‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 50 sur 151 · Oaiette de France, 17 avril · texte numérisé non relu

Oaiette de France, 17 avril

•i. On lit dans un recueil du tempa, VArtitte : > Mademoiselle :acli<;l a élé nauvaiso — dans cent cinquante feuilletona de M. JaiiiD - pour avoir oublié de lui donner des l)onboDB le jour de sa ffte. i

3. Rachel et la tragédie, par Jules Janin. Un volume grand inctavo 1800.

ALPRED NETTEMENT 187

France prit contre son confrère des Débats la défense de Rachel'.

S'il aimait à saluer sa gloire naissante, H ne se croyait pas tenu de lui sacrifier M'*^ Mars, pour laquelle cependant allait bientôt sonner l'heure de la retraite. Le 9 avril 1839, dans une représentation au bénéfice du tragédien Lafon *, la Comédie-Française joua Nicomède et le Misanthrope. Après avoir parlé, comme on Ta vu tout à Fheure, de H"*" Rachel dans le rôle de Laodice^ il ajoute aussitôt :

« Que dire de Célimène? Il semblait que M"* Mars, encore animée par son dernier succès', voulût se surpasser elle-même, dans cette représentation au bénéfice d'un ancien ami. C'était cette coquetterie fine et adorable du dix-septième siècle, ce sourire qui ne sait point perdre sa jeunesse, ces airs de tête inimitables, cette voix pénétrante qui n'est jamais plus puissante et plus belle que lorsqu'elle dit le vers plein et nourri de Molière. M^'^ Mars a été plus ravissante, plus harmonieuse, plus Célimène que jamais.

< Elle a été un triomphe dans un rôle qui est un triomphe, M"' Mars et Lafon ont été couverts d'applaudissements, comme M"* Rachel et Lafon en avaient été couverts. Encore une fois, c'était une belle soirée que celle-là. On pouvait se croire en plein dix-septième siècle, avec Corneille et Molière, et l'on était

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