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GAZ DU SAXG : EXPÉRIENCES IN VITRO

pour 100*=® de liquide : 25,5 d’oxygène ; 55,7 d’acide carbonique ; 2,5 d’azote.

Agité à la pression de 58®, contenait encore O 25,4 ; CO® 27,5; Az i ,4.

Expérience CXCV. — 9 janvier. Sang de chien affaibli et malade.

Agité à 75®, contient: O 12,5 ; CO® 41,6; Az 2,4. -^=5,4.

Agité à 54®, contient O 11,5 ; CO® 41 ; Az 1,4. ^ =5,6.

rna

A 18® : O 10,4 ; CO® 55,6 ; Az 0,9. ~ = 5,4.

A 12®: O 10; CO® 28,7 ; Az 0,6. ^ = 2,8.

Expérience CXCYI. — 15 janvier. Sang de chien.

ro®

Agité à 77®, contient O 20,2 ; CO® 28,4; Az 2,4. ^ = 1,40.

A 54® : O 18,9; CO® 24,9; Az 1,5. ^ =1,51.

A 6® : O 17,7; CO® 19,8; Az 0,4. ^ = 1,12.

Expérience CXCVll. — 21 janvier. Sang de bœuf.

Agité à 770““, contient : O 19,5.

A 85““, contient : O 18,5.

Expérience CXCVllI. — 2 février. Sang d’un chien soumis depuis plusieurs jours à des hémorrhagies répétées et portant à la cuisse une vaste plaie suppurante.

L’agitation fut faite à deux reprises différentes ; dans l’une, la température était celle du laboratoire, 11°, 4 ; dans l’autre, le flacon et la planchette étaient restés immergés dans l’eau à 57°, assez lontemps pour que l’équilibre de température fût établi.

1° Température 11°, 4.

A 760““, le sang contient O 8,1 ; CO® 27,6 ; Az 2,0.

A9““: O 5,1; CO® 17,5 ;Az 0,1.

2° Température 57°.

A 760““ : O 7,9 ; CO® 25,9 ; Az 1,2.

A 407““ : O 7,1 ; CO® 22,4 ; Az 0,8.

Expérience CXCIX. — 6 mars. Chien de chasse de forte taille, bien portant; 500 gr. de sang sont tirés à la carotide, battus à l’air et filtrés sur un linge. Flacon de 2 litres.

Agité pendant une demi-heure à la pression de 775““ (762““ défalcation

EXPÉRIENCES

faite de la tension de la vapeur d’eau) et à la température de 15®, 5, le sang

ro®

contenait : O 25,2 ; CO® 30,2; Az 2,4, =1,50.

A 549““ : O 22,6; CO® 27,4; Az 1,0. ^=1,21.

rA2

A 167““ : O 21,0 ; CO® 25,1 ; Az 0,6. ^==1,12.

A 88““ : O 20,0 ; CO® 21,0 ; Az 0,4. = 1,05.

Expériesce CC. — 12 mars. Sang de chien ; température 12®. Flacon de 4‘,550.

Agité à 749““ (défalcation faite de la tension de la vapeur d’eau à 12°), contient :

ro®

Oxygène 25,1; CO® 27,5; Az 2,6.^ =1,18.

Cu®

A 361““: O 25,0; CO® 22,0; Az 2,0. ^ = 0,95.

ro®

A 99““ : O 22,5 ; CO® 18,9 ; Az 0,5. ^ = 0,84.

A 53““ : O 20,8; CO® 15,4 ; Az 0,2. ^=0,74.

Expérience CCI. — 29 mai. Sang de chien; température 24® ; flacon de 4‘,550.

A 758““ (déduction de la tension de la vapeur d’eau), le sang contient : fit®

0 25,6; CO® 23,0 ;Az 2,6. ^ = 0,89.

ro®

A 318““ : 0 23,7; CO® 18,9; Az 1,8. ^ =0,79.

ro®

A 128““ ; O 25,0 ; CO® 16,2; Az 0,5. ^=0,70

ro®

A 78““ : O 25,0; CO® 15,7; Az 0,5. ^ = 0,59.

ro®

A 58““ : O 19,5; CO® 10,8; Az 0,5. ^ = 0,55.

• Le graphique ci-contre (A, fig. 43) résume et exprime la moyenne des résultats des expériences précédentes, pour ce qui a trait à l’oxygène. Il a été obtenu en supposant que la proportion initiale de Toxygène, à la pression normale, était toujours de 20 volumes pour 100 volumes de sang, et en déterminant la valeur des autres nombres par des proportions

GAZ DU SANG EXPÉRIENCES ly VITRO. 691

semblables à celle-ci, qui s’applique à l’expérience CXCIU : 19 (pression normale): 20= 17,2 (pression de 56'") : æ=18,l.

Un simple coup d’œil fait voir que, de la pression normale jusqu’à celle de 10 à 15 centimètres de mercure, lejsang ab¬

sorbe des quantités peu différentes d’oxygène : un ou deux volumes en moins, et voilà tout. 11 est môme fort possible que cette différence porte seulement sur l’oxygène dissous dans le plasma, qui s’élève, suivant M. Fernet, à 2,88 pour

692 EXPÉRIExNCES.

100 volumes de liquide. Ainsi, nos analyses, qui vont jusqu’à des pressions considérablement plus basses que celles employées par Fernet, donnent des résultats qui déposent dans le sens des conclusions de ce physicien.

Mais à partir de 15 centimètres de mercure et au delà, l’oxygène sort en bien plus grande proportion du sang que ne le voudrait la loi de Dalton. Il se fait là ’wne dissociation de la combinaison de l’oxygène avec l’hémoglobine, dissociation dont l’intensité augmente avec rapidité.

Une sorte de contre-épreuve a été faite en employant une méthode plus voisine de celle de M. Fernet, puisqu’au lieu d’extraire progressivement l’oxygène par l’agitation à des pressions déplus en plus faibles, on mesurait la quantité absorbée par un sang absolument dépouillé de gaz au préalable.

Yoici les résultats de trois expériences ainsi exécutées. On verra qu’ils concordent, dans leur sens général, avec ceux qui ont été obtenus par la première méthode.

Expériekce GCII. — 50 décembre; pression 762““,

On prépare deux pompes à mercure et deux appareils à extraction des gaz du sang, dans lesquels on fait le vide absolu.

On prend dans la veine jugulaire d’un cbien, à l’aide d’une seringue, 138“ de sang qui est injecté dans un flacon plein d’air ; agité longtemps dans le flacon, le sang est ainsi défibriné et oxygéné. On fait passer dans l’une des pompes 89“,5 de sang mesuré dans une éprouvette graduée, sang filtré sur un linge et débarrassé de la fibrine et des bulles d’air; on extrait les gaz du sang chauffé de 53“ à 39“ , jusqu’à ce qu’on entende un choc sourd : le sang est bien réduit. L’extraction faite, on refroidit le sang dans l’eau froide à 10“ environ.

L’analyse des gaz extraits montre que 100““ de sang agité dans l’air à la pression d’une atmosphère ont absorbé 19““,8 d’oxygéne.

On fait rentrer dans l’appareil vide de l’air à la pression de 1/2 atmosphère; pour cela, on dispose un long tube vertical T (fig. 44) dans lequel on verse du mercure; il est fermé par un bouchon à deux trous traversé par deux tubes de verre. L’un, a, est enfoncé dans le mercure, et la partie immergée a une longueur de 581““ moitié de 762““; il s’ouvre dans l’air et porte un robinet r. Le deuxième tube b, qui pénètre seulement à la partie supérieure du tube plein de mercure, se recourbe au dehors en un siphon qui vient se fixer par un caoutchouc c sur le tube central faisant saillie au centre de la petite cuve à mercure C qui surmonte le robinet R de la pompe à gaz; en tournant ce robinet comme le montre la figure, et en ouvrant

GAZ DU SA^’G : EXPÉRIEîhCES IN VITRO. 695

avec précaution le robinet r, on fait pénétrer bulle à bulle Tair extérieur à travers le mercure, et lorsque l’air qui est venu au contact du sang possède une pression égale à une 1/2 atmosphère, l’air extérieur cesse de rentrer par le tube a.

On agite alors le sang en élevant et en abaissant le ballon de l’appareil à extraction, on agite 25 fois le sang avec l’air et avec du mercure; le sang devient d’un rouge très-vif.

En manœuvrant la pompe, et en tenant élevé au-dessus de l’horizon le ballon contenant le sang, on fait passer ce sang dans la chambre barométrique, puis dans une seringue. On en obtient ainsi 69*=*=, que l’on fait pénétrer dans la seconde pompe à mercure. L’extraction des gaz donne 14*=*=, 5 d’oxygène d’air; soit, pour 100 vol., et après corrections, 19,8, nombi'e identique au précédent.

Ainsi le sang absorbe exactement la même quantité d’oxygène dans les deux cas.

Expériexce CCIII. — 31 décembre.

100*=*= de sang de chien ont absorbé, sous la pression ordinaire de 760*““, 3i‘=s4 d’oxygène. 100*=*= du même sang privé d’abord complètement de gaz ont absorbé sous la pression de 24““, c’est-à-dire à une pression 52 fois moindre, 26*=*=, 1 d’oxygène.

Expérience CCIV. — 20 et 21 mars. Chez un chien terrier, bien portant, on prend dans une branche de l’artère fémorale 500^*= de sang qui est défibriné par l’agitation dans un flacon.

Dans un grand flacon dont le volume intérieur est égal à 4‘,555, onfail le vide à l’aide de la machine pneumatique, et on extrait ensuite de l’air avec une pompe à mercure, de manière à amener la pression ^e l’air qui reste à 2 centimètres environ; on injecte dans le flacon, à l’aide d’une seringue, 68*=*= de saug complètement pinvé de gaz par l’extraction des gaz à l’aide d’une pompe à mercure à 40*=, et l’on agite le sang avec l’air raréfié pendant 1/2 heure, agitation obtenue à l’aide du moteur hydraulique. Après l’agitation, on mesure la pression de l’atmosphère raréfiée et on diminue la pression trouvée de la tension de la vapeur d’eau à la température de l’air du laboratoire, afin d’obtenir la pression de l’air supposé sec; on trouve seulement 152““. On extrait les gaz du sang agité avec

nution de pression.

EXPÉRIENCES

l’air possédant seulement cette faible pression, en faisant passer directement le sang du flacon dans une pompe à gaz vide absolument (pesée du flacon avant et après).

2“ On injecte dans le flacon, à l’aide de la seringue, 68*=* de sang privé de gaz et 68«‘= d’air; agitation pendant 1/2 heure, etc.... Dans les expériences suivantes, on injecte de même chaque fois 68'== de sang et 68'='= d’air. Voici les résultats obtenus après les corrections nécessaires :

100^= de sang d’abord privé de gaz

A la pression de 15'= ont absorbé 7'=‘=,3 d’O.

Il résulte donc de ces faits que jusqu’à de Lasses pressions la contradiction signalée entre les expériences faites in vitro sur la capacité du sang pour l’oxygène et les analyses du sang des animaux vivants subsiste tout entière, telle qu’elle nous était apparue d’abord. A toutes les pressions, le sang, agité dans un flacon, contient une quantité à peu près égale d’oxygène (tracé A de la fig. 43), tandis que chez l’animal vivant la proportion d’oxygène diminue avec rapidité, comme le montrent le tracé C, qui reproduit le tracé Ox de la fig. 31, et les analyses résumées au tableau X (p. 643).

En présence de cette difficulté, je dus me demander si la température élevée du corps de l’animal n’apporterait pas quelques modifications aux résultats que j’avais obtenus à de basses températures. On savait déjà, en effet, que pour extraire complètement l’oxygène du sang il faut joindre à l’action du vide celle d’une température assez élevée. Qu’on me permette de rapporter ici une expérience qui démontre cette vérité :

Expérience CGV. — 24 juin. 65®'= de sang de chien défibriné sont introduits, à 4**, dans le récipient de la pompe à extraction des gaz, où le vide absolu a été fait préalablement. La température n’est que de 19°.

On agite à plusieurs reprises le sang dans le ballon, et on en extrait tout le gaz qui veut venir, mais sans chauffer. On obtient ainsi, pour 100=® de liquide, 11=®, 2 d’oxygène, 20'=,0 d’acide carbonique, et 2=,0 d’azote.

Cette manœuvre est répétée jusqu’à 6*=; depuis plusieurs coups de pompe il ne vient plus de gaz, et le sang est resté nettement rouge. On chauffe

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