‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 15 sur 182 · Id., ibid., p. 347 ; Hist. de la Presse, VIII, p · texte numérisé non relu

Id., ibid., p. 347 ; Hist. de la Presse, VIII, p

sous LA RESTAURATION

Parisien à plusieurs de \\ ses compatriotes : un marquis et un officier à demi-solde ,' \\ un ahhé et un négociant ; «fie dame du monde, une \\ paysanne et un cultivateur.

[Epigraphe] Messieurs les sots, je veux en bon chrétien Vous siffler tous ; car c'est pour votre bien.

Voltaire.

A Paris II au bureau des Lettres normandes, \\ chez Foulon et C'% libraires, rue des Francs-Bourgeois, jj n" 3 11 1818(1).

Ce recueil, dont le premier volume porte la dat'3 de 1818, commence au 18 septembre 1817, et finit le 11 septembre 1820. Ainsi que la Minerve, il paraissait à des dates indéterminées pour ne pas être considéré comme un journal. Présenter sous forme de Lettres des observations critiques et politiques, ce n'était pas une idée neuve depuis les Lettres siamoises de Dufresny et les Lettres persanes de IMontesquieu, pour ne pas remonter jusqu'aux Provinciales. Il suffit de regarder la table alphabétique de la Bibliographie de Hatin, pour constater à quel point ce cadre parut commode aux pamphlétaires de tous les partis sous la Révolution et sous la Restauration. Ici, nous trouverons en face des Lettres normandes, libérales, les Lettres champenoises, royalistes.

Les Lettres normandes devaient, ainsi que la Minerve, succomber sous la censure de 1820. Au mois de janvier de cette année-là, elles eurent un procès retentissant, à propos d'un article sur la cérémonie expiatoire annuelle de la mort de Louis XVI. Dans la livraison de mars 1820 (tome X), on trouve toute l'histoire de ce procès ;

Page 1