CONCLUSIONS
Ainsi, les périodiques littéraires publiés de 1815 à 1830 contiennent, — on a pu s'en assurer par les trois exemples proposés, — des témoignages nombreux et intéressants.
Il est, d'ailleurs, bien d'autres questions à étudier et à éclaircir à l'aide de ces journaux. L'ouvrage de M. Michaut sur Sainte-Beuve avant les lundis prouve quel profit on peut en tirer pour établir les origines et les progrès d'un critique. Dans la thèse toute récente de M. Edouard Estève, Byron et le romantisme français (1), on constate que ces mêmes journaux sont du plus précieux secours pour suivre au jour le jour Vinfiltration et Vinvasion d'un élément étranger dans la littérature française ; je suis heureux d'avoir à citer, en dernière heure, ce travail qui justifie en quelque sorte et les théories de mon Introduction, et mon livre tout entier. Sur Shakespeare et le romantisme, il reste à faire une étude du même genre, et suivant la même méthode. Mais quoi ? il faudrait publier une série de brochures ou d'articles intitulés : la presse de Lamartine ; la presse d'A. de Musset ; la joresse de Béranger, etc.. afin que la critique puisse avoir désormais sous les yeux, reproduits avec leur date, leur origine, leur signature, tous les jugements donnés par les journaux sur ces écrivains