français. 374.— La feuille dvi peuple. Paraissant tous

REVUE DES JOURNAUX

iO»

tes dimanches, imprimée chez Schneider, iii4®. 375. — Ls NAPOLfiON. Jmrfud mensuel^ avec vignettes, cul-de-lampe, etc., etc. Il reproduit d'après Fauteur de Napoléon apocryphe^ Fétymologie que Ton donne au mot Napoléon écrit en caractères grecs et décomposé de la manière suivante:

Napoléon Napoléon

Apoleou détruisant

Poleon des villes

Oleon le lion

Léon des peuples

Son allant

On étant

Ces mots sans suite se rassemblent ainsi pour former un sens: Napoléon le lion des peuples, va prenant les villes sur son passage.

Le Napoléon sort encore de Tofficine de M. Alexandre Pierre; nous y lisons un article sur et contre les canard$ et les fabricants de canards^ et le signalement du journal la Guillotine qu'il ne faut pas confondre avec le ea-nard de ce nom ; le journal la Guillotine est imprimé à Fencre rouge sur double feuille format du Siècle. La première page entourée d'un large filet rouge: gérant, M. Desmarets.

576. — Paris et les DfiPARTBMENTS, journcU des voyageurs du commerce^ donnant tout ce qui peut intéresser le commerce ; tous les dimanches, 2 feuilles in-i*", rue Richer, 20. Gérant : Malien.

577. — Le crédit. Le spécimen de ce journal a paru en octobre. Le premier numéro est du i«' novembre. Rédacteur en chef; Ch. Duveyrier, Tancien saint-simonien. Voici sa déclaration de principes :

<(Nous ne relevons que de Dieu, de notre conscience et du peuple.

« Indépendant du pouvoir, du système, des partis, nous avons sous toutes les bannières des amis et des ennemis.

a Ni la république des sans cœur, ni la république des sans-cnlottes.

« Nous voulons une république humaine, intelligente, industrielle, libérale, magnanime? une république que les prolétaires défendent, que les banquiers créditent, que les rois respectent, que les peuples envient, que les femmes et les prêtres bénissent, et que les poètes un jour puissent chanter. «

C'est dans le Crédit que fut publiée la lettre de M. Odier à M. Dufaure, et la réponse de ce dernier m faveur du général Gavaignac. Gé-

rant: Léopold Amail, rue Montmartre^ 154,

578— S.L'fiCHOI>BSMARCHÀNl>SDB VINS^ de$

vignerons et des ouvriers. Spécimen, du 90 oo* tobre. Le premier numéro devait paraître te !«' novembre, au comité des boissons, rue de Chartres, 7. Gérant: G. Genoux, dont nous avons déjà parlé comme auteur de mauvaises chansons socialistes. Nous trouvons aussi dans ce journal un chant rustique de Pierre Dupont, qui avait du talent quand il n'était point démocrate socialiste, car il se préoccupait plus du beau que du «rat. Depuis, il lui est arrivé ce qui arrive fatalement à tout artiste qui cherche le «rat et non le beau; U ne trouve plus ni Tun Fautre. L'artiste est fait pour sentir et non pour raisonna ; comme la raison est absolue, comme son caractère est d'être impérative, aussitôt qu'elle s'introduit dans le sentiment elle l'absorbe, elle l'étoufTe ; elle tue l'imagination. C'est amsi qu'à propos de la vigne, M. Pierre Dupont vient nous parler de T Angleterre et de la perfide Albion !

L'Echo des marchands de vins parait être l'organe du comité central des boissons dont voici les principaux membres : Félix Lebreton, Hamelin, Devers, Dourlans, Peccatte, RobKo, Rollet, Happey, Collas, Blacher, Couverchelle, François de Rueil, Chenu ; il pourrait bien se faire que cette association fût plus socialiste qu'elle n'en a l'air. Ainsi nous trouvons dans les annonces recommandées, le nom de M. Paul Rochery jeune, communiste sans talent, et celui de M. Villegardelle, trop connu pour ses dootrines anti-sociales ; ajoutons encore M. Charles Baudelaire qui veut se débarrasser des limbes^ poésies socialistes, et M. Jules de la Madelène, qui serait rédacteur en chef s'il Mait en croire le CroquP'Mwrt de la Presse.

L'Echo des marchands de vins contient un long projet de décret proposé par M. Félix Le^ breton, vigneron, président du comité des bois* sons, marchand de vins en gros, à Sèvres. Ce journal annonçait comme devant paraître au !«' novembre, et dans la même administration :

579. — Le répdblicaik, journal politique^ commercial et agricole, — a Par l'importance et la variété de sa rédaction, dit le prospectus , cette feuille est appelée à se placer au premier rang des grands journaux. » A la bonne heure, voilà qui est parler franc! Est-ce que M. Claude Genoux, dont nous aimons mieux le nom que le talent, en eût été rédacteur en chef?

5S0 — S. LASENTIKBUJIDBSTtAVAILMnnit.

iiO

— Fondé Van premier de la République éémocratique. Daté de Rouen et imprimé à Rouen. Cependant ce journal a été publié et vendu à Paris, rue Grammont, 15. Le n* 24 est du 3 juillet; il paraissait quatre fois par semaine. Gérant : Léon Salva, avec cette épigraphe de Lamennais :

« Le peuple peut avoir de$ comekes loba* rieuses, mais il n'avorte janum, »

38f . — L'intérêt public, feuiUe d'aniMmees de la mniualilé des commerçants et des fa-bricants de Pari» et des départements. Directeur de la mutualité : Gabriel Bdlier. Gérant : F. de Ghorié. — Ce journal spécial d'araionces et de sottises a un feuilleton signé Jacques de Heming, qui doit être d'un jeune coll4;ien de Gigondas. Du 26 octobre. Tous les jeudis. Rue de Grenelle-Saint-Honoré, 33.

Page 1