Id., IX
sait-elle point grise mine, et elle s'essayait à être conciliatrice sur le terrain littéraire... (1). » M. Faguet cite, en effet, un passage de l'article d'Aignan sur l'Allemagne, — article que nous donnons plus loin presque tout entier, — et qui justifie cette opinion. Je n'en persiste pas moins à croire, d'après l'ensemble de la Minerve, que l'on peut ranger ce périodique parmi les défenseurs de classicisme xviii^ siècle. Mais ce qui rend cette détermination assez difficile, c'est que la Minerve, arrêtée dès février 1820, n'eut l'occasion de juger aucune œuvre proprement romantique : ni les Méditations, ni les Odes, ni à plus forte raison les Orientales ou Hernani. De là, un peu d'incertitude dans ses doctrines ; de là une discussion possible sur le véritable caractère de la Minerve.
La minerve || littéraire. || Principaux collaborateurs : MM. Berville ; Emmanuel \\ Dupaty ,' Duval (Amaury), de VAcadémie des inscriptions et belles-lettres ; de Latouche : Lemontey , \\ de l'Académie française ; Moineau', de Sénancourt; || Viennet; et plusieurs autres Académiciens savants || et gens de lettres i MM. Alexandre de Lameth et [| de Sécjur, de VAcadémie française, donneront des mor || ceaux de poésie, d'histoire et de littérature. 3/""^ Dufrenoy est chargée de la direction.
1820-1822, 71 numéros en 3 volumes in-8' (2).
Dans un prospectas sous forme de dialogue, la Minerve littéraire expose son programme. C'est un long bavardage, d'où l'on peut extraire seulement ceci :