‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 69 sur 182 · JOURNAL LITTERAIRE · texte numérisé non relu

JOURNAL LITTERAIRE

PABIS , SAMBni !J0 OCTOBRE l8a4'

4 partir d'aiijounl'hui samcHi %o octobre, le GLOtt , qui paraissait tous 1rs deux jouri , partijlra fes mardi, jeudi, et aaieii'i de chaque semaine : le samedi , la feuille sera douili'e. Ainsi les publications seront mieux dc7ero\inées i d'autre part , ce jouriinl détient hebdomadaire par le double numéro du samedi, et presque quotidien pnr les publications dn mardi et du jeudi; la ix'liiclion y gagnera; nous pourrons jeter plus Je variété , et en même temf.'^ donner ptns d'étendue à mes articles qu'auparavant nous étions obligés de resserrer. Nous avons peu promis ati piiblit: à notre début; nous espérons que ces dispositions nouvelles lui seront un garant Je notre désir de lai complaire , et de notre continuelle attention i* chercher les moyens d'être plus utiles.

ABONNEMENT. Le prii de l'aboi

— L'airrjnçlusstmeol e=l de 1 Ir. par

— Len leltrcs et i)ar|<iela doivi-nt y dt

. de litr.

'8tf e pour les dépar'rmcnlH , *t i ■ iiuVl. — Od (■

-bez Dclaiiiiay « libraire » Pa(ai;i-nQ;ai, galerie de bnig , cl cbex tout le* tib

ir trois moia, de l5 fr. pour »ii moi* , et de 48 Tr, j>09r Vana^i 1 fr. pour l'Mringrr. — Le bureaa cul rue' SdnlBenoU , n» i< le ansj*: à tm gAle/ip di Bcitsr.fj^ P^^t rae ^c Hicbefi<u, ■■s et directear* de poste* àe» déparCcneDb.

eo.

ETATS-UMS.

lie LA SITUAtlON HES BEAOX-AnTS DANS Lti ÉTATS-UNIS

Il existe ù New-York, depuit près de vingt nus. une académie des heniix-arts , q<ii compte parmi ses fondateurs le Cclébrc Koljerl Fiillon , l'iiivcnleur tics lunuramn», cl le ■preitiitT qui iiilriiduisll et appliqua en Antérique tu machine ù rapcur perreclionuée par le génie de Watt. Nou» venons 'de recevoir un Disrjours prononcé, il y a peu île temps , dans une .•èauce pulilique de celle académie. L'aufcur avait pris pour son sujet ta situation des beaux-arts dans les Elats- Unis , et il nous .«eiiiblc l'avoir traité ave.: une franchise remurquahle. Uien éloi5iio de celle pelilc vanilé qui nous , porte à exagérer les quaîit^ï du nos compatriotes, et li atténuer leurs défauts, il passe en revue les pnidiictinii<^ des architectes, ûes sculpteurs ,.dt;s graveurs, et des peintres de soo pays, cl il les juge pr^ii^ue toujours avec nue iiiip.irlinlitê sévère. Au rtrsle , ce discours présente plus de conseils que de faits, plus d'cxhoi talions que d'éloges : et cela devait être : les Américains ne font qu'entrer dans la c^irriére des beaux-arts; dans quelques années peut-être ils poiiiTi'nt célébrer leurs triomphes, unis c'est déj.i beaucoup pnur uo peuple aussi nouveau de poavoir parler de ses teolatives.

Uc tous lésons, r»i\cnirECTC»n paraît être jusi|u'à présent le plus négligé ar.z ÉtalsUuis. L'orateur .-e plaint du mauvais goftt qui rtgne généralement dan.i les édiOces publics. « On étranger, dil-il, lorsqu'il visite'nntre pairie, ne peut pas espérer sans tloutc de retrouver ici la magnificence des palais do Versailles ou de Blenheim , et encore moins ces galeries, ces voûtes immenses, ces ilômis inajeslueux. des églises de l'Europe : mais la liberté <l la gloire de notre république s'unissant dans son esprit au >ouvcnir de.< réput>liques anciennes, ij voudrait retrouver cheî nous leurs moQiipï.^ts de l'art, comn^e il a retrou lé leurs priiaipes;

il regarde auiour de lui, et .•« esiièrsacea sont bienlûl déçues* Le génie de l'architecture , dL<«il J':frer50n, il y aqoor«»lc ans, dans set ffoles sur h Firgùiic , «cmhlo avoir répandu sa m.ilédiction sur notre terre. • Ce n'est, entBSi, que dans ce^ dernières .innées que nius ovons coiamenf* i puiseï^ aux sources de ranliquilé. Jusqn'.dors nous avions l..Ht empninié i l.i France on i l'Angleîerro, cl noBs n'ovioiis pas intime choisi liante ces emprunts tes meilleurs oodèles que ces iialinns pouvaieQl nous oQ'rir ; aussi, k^nwjue raecniissenient de uos rii hcssrs nnus a pennis (i*ilcver jdc pr.inds édifices publics, nous li'avons pas tu les revflir it ces forme* pnres, ilo ces belles priiporlinns de l'arrltllTCliire grecque qui ont fait I admiration de tous les .4é(l<«. Nus pins beaux i dlQuiu ont clé gAlés par i'iniroJiH-tiun éa m.iuvais goût qui duinina lon^-tenips sur (e vonlincai tB« l'Rurnpe , ■ t qui éiail encore géné.alemcnt rèpamiu ifen; ta Grande-Brela^ni' p^n<lii»| It^ iiévie dernier : je icul putef ili: cette ciirru^iKoii Ji-l'ar^hilecturc romaine on pltitiït j^Hadienne, qui ne se pUil que dans une profusion d'«rneinen>« insignifiunl-i . de (wliles r.<il'<nnes , de pilastre» inutiUji ; c^ cette mesquinerie prétentieuse qui s'rlTorce ilc renipJaccf l'imite et la grandeur par une foule d'enibclli?«emrnl3 nartiels , et une élégance .tiinulieuse de dét.iils Nos essais "hts les nionumeuts gothiques ont tié presque toujours infmc- Ineni, p.irccqo'au lieu d'imiler Odêlement et siniplenieftl Itc chefs-d'œuvre do moyen .'ige , nous avi.ns voulu faire des tentatives ao-dessus de nos forces; d'ailleurs l'archireeloro du moyen 3ge ne peut en aucun cas nous convenip-, jfarçequ'elle ne prAsi'nle pas i\ nôtre im>«gin>li"n lus trtjTfeanja souvenirs qu'elle olîn ont nîlliuns rie riiiirope. Nos malstr.s parlrculières ne sont poiiil non pîns ce qu'elles devraient êire; en un mot, l'arcliilccture a besoin chei nous cf'utie réforme presque centrale.

L'or.iteur examine ensoiie l'élat de la SccirrnoS. Il regrette de voir que presque toutes les statues et les b«3lc9 d't grands hommes de I Amérique nnl il« faits par des ,->rtis4es étrangers : la siaïue de Washington dans la Caroline est <*f Canuva, et Chautilry en lait en ce moment une au!" f-"

SOUS un même directeur, et qui, par l'équilibre parfait de son esprit et l'étroite union de ses collaborateurs, exerça une incontestable et féconde influence.

L'histoire du Globe et de ses rédacteurs a déjà été faite plusieurs fois, ou par fragments, ou dans de bons travaux d'ensemble. Sainte-Beuve, qui y avait écrit ses articles de début, y touche fréquemment, — soit qu'il veuille corr/^rer un récit du Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie (1), — soit que, dans son étude sur la Littérature industrielle, il oppose à la presse à 40 fr. les anciens journaux comme \eGlohe (2), — soit que, dans le célèbre manifeste intitulé Dix ans après en littérature, il souhaite de provoquer parmi ses contemporains un groupement analogue à celui du Globe (3), — soit qu'il consacre des monographies à Joufïroy (4), à Rémusat (5), à Dubois (6)... En consultant V Index de M. Giraud, on noterait encore nombre d'allusions au Globe.

Dans son Histoire de la Littérature française sous la Restauration (dont la P® édition parut en 1852), A. Nettement consacre au Globe une dizaine de pages très équitables (7). Il renvoie à un passage des Mémoires de Guizot, qui signale à la fois les qualités et les défauts du journal auquel il a collaboré (8).

Demogeot, dans une Histoire qui n'est pourtant qu'un abrégé, accorde au Globe trois pages; c'est, avec la

Page 1