S. Le conseil BiPUBLiCAiN. — For
mat plus grand, mais même rédaction, mêmie
esprit.
26 mars.
46. — S. Le peuple socvebain. — Voici le contre-coup du 17 mars qui se £ût sentir. — Après l'action, la réaction ; car on nous permettra bien à notre Uiur d'appeler riaetionnairres ces sauvages ignorants qui prétendent réagir contre l'opinion publique, et imposer à la France les élucubralions du socialisme. — Ce journal a pour àemsA\ Organisation du trorvaiiy droit d'association^ instruction commune et gratuite. Voici un passage assez signi6catif :
« Terribles républicains ! comme vous comprenez la chose! de quelle profonde voyance vous êtes doués ! et combien y en a-t-il de ceuxlà? Phénomène inconcevable! les journaux qui ont fait la plus rude guerre au système dédia nous parlent aujourd'hui de cette République aux petits pieds, à l'eau de rose ; ce sont eux les premiers qui rassurent l'aristocratie financière, territoriale, en même temps qu'ils engagent le peuple, les travailleurs, à rentrer dans les limites prescrites, c'est-Â-dire à ne rien demander qui modifie radicalement l'état social ; respect, disent ces journaux, à la propriété, c'est par là que vous établirez solidement la république.
« Nous ne sommes pas ^les perturbateurs ; nous aimons l'ordre autant que les propriétaires, les maîtres, les fabricants, et ceux qui exploitent les sueurs de la masse laborieuse ; mais, nous l'avouons, nous ne compr^ons qu'à grand' peine la république appuyée sur cette devise : Liberté, égalité, fratemUé, avec le maintien absolu de tout ce qui a constitué la racine de tous les abus et privilèges sociaux.
« Liberté / Mais où est le fou, où est le charlatan qui prétende assurer la Hberté des prolétaires sans une réorganisation nouvelle de la propriété? Ce qui fait la liberté civile et politique, ce qui en fait une diose réelle, vivante, et non une trompeuse et perfide abstraction, c'est la propriété; donc, ou il faut faire autant de propriétaires, ou il faut socialiser la propriété de manière à ce que nul citoyen ne dépende matériellement de tout autre citoyen; hors de là^ pas de salut, et je vous défie de réaliser l'une ou l'autre de ces deux hypothèses sans contredire votre principe menteur de respect à la propriété.
« Ce qui est vrai pour la liberté, est également vrai pour l'égalité et la fraternité? Quoi !
REVtJÈ DES lOURNAUX.
soutenir fqn'il faut des riches et des pauvres, ments du travail, afin qu'ils soient Biis à la perdes rentiers et des producteurs, des exploitants tée de tons les dtoyens.
et des exploités, est-ce là Fégalité, la fraternité ! A qui fera-l-on jamais croire que le paysan et Touvrier, dont Texistence, en maintenant rétat des choses, serait éternellement suspendue au ciqirice du propriétaire et de Fentrepreneur, verront jamais un égal et un frère dans ce propriétaire et cet entrepreneur? Vous vous moquez, en vérité, quand vous nous bernez de telles rapsodies ; car ce tf est pas d'aujourd'hui que Ton affirme une semblable contradiction : c'a toujours été là, an contraire, la promesse des intrigants, des mangeurs, des aristocrates, des castes. '
« Ouvriers, travailleurs, ne donnons pas : On nous a diJ : liberté^ égalité, fratemilé ; bien, mais prenons la république au mot : demandons sans cesse la réalisation pleine et entière de cette trinité immortelle. Sacbons-le bien, pas de liberté, pas d'égaUté, pas de fraternité possibles sans une réorganisation de la propriété ; c^est là la chaîne à laquelle tous les anneaux sociaux se rattachent ; si vous ne la tenez pas, cette chaîne, d'une main ferme et obstinée jusqu'à la mort, la Képublique vous jouera le plus sanglant des tours. »
Ckimme on le voit, le Peuple sounerain ne manque pas de sel , il a pour gérant-rédacteur le citofen A. Salières, ~ ces gms-là ae veulent pas être nos frères et ils vea&entque nous soyons les leurs: aUonsdonc!
^7. — S. La vm*iE sépuhjqux, par le vrai Thoré. — Voici son programme :
« La révohition n'est que eeennenoée.
« Noos avons renversé la royanté, il fout îbstitoer la République.
« L^Âssemblée nationale décidera donc de la destinée de la France. Il faut qu'elle assure à la patrie toutes les conséquences politiques et «ociales de la victoire populaire :
« Dans Tordre politique, la souvorainté du peuple et le suffrage irniversel, une seule assemblée représentative, nommant dans son sein les ministres responsables du pouvoir exécutif; liberté individuelle, liberté de réunion, lâierté de la pensée et de la conscience, de la parole et de la presse ; éducation publique, commune et gratuite.
« Dans Tordre social, organisation du travail agricole, industriel, intellectuel par FÉ^t. Socialisation progressive et pacifique des instm* |
« Sans la réforme sociale, îl n'y a point ûb vraie République.
c( Si FAssemblée n'abcdissait pas bravement le prolétariat social, il faudrait contiinier, au nom de Fégahté, la révolution engagée an mmi delà liberté. (Est-ce cljdr?)
«La République, la réforme sodak, FaboBtion du prolétariat, voilà les mote d'ordre pour l'élection de nos représentants. »
Après avoir été mauvais critique d'art, le citoyen Hioré s'est fait joomdiste'à son compte, n avait pour collaborateurs P. Leroux, George Sand et Rarbès. Deux fois suspendu, ce jounud est mort d'une mauvaise quer^ que lui fit im de ses amis de la veille, sous le ridicule prétexte qu'on pouvait confondre la Méj^mMéque avec la Vraie MépMiqm, comme si Rareste voulait dire Thoré! Il est vrai qnlls so^ tons les deux égalemoit ronges, ambitieux €* ignorants. — Depuis ce temps, le beau Tboi^ erre comme une âme en peine à Fombre de sa barbe patriarcale. — La Vrme RépmbU^fue ét»t une feuille anarchique et démagogique, sans taleot, sans valeur et sans idée. — fille avait pon- administrateur le citoyen Biuksin.
28 Man,
^. — Lk Bcm SENS BD i^cFLE. — Ce journal a psu*u d'abord sous la forme d'nae brodiure in-32, puis, au 2« miroéro, il est devenu use feuille in-i"*. Sa marche devait être modérée, amie de l'ordre et delà liberté. Il esl sagenent écrit: exemple :
« Nous vous le disons sans colère, mais avec une conviction pkâne de tristesse : poser le cas où le peuple de Paris pourrait marcher caatim F Assemblée nationale, c'est déclarer la guerre à la France.
« Le serment réclamé par vous est k défi le plus brutal que vous puissiez jeter à vos frères.
« C'est la menace d'une révolution nouvelle
faite, cette fois, contre le peuple lui-même.
Par le peuple de Paris, contre le pscmi nàSh-
ÇATSi
« Cest la révolte et Fanarohie contre la liberté.
« Or, Fhis^aire à sa logique fatale.
« Le monde est bien vieux, et depuis que le monde existe, Fauarchie a toujours produit la même chose :
c Le despotisme, n
YL Paul Féval, rédaeieur en cbaC, est ub re-
s» BIH.LET1W
lOAPcier da (filent quis^eçt fuit cennalfre par les Mystères de Londres. — PoHrquoi (Jonc a-t-il eu la £^lejise 4e vouloir être aussi hoinme politique?
fintfmrs.
49. rrr S. {,4 YOil^Dy BpuPLK. — Orgme du cl^p-rljic^e 4^s proWc^ires, jouTcnat-bibliothèque^ paroles de vérilé salutaire^ agent d'organisatifm et d'tmi^çation, cor^enant la pantosophie pÇfirioHç^ fi Vunificalim par la parQle-trç^vail, etc., etc. —Stupidité pb^lapstérienne. Gérapt ; Laudftiu,
^, rrr- L^ ^Vf^tft^imS P« h^ RÉPUBLIQUE,
F]^À?fÇ4(SB. rrr Petit iu-12 conteuaut des actes officiels du gouyeraeuiept provisoire.
^1, -TT Sr Le 1I4PÀSIN POLITIQUE (chez l^artinpn). -T- Recueil de in£it,ières politiques et sqcjales prises au bftsard. C'est pourquoi uous y trouvons cese^tr^its ^e Deipaisfre, qp'oq relira avec intérêt et plaisir ;
^ Chaque nation, comoie chaque individu, ^ reçn une mission qu'elle doit remplir : La Fr^is^e exerce sur VEurape une véritable magiftiralure, qu'il serait inutile de contester. La Providenpe, qui proportionne toujours les paoyens à 1^ un, et qui dP^ne aux nations comme aux individus les organes q^^ssaires à T^ccomplissement de leur destipatipn, a donné à la France deux instrumep^set pour ain^i dire deiuc bras^ avec lesquels elle repiue le mppde : sa langue et Tesprit de prosélytisme qui forme Tessence de son pars^ctère ; ep sorte qu'elle a constamment le besoin et le ppifvoir d'influencer les homrnes*
% Que doit-il arriver, ^ Tépogue oti nous vivons, 4e ces caipbin^ispns ei^traordinaires qui ^t trompé toute la prudence humaine? ^n vérité, on serait tenlé de croirp que la révolution politique n'est qu'un objet secondaire dn grand plan qui se d^rople devant nous ayec une pnajesfé terrible. ^ (N'est-ce pas à ce^ qu'il faut rattacher ses idée^ sur le cathoUpisnie extensible et la r-est^uration de la sopiété française par Ig feligipp.)
« Le clergé de France ne doi t point s'endpriQif ; 1) a mille rai^qs de croire qu'il est appelé à une grande mission !.. S'il ne se fait pas une grande révolution morale en Europe ; si l'esprit yeligieux n'est pas renforcé'dans cette p4rtie du inonde, le lien social est djssous ! On ne peut rien deviner et il faut s'attendre* ^ tout ; mais 8*il se fait un cbangoment heurpu^i^ sur ce pqint, PU U B'y A plu» d'amilogie, plus d'm4uption,
PC GIZNSURE.
plus d'art de conjecturer, ou c^est la Francs qui est appelée à le produire.
a C'est surtout ce qui me fait penser que la révolution française est une grande époque et que ses suites, dans tous les genres^ se feront sentir, bien au-delà du temps de son explosion et des limites de son foyer, »
52. — S. L'àlliànce des peuples. — Prospectus d'un journal ultra-révolutionnaire. — « Le fer a été donné à l'homme pour qu'il n'y ait point d'esclaves, » telle est son opinion. — Mais les passions, l'ignorance, la sottise, pourquoi lui ont-elles été données si abondamment?
— Fondateur : Veillerot.
53. — S. L'avant-gàrde. — Journal des écoles ; revue hebdomadaire qui a peu vécu, mais qui no méritait point de vivre du tout. — Gérant : Bosselet.
54. — Bulletin commercial agricole. — Courrier des balles, né sous la Monarchie, et tué par la République avec le commerce et le crédit.
55. — L'ELECTION POPULAIRE. — Feuille légitimiste et religieuse, publiée en vue des élections.