CHAPITRE XIV La RéTolutton de 1848. — L'Opinion pubU
Ia RËvoLnriaN ob févbibii. — Fondiltion db VOpinion publ
VWLI.ET DE SlIMT-PHILBBnT. ^ COHMBNT HB P4ieuT UN JOU
l'an db oracb 1818. — Arhâiid db Pohtiuhtin et THftOI>OIlB
— H. OB LonRDOVBIX, AUIBHT DB CiRCODRT ET ALPHONSE DE C
— L'ftLBCnOK E>U 10 DÉCXMBRB. LeTTHE DU DUC DB LÉ^IS.
tLEcnoHs DB 1849. Alfred Nbitement bst nomâ hbprAabk
nU»LB P&B LB8 ÉLECTEURS DU MOHHIIUN.
h'Hïsioire des Girondins avait paru le 90 mars Le 24 février 1848, la royauté de Juillet avait i août. La République était proclamée. Lamartine Ai chef du Gouvernement provisoire. Si pour beaucou révolution fut une surprise , elle n'eu fut pas un Alfred Nettement. Depuis un an il n'avait cessé d noncer*.
Dès les premiers jours de mars, Alfred Nettement une brochure sur la Révolution de Février*. Les
1. Vojr-, dans la Mode de 1S4T, ses articles du 6 février (' Cotuule* I) — du IS février f.Vouj allons à Canarehie) ; —à (tu Décadence) ,- — du !£> juin (Nou$ marchons à des calatti — da 5 août (Prenez garde d vous I)
i, 1d-8* de 66 pages ; Dentu, Palais-National, galerie vitrée.
ALFRED NSTTBIfBNT
blicaios pullulaient à ce moment. Hier encore une pincée, ils étaient légion maintenant. Royaliste de la veille, Alfred Nettement entendait bien, pour son compte, rester un royaliste du lendemain. Sa brochure était une nouvelle affirmation de ses sentiments et de ses convictions monarchiques. C'était en même temps un appel à l'action.
Il estimait en effets à bon droit, que la situation des royalistes, au lendemain de la chute du gouvernement de Juillet, n'était pas celle de vaincus. Leur devoir lui paraissait dès lors tout tracé. Des élections générales allaient avoir lieu, c'était surtout de ce côté qu'ils devaient porter leur action. Le monopole électoral qu'ils avaient si longtemps combattu venait de succomber. Le suffrage aniversel, en faveur duquel M. de Genoude et, avec lui, Alfred Nettement, avaient fait une si vigoureuse campagne, venait d'être proclamé, mais non pas tel cependant qu'ils le demandaient. Ce qu*ils voulaient, c était bien sans doute le suffrage universel, mais avec l'élection à plusieurs degrés, élection assise sur la double base de la richesse et de la population, partant de lafamille et admettant Ie| concoura de toutes les familles d'intérêts qui existent dans la société à l'état collectif, de manière à faire entrer dans! le vote électoral la société réelle, telle qu'elle est faite, avec la hiérarchie de ses intérêts, avec toutes les natures d'influences qu'elle renferme^. Au lieu de cela, le Grouvemement provisoire avait décrété le suffrage universel direcu qui égalisait tous les votes, et qui, au lieu d*assurer la représentation générale des intérêts, les sacrifiait, an contraire, et les écrasait tous sous la loi aveugle dn