‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 37 sur 151 · Moïse mourut à l'Age de 120 ans · texte numérisé non relu

Moïse mourut à l'Age de 120 ans

IkH ALFRED NETTEMENT

votre talent. Mille compliments empressés. Monsieur ; toutes les ainitiés à M. Brian.

R Cuateaubuund. >

Pair de France, ministre des Affaires étrangères, ambasideur à Berlin, à Londres et à Rome, Chateaubriand, dèie à la devise de son vieil écusaon, avait semé l'or; il vait mangé t-onscieucieusement ce que le roi lui avait onné ; il ne lui élait pas resté deux sous. Le jour où, dans on exil de Prague, au fond d'un vieux château emprunï aux souverains de Bohème, Charles X lui avait dit:

Vous savez, mon cher Chateaubriand, que je garde toujurs à votre disposition votre traitement de pair >, il s'était Qcliné et avait répondu : « Non, Sire, je ne puis accepter, arce que vous avez des serviteurs plus nuilheureux que loi '. »

En 1835, pressé par le besoin, force lui fut de s'atteler à 'ingrates besognes. Vieux et cassé par l'âge, il traduisit, our la librairie Gosselin, le Paradis perdu, conime, aux ours de sa jeunesse, à Londres, il faisait, pour l'imprineur Bayiis, « des traductions du latin et de l'anglais *. je chantre des Martyrs réduit, pour vivre, à traduire le loème de Milton, il y avait là, pour Alfred Nettement, le ujet d'un bel article. Celui qu'il publia dans la Quotillenne lui valut de recevoir la lettre suivante :

« Vous m'avez rendu un vrai service, Uoasieur, en n'imprinant pas mon triate billet. Je n'écris que pour gagner mon i&in ; en dehors de ce but, je regarde toutes mes paroles comme Les paroles ioutilea dont je rendrai compte à Dieu. Je ne regrette

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