Id., IV
sous LA RESTAURATION
AigQaa : Guillaume Tell, de Schiller {])', Sur la littérature allemande ("2).
Arnault : Marie Stuarl, de Lebrun (3).
Benjamin Constant, qui écrit des articles politiques dans tous les numéros de la Minerve, touche à la critique littéraire deux fois seulement : Des égards que dans les circonstances présentes les écrivains se doivent les uns aux autres (4); Considérations sur la Révolution française, par M'^'^ de Staël {6).
Lacretelle écrit (passim) le compte rendu des séances de l'Académie française.
Enfin,voici la liste des cAansons de Béranger publiées par la Minerve : La Vivandière (I, 57); Le Vilain(l, 201) ; UExilé (I, 353) ; La Bonne Vieille (I, 497) ; Brennus ou la Vigne plantée dans les Gaules (III, 481); La Sainte Alliance (IV, 49) ; Les Diables missionnaires (V, 521) ; Mon habit (VI, 3) ; Les enfants de la France (VII, 97); Le Retour dans la patrie {VU, -289)', Le Temps (VIII,529).
Toutes ces chansons étaient inédites, et devaient entrer, en 1821, dans les deux volumes in-18, qui furent condamnés le 8 décembre, après un retentissant procès.
On le voit, d'après les opinions et d'après Torigine de ses rédacteurs, la Minerve est bien un organe classicolibéral. Et cependant M. Emile Faguet le considère comme un « organe romantique modéré ». Voici comment il explique le rôle de la Minerve: «... Elle s'occupait de la littérature et avait l'adresse de comprendre que les romantiques se trompaient en se croyant conservateurs, étaient un élément d'innovation générale et étaient destinés à devenir libéraux. Aussi ne leur fai-
i. Minerve, HI, 289. 4. M., \, 413.