‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 25 sur 182 · Id., I, p. 252, 356, 4M · texte numérisé non relu

Id., I, p. 252, 356, 4M

i.Id., VI, p. 545 ; VII, p. 99.

sous I,.\ UliST AU RATION 75

laborateurs de la Minerve, deux hommes qui sont, eux aussi, à la fois des litl6i'aleurs et des libéraux : Aignan et Tissot.

Sur Aigûaa, il n'y a pas beaucoup à dire (1). Aignan débuta dans la politique sous la Révolution, se rallia à l'Empire, devint aide des cérémonies en 1804, et rentra dans la vie privée après les Gent-Jours. Il avait donné en 180i une Polyxène représentée une seule fois ; en 1811, Briinehautf qui n'est pas sans mérite (2); en 1816, Arthur de Bretagne, qui tomba dès le premier soir. Aignan occupe une place distinguée parmi les critiques du temps, par sa connaissance des littérateurs étrangers; traducteur de romans anglais, auteur d'une Bibliothèque étrangère d'histoire et de littérature, il collabora aussi aux Chefs-d'œuvre de théâtre étrangers. On lira plus loin un remarquable article de lui sur la littérature allemande.

P.-F. Tissot (3) est plus connu, et son «libéralisme » remonte à la Révolution. Il avait eu déjà une sorte de carrière politique, lorsque sa traduction des Bucoliques (1800) le fit choisir par Delille comme suppléant, dans sa chaire de poésie latine du Collège de France. Tissot était devenu titulaire de cette chaire en 1813. Gomme

1. Aignan (1773-1824). Mort de Louis XVI {1193} ; traduction de romans anglais (1802-1803) ; traduction en vers de VIliade d'Homère(18i6) ; Polyxène, 5 actes en vers (1804) ; Brunefiaiit, 5 actes en vers (1811) ; Arthurde Sre^agrrte (1816); Académie française (1814) ; (il succède à Bernardin do Saint-Pieri'e) ; etc.

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