‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 42 sur 182 · Cf. p · texte numérisé non relu

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Racine, de Boileau, de Voltaire, etc., et pour la langue dans laquelle ces auteurs, si dépréciés (voy. n" VI, l'article sur Voltaire) ou négligés par eux, ont écrit (1).

Mais tous les romantiques eux-mêmes ne s'y enrôlèrent pas. Nous savons que Lamartine ne voulut pas s'y inféoder. La Bévue de Paris du 15 avril 1904 a publié une lettre inédite de Lamartine à Victor Hugo, datée du 8 juin 1823, et dans laquelle, après avoir refusé sa collaboration, Lamartine dit : « Voilà ce que je vous propose, mon ami, d'accepter. Entrer comme fondateur, et moi qui ne puis y mettre ni nom, ni esprit, j'y mettrai bien volontiers les mille francs convenus (2). Cela restera entre nous deux ; vous me les rendrez quand ils seront couverts et au delà par les bénéfices de l'ouvrage. Vous concilierez ainsi toute convenance et vous resterez à portée d'utiliser pour l'avenir les avantages peut-être considérables qui résulteront de Tenlreprise. Songez que nous sommes des frères en poésie, en doctrine, en religion, et j'espère en sentiments. Ce serait d'un mauvais cœur de refuser. Répondez-moi. »

M. Léon Séché, qui cite cette lettre (3), explique ce refus par les raisons suivantes :

D'abord Lamartine avait horreur des coteries, et il était loin de partager toutes les idées du cénacle de la Muse française, si peu révolutionnaires qu'elles fussent ;

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