Id., tome VII (1822), p
I 18 LA PRESSE LITTÉUAIRE
moscovite; en I82d, Elisabeth d'Angleterre. Les sujets, on le voit, ou les modèles, sont romantiques ; la forme est du classicisme le plus conventionnel. Aussi Ancelot était-il dans cette situation intermédiaire et fausse, qui le rendait susceptible d'être adopté par un parti. Je l'aime mieux après 1830, quand il inonde les petits théâtres de vaudevilles sans prétention, où l'on trouve du moins des idées, et pas de style. « Et surtout, pas de zèle I » disait Talleyrand aux jeunes diplomates : aux dramatiques, il faut dire : « Et surtout, pas de style ! »
Ouatremère de Quincy, Vanderbourg, Raoul Rochette, de Chézy, Abel Rérausat (l'orientaliste, qu'il ne faut pas confondre avec Ch. de Rémusat), Mollevaut, Amar^ Destains, n'ont signé aucun article littéraire, intéressant pour notre sujet.
Mais à côte de ceux-là, il faut citer quelques-uns de ceux qui ont, eux aussi, signé des articles ou donné des morceaux originaux : Casimir Bonjour, poète comique très distingué, et que j'ai étudié ailleurs (1), collabore aux premières livraisons des Annales ; et la présence de ce « classique » dans une revue à tendances romantiques, est encore une preuve de la situation un peu confuse des partis littéraires, à cette date de 1820.
II publie : deux articles sur J.-B. Rousseau (2), dont nous pouvons extraire quelques bonnes remarques sur l'absence et l'impossibilité du lyrisme dans la littérature française antérieure à la Révolution ; — deux articles sur le Théâtre des Grecs (traduction Brumoy, revue
1. Cf. La. comédie et les mœurs sous la Restauration et la monarchie de Juillet. Paris. Fontemoing, 1904 ; Em. Faguet : Débats, 17 et 24 août 1903.