Mémoire* d'Outre-Tombe, t vi
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de mes douze lignes que ce que je disais de vous et de votre talent. Du reste, je ne suis pas le moins du monde découragé, maie je pense que j'ai payé mon tribut par quarante ans de combats qui ont fini vers le terme de mes jours par me mettre aux gages d'un libraire. C'est assez pour les rois ; si je les avais trahis, ils m'aimeraient beaucoup mieux et je ne serais pas obligé de traduire du Milton à Tannée. Je leur souhaite donc toutes les couronnes qu'ils portent à présent en Europe avec tant de gloire et d'honneur. Moi, je n'ai plus affaire qu'à ma tombe.
€ Croyez, Monsieur, à mon sincère attachement et dévouement.
« Chateaubriand.
u il juin 1835. »