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La presse et la guerre

gui ont paru dans /'Action Française, sous la signature de ses principaux NdttclgtirS, depuis les dernières journées de juillet 101 ri. /ors/jue apparut la menacé dê\ la guerre, jusqu'au mois de janvier 1915,

Ces articles sont répartis entre un certain nombre de\ fabriques qui, dans leur variété, témoignent que /Action! Française s'est placée à un point de rue purement] national. Qu'il s'aijit de politique intérieure ou de po/i-\ tique extérieure, /Action Française n'a pensé (juà lai France et et l'union entre Français, face à l'ennemi M Elle a mis au service du pays tout ce qu'elle avait d'auA torité. De là ses campagnes « pour le gouvefnemenm établi », comme ses campagnes contre les tentatives de\ division fondées sur la guestion religieuse.

Le rôle gue jouent les idées dans tous les grands évéA nemenls humains et qu'elles n'ont pas mampié de remplim dans l'immense conflit actuel, est mis en relief par lai série remarquable des études consacrées à l'élut mental d I' Allemagne et aux principes directeurs de l'esprit public allemand. Les causes philosophiques et historiques de le guerre de 10L'> reçoivent ainsi une explication générale du plus haut intérêt.

Par ce résumé des travaux île /'Action Français pendant la première période de la guerre, le lecteur aurc une vue claire de la ligne suivie par ce journal (jui c conquis, au cours de ces dernières années, une influena si considérai/le sur nue large portion de l' opinion publique.

Le devoir national

^e moral.

La seuli' chose triste est de penser

à ceu.r qui restent.

(Lettre d'un soldat.)

A l'heure où l'on écrit ces lignes, rien n'est moins issuré que la paix ou la guerre. La paix sourit à tous, ^a guerre est une charge subie, certes, par tous, mais lont l'essentiel n'est assumé que par quelques-uns. Heueux, on peut le dire aujourd'hui, heureux ceux dont es cœurs et les bras auraient le privilège de combattre, le s'exposer et de frapper ! Leur sort est particulièrement inviable pour ceux qui entrevoient, plus émouvant [ù'aucune . parole possible, le cortège des filles, des emmes el des mères qui, étreintes d'angoisse, donneont, peut-être avant peu de jours, les embrassements lu départ ! Et c'est à elles, à colles qui se voient déjà ffligées et meurtries par l'événement, que je ne sauais m'empècher de demander quelque chose de leur )itié pour les autres, pour ceux, bons Français, qui ne fârtent pas. bien qu'ils fussent nés aussi pour partir.

Je pense aux vieux soldats. Je pense plus amèrement encore à ceux qu'une cause physique ou morale etient loin des champs de bataille et qui, demeurés onscients de toul ce qu'ils doivent à l'air et à la terre le la patrie, se demanderont comment faire [tour payer

h ACTION FRANÇAISE

une équivalence du sang que leurs amis et leurs livres s'en vont verser. Pour moi, je ne puis me tenir de nie. voiler les yeux à la pensée de tel et de tel, et de tel encore, que j'ai vus travailler tant d'années auprès de nous et qui, un de ces jouis, devront prendre congé pour la lutte suprême. Ces bons Français, ligueurs, camelots du Roi, étudiants d'Action française ou membres de nos Comités directeurs, auront longtemps étudié, approfondi auprès de nous toutes les raisons d'être du devoir envers la Patrie. Ils nous auront prêta les lumières de leur pensée. Nous leur aurons prêté, à notre tour, les noires. La plume et la parole auront multiplié et propagé à l'infini les éléments, les conditions, les conséquences île la vérité politique ; et tout à coup, sur un signal au canon, au clairon, ce collabo râleur, cet ami, nous auront quitté, le fusil sur l'épaule ou l'épée à la main, s;ms qu'il nous soit possible de mareber auprès d'eux pour les suivre ou pour leui donner, dans notre mesure, humble, certes, mais effec tive, l'exemple el la leçon de la conformité à ce lonj enseignement mutuel !

Il n'\ a rien de plus pénible pour les esprits chargés d'iine pensée certaine, d'une volonté définie, que ce brusque arrêl imposé par la vie devanl l'acte décisif qui les réalise. Il est beau de mourir pour l'idée à laquelle on se donne; il n'est pas moins beau de vivre poul elle, quand partout notre vie atteint à ce maximum d'intensité de dévouement, de détachement, — le coin bat ! Ceux des nôtres qui ont connu, dans leur jeunesse ou leur maturité, le bonheur, la douceur «le pois ter les armes en se préparant à la défense du sol sacré ceux, moins favorisés, qui, tout enfants, se sont sentis appelés à celle existence sublime, el qu'un soi! in

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