‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 62 sur 182 · Id., t. IV, p. 1. p · texte numérisé non relu

Id., t. IV, p. 1. p

11. Id., t. V, p. 73 (Cf. Sainte-Beuve : Derniers portraits, 1353, p. 317).

Le Lycée français || ou || Mélanges de liltérature \\ et de critique || par une Société de gens de lettres (épigraphe : Dulces ante omnia Musse), \\ Paris, \\ Béchet aîné, libraire, quai des Augustins, n" 57.

[Au tome III, la couverture donne la liste des collaborateurs : Avenel, Bert, Brifaut, Bruguière de Sorsum, C. Delavigne, G. Delavigne, J.-V. Leclerc, de Lécluse, Ch. Loyson, Patin, Scribe Viollet-Leduc, etc.] 1819- 1820 (1).

Après la disparition des Archiiies philosophiques, politiques et littéraires (décembre 1818), Ch. Loyson fonde le Lycée français, dont le premier numéro paraît le 25 juin 1819.

Le prospectus du Lycée français est un document important, à cette date de 1819; il prouve qu'une sorte de détente s'était faite dans quelques esprits, et que l'on concevait la possibilité d'une revue littéraire, impartiale, d'où les allusions politiques seraient à peu près bannies, et dans laquelle on essaierait de juger les œuvres sans tenir compte des opinions de leurs auteurs. Au lendemain des Archives, toutes « doctrinaires », à côté de la Minerve où la politique gagne et gâte tout, le Lycée tente, pour n'y réussir d'ailleurs que pendant quelques mois, ce que pourront réaliser pleinement les grandes revues postérieures à 1830.

Voici ce prospectus :

La culture des lettres et des arts est lun des plus heureux développements de la société ; elle est pour la France, en particulier, une des meilleures parts de ses hautes destinées. L'état politique ne doit pas être pour

i. Hatin : Biblloc/r., p. 570.

Page 1